Le GIGN muscle ses effectifs

le 21 juin 2007 à 08h55 , mis à jour le 21 juin 2007 à 09h01

Le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale se réorganise pour pouvoir mobiliser le double des effectifs actuels lors d'une prise d'otages massive.

TF1-LCI : 2 gendarmes du GIGN sont morts depuis 74 sur le terrain2 gendarmes du GIGN sont morts depuis 74 sur le terrain © TF1-LCI

Le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) fait peau neuve. Objectif : pouvoir mobiliser instantanément, lors d'une prise d'otages massive, deux cents gendarmes, soit le double des effectifs actuels de l'unité. Les unités d'intervention de la gendarmerie, dont le GIGN et l'escadron parachutiste (EPIGN), vont en effet former une nouvelle structure afin de pouvoir déployer "une force cohérente" de deux cents gendarmes "sur des situations extrêmes", selon une source proche du dossier.

Cette unité, qui reprendra le nom de Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), sera constituée le 1er septembre. Elle devrait être commandée par le colonel Denis Favier, ex-commandant du GIGN, qui avait mené l'opération de libération des otages de l'Airbus d'Air France détourné à Marignane par quatre islamistes algériens, le 26 décembre 1994.

"Relever le défi des menaces nouvelles"

Actuellement le Groupement d'intervention de la gendarmerie nationale (GSIGN), basé à Satory dans les Yvelines, près de Versailles, compte 380 gendarmes : GIGN (120); Escadron parachutiste d'intervention de la gendarmerie, (EPIGN, 150); détachement de gendarmerie au Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR, 30 hommes et femmes); formation et soutien (80 hommes). Les effectifs du nouveau GIGN, constitué de trois piliers (opérations, formation, soutien), seront portés d'ici 2010 à 420 gendarmes.

Cette réorganisation vise à "relever le défi des menaces nouvelles", comme les prises d'otages massives, selon un officier qui a conduit cette réorganisation. Le pilier opérationnel du nouveau GIGN sera "articulé autour de quatre forces distinctes mais complémentaires" : intervention, protection, observation-recherche, appui opérationnel. La sélection et la formation seront communes pour tous les gendarmes qui, après avoir été affectés pendant deux ou trois ans à l'intervention, pourront, le cas échéant, évoluer vers la protection, l'observation-recherche, ou l'appui opérationnel.

(D'après agence)

le 21 juin 2007 à 08:55
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2 Commentaires

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  • Baal, le 21/06/2007 à 12h20

    C'est bien d'avoir plus d'effectifs pour des cas comme, par exemple, la grande prise d'otage dans le théatre en Russie. Par contre on a beau parler de leur entrainement, ça fait joli devant les caméras, mais si ca se passe comme la derniere maitrise de forcené, entrée comme des bourrins devant le forcené armé, bilan un mort et un blessé ... Faudrait appliquer les entraineemnts à la réalité.

  • Patrik, le 21/06/2007 à 10h58

    Un grand bravo à cette élite de la protection des citoyens français, quand on voit l'entrainement auquel sont soumis ces hommes c'est hallucinant, qui risquent leur vie à chaque intervention, même si tout parait calculé, il n'y a jamais 100 % de sécurité, c'est sûr qu'ils sont super équipés, moi je pense qu'ils devraient aussi faire partie du défilé du 14 juillet et cela ne serait pas usurpé (même cagoulé) il le mériterait largement au même titre que la Légion étrangère

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