François Fillon samedi matin à Sablé-sur-Sarthe © TF1/LCILors d'une visite à l'Institut d'astrophysique spatiale, situé sur le campus scientifique d'Orsay-Paris XI dans l'Essonne, François Fillon est monté vendredi au créneau pour défendre la réforme des universités voulue par le gouvernement. Le Premier ministre a estimé que "le statu quo serait la pire des politiques" pour le système universitaire français, en réaffirmant sa volonté d'agir pour faire émerger "l'université de demain".
"Vous connaissez les maux de notre système universitaire, nous avons trop longtemps tardé à les regarder en face. Aujourd'hui nous allons agir", a-t-il déclaré. Se disant porteur d'une "nouvelle ambition pour l'université" et d'une "ambition pour une nouvelle université", il a déclaré que cette "université de demain ne serait ni le modèle que nous connaissons aujourd'hui, dont chacun reconnaît les déficiences, ni un modèle 'emprunté', qui serait rejeté dès lors qu'il ne prendrait pas appui sur notre tradition et notre histoire". Pour le chef du gouvernement, accompagné de la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, "le temps est venu d'engager les réformes nécessaires à la nouvelle donne".
Avec le projet de loi en préparation, qui doit être voté à l'été par le Parlement, le gouvernement entend "créer les conditions d'un renforcement de l'autonomie et donc de la responsabilité des établissements". Selon lui, il convient de leur permettre "de s'inscrire dans une logique de performance où la réflexion sur la qualité même de la performance devient en soi un acte de responsabilité. Certains diront qu'en acceptant la diversification, l'Etat joue la concurrence 'sauvage'. Nous leur répondrons émulation, génie propre, efficacité". Le ministre a également plaidé pour une augmentation du nombre d'étudiants : "Le problème ce n'est pas, comme je l'entends trop souvent dire, qu'il y a trop d'étudiants : il n'y en a pas assez!".
D'après agence
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