Jeune musulman dans une mosquée © TF1/LCIMalgré les injonctions, la "mosquée clandestine" est toujours ouverte. Le 16 avril dernier, la mairie de Champs-sur-Marne avait pris un arrêté de fermeture du bâtiment, propriété d'une association qui y aurait effectué des travaux pour les transformer en lieu de culte musulman. Elle suivait en cela l'avis émis par la commission de sécurité de l'arrondissement de Torcy. La décision de la mairie n'ayant pas été suivie d'effet, la justice a été saisie et c'est le parquet de Meaux qui a requis la remise en l'état des locaux. Motif : infraction aux règles de l'urbanisme.
Etaient cités à comparaître ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Meaux : Sébastien Cheutin, président de l'association Amitié Noisy-Champs, Kenzoua Abdelkader, gérant de la SCI du 29 Trente Arpents, société propriétaire du local, et la SCI en tant que personne morale. Ils devaient répondre "d'exécution de travaux non autorisés par un permis de construire", "infraction aux dispositions du plan local d'urbanisme", et "refus de fermer un établissement recevant du public non conforme aux règles de sécurité". L'essentiel des débats a visé à établir si, oui ou non, les locaux avaient été transformés en lieu de culte.
Le président de l'association minimise les travaux
Selon les règles édictées par la mairie, l'édification dans cette zone d'un lieu de culte n'est possible que si celui-ci répond aux "besoins immédiats du voisinage". Or la plupart des "fidèles" ou des adhérents de l'association n'habitent pas Champs, a estimé le parquet. De plus, l'exécution de travaux pour changer la destination des locaux requérait le dépôt d'un permis de construire, qui n'a pas été demandé par les prévenus.
L'avocat de la défense Me Salah Djemaï a fait valoir que les locaux avaient avant tout une vocation culturelle et commerciale, et que ce n'est qu'accessoirement qu'il était utilisé comme lieu de prière par les adhérents de l'association. Le président de l'association Amitié Noisy-Champs a pour sa part expliqué que les travaux réalisés étaient peu importants, et qu'il avait de bonne foi jugé inutile de demander une autorisation de la mairie. Le jugement a été mis en délibéré au 18 juillet.
D'après agence
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