Le Marche des fiertés homosexuelles à Paris, le 30 juin 2007 © LCIEn organisant la Marche des fiertés homosexuelles (ex Gay Pride) samedi à Paris, les homosexuels entendaient peser sur le gouvernement et sa majorité a priori défavorables à l'alignement des droits des couples homosexuels sur ceux des hétérosexuels. Le mot d'ordre "égalité, ne transigeons pas" était hissé devant le cortège sur une grande banderole, suivie par des milliers personnes. Plusieurs partis politiques étaient aussi représentés, notamment le PS avec Bertrand Delanoé, Anne Hidalgo et Jack Lang et les Verts avec leur secrétaire nationale Cécile Duflot. L'UMP n'était pas officiellement représenté, mais Jean-Luc Romero, conseiller régional d'Ile-de-France, est présent.
La journée |
13h30 départ de Montparnasse
16h00 3 minutes de silence contre le sida 17h00 arrivée à la Bastille 21h00 dispersion du cortège |
Le porte-parole de l'Interassociative lesbienne, gaie, bi et transsexuelle (Inter LGBT), Alain Pierou, a assuré que "ceci n'est pas une marche d'opposition contre le gouvernement. Nous voulons que ce soit une marche constructive". "Le dialogue, même difficile, avec la majorité doit se poursuivre à tout prix. Et si un jour on doit hausser le ton, on sait le faire mais ce n'est pas le moment", a-t-il ajouté.
"Les promesses de Sarkozy"
Déjà reçu la semaine dernière à l'Elysée et à Matignon où "le dialogue semble possible", l'Inter-LGBT espère un signe politique fort de la part du président Sarkozy, au moment où des "faux pas" sont médiatisés. Les associations se sont en effet émues de "l'affichage malheureux à 10 jours de la Marche" du Premier ministre François Fillon aux côtés de Christian Vanneste (apparenté UMP). Ce député réélu dans le Nord est la première personne condamnée au titre de la loi du 30 décembre 2004, votée par l'UMP, réprimant les injures et discriminations homophobes.
L'objectif de la Marche était de "faire changer d'avis cette majorité : cela peut paraître ambitieux mais elle a montré par le passé avec le Pacs qu'elle le pouvait. Pourquoi ne ferait-on pas le même pari ?" a souligné M. Piriou. "Nous allons nous appuyer sur des promesses de campagne de Nicolas Sarkozy" portant sur la fiscalité - des mesures font partie du "paquet fiscal" examiné depuis mardi à l'Assemblée - et la parentalité (statut du beau-parent), a précisé Alain Piriou. "Il y a beaucoup d'hétéros dans le cortège", s'est réjoui Alain Piriou, "preuve que notre message n'est pas communautaire mais universel et peut être porté par tout le monde". L'édition précédente avait rassemblé 600.000 personnes - marcheurs et spectateurs - selon la police, 800.000 selon les organisateurs.