Fillon : "une nouvelle donne" pour les universités

le 01 juin 2007 à 21h35 , mis à jour le 01 juin 2007 à 21h44

François Fillon a défendu vendredi le projet de réforme des universités, qui vise a renforcer "l'autonomie et donc de la responsabilité des établissements".

François Fillon samedi matin à Sablé-sur-SartheFrançois Fillon samedi matin à Sablé-sur-Sarthe © TF1/LCI

Lors d'une visite à l'Institut d'astrophysique spatiale, situé sur le campus scientifique d'Orsay-Paris XI dans l'Essonne, François Fillon est monté vendredi au créneau pour défendre la réforme des universités voulue par le gouvernement. Le Premier ministre a estimé que "le statu quo serait la pire des politiques" pour le système universitaire français, en réaffirmant sa volonté d'agir pour faire émerger "l'université de demain".

"Vous connaissez les maux de notre système universitaire, nous avons trop longtemps tardé à les regarder en face. Aujourd'hui nous allons agir", a-t-il déclaré. Se disant porteur d'une "nouvelle ambition pour l'université" et d'une "ambition pour une nouvelle université", il a déclaré que cette "université de demain ne serait ni le modèle que nous connaissons aujourd'hui, dont chacun reconnaît les déficiences, ni un modèle 'emprunté', qui serait rejeté dès lors qu'il ne prendrait pas appui sur notre tradition et notre histoire". Pour le chef du gouvernement, accompagné de la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, "le temps est venu d'engager les réformes nécessaires à la nouvelle donne".

Avec le projet de loi en préparation, qui doit être voté à l'été par le Parlement, le gouvernement entend "créer les conditions d'un renforcement de l'autonomie et donc de la responsabilité des établissements". Selon lui, il convient de leur permettre "de s'inscrire dans une logique de performance où la réflexion sur la qualité même de la performance devient en soi un acte de responsabilité. Certains diront qu'en acceptant la diversification, l'Etat joue la concurrence 'sauvage'. Nous leur répondrons émulation, génie propre, efficacité". Le ministre a également plaidé pour une augmentation du nombre d'étudiants :  "Le problème ce n'est pas, comme je l'entends trop souvent dire, qu'il y a trop d'étudiants : il n'y en a pas assez!".

D'après agence

le 01 juin 2007 à 21:35
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3 Commentaires

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  • Loic, le 04/06/2007 à 14h35

    Cette réforme est comme beaucoup d'autre, efficacité = moins de dépense... mais il faut se rappeller que seul un petit groupe de fac est capable de s'assumer financierement... sinon le fait est que les admissions seront plus cheres, comme aux US, ce qui rammenerait à un système éduction=argent... quant aux rapports avec l'étanger, le système fonctionne, je pars dans deux moins finir mes études au Canada!!

  • Popof, le 04/06/2007 à 11h31

    Je suis d'accord que nos universités manque d'étudiants, parce que justement pas assez de profs (de haut niveau) et les jeunes étudiants également de haut niveau, sont attirés par d'autres pays pour des raisons d'argent mais peut etre aussi pour des possibilités de carrières...

  • Mari-christine, le 02/06/2007 à 15h08

    Madame Pécresse a assez clairement expliqué en quoi les réformes de l'Université sont nécessaires, lors de son interview avec Christophe Barbier. Il est en effetnincocevable, notamment, qu'il faille UN AN pour faire venir un Professeur de l'étranger. L'Université a vieilli, et les étudiants seront bien contents quand leur cadre d'études aura repris de la dynamique. L'amélioration de ces structures permettra de meilleurs échanges avec les grandes universités du monde, et on assistera sans doute moins au départ de nos jeunes cerveaux vers les Etats-Unis...

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