Réforme des universités : un nouveau texte à la fin de la semaine ?

Par A.Ga., le 26 juin 2007 à 12h51 , mis à jour le 26 juin 2007 à 21h21

Selon les syndicats reçus mardi par Nicolas Sarkozy, Valérie Pécresse "devrait théoriquement présenter" un nouveau texte "en fin de semaine".

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Julie Coudry : "la réforme ? Oui, mais"

De leur rencontre mardi à l'Elysée avec le chef de l'Etat, les syndicats sont sortis "satisfaits", même si"vigilants", assurant à la presse que Nicolas "Sarkozy a ouvert des portes sur les trois points majeurs" de divergence : les conseils d'administration, l'autonomie optionnelle et la sélection à bac+4. Du coup, un nouveau texte "devrait théoriquement être présenté" aux organisations syndicales "en fin de semaine" par Valérie Pécresse, si l'on en croit les fédérations syndicales de l'Education.

Le président "s'est montré ouvert sur la composition des instances", a assuré Bruno Julliard, président des étudiants de l'Unef, à propos de la taille des conseils d'administration qui devrait augmenter en partie. "Sur la question de la sélection à l'entrée en master (bac+4), le débat ne sera pas tranché dans la loi", a assuré Thiébaud Weber, président des étudiants de la Fage. Quant au caractère optionnel de la prise d'autonomie, "on a entendu dans son discours qu'il en parlait presque au passé", a-t-il ajouté. "Nous sommes un peu surpris parce que nous avons l'impression de tout reprendre à zéro", a-t-il commenté. "Nous sommes optimistes, même si tous les points ne sont pas réglés", a ajouté le secrétaire général de l'Unsa-Education. Valérie Pécresse recevra les organisations syndicales mercredi, assurant qu'elle allait "enrichir le texte par le dialogue".

Une sélection à bac + 4

Le matin même, après le report d'une semaine de l'examen du projet de loi controversé sur l'autonomie des universités, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur avait déjà fait savoir mardi matin sur RMC que le projet de loi pouvait encore être peaufiné. Elle avait expliqué : "Le dialogue se poursuit. On va enrichir le texte sinon on ne dialogue pas, on assène et on ne fait pas la pédagogie", alors que les syndicats avaient accusé l'exécutif de mener au pas de charge une concertation de façade. "Il y a des ambiguïtés à lever, il y a des points sur lequel on peut enrichir encore le texte", a-t-elle poursuivi en se refusant à parler de modification de fond. Elle a par ailleurs, affirmé que l'examen du texte en conseil des ministres avait été reporté d'une semaine "parce que le président de la République a décidé de se saisir de ce dossier, de s'investir complètement dans ce dossier en recevant "tous les partenaires de la concertation".

La communauté universitaire avait émis vendredi un avis défavorable sur le projet de loi (lire notre article). Trois points du projet cristallisent l'opposition : en plus d'un calendrier au pas de charge, des CA trop resserrés, le caractère optionnel de la prise d'autonomie, en matière de budget, de ressources humaines et de propriété immobilière, et enfin l'instauration d'une sélection à l'entrée du master (bac +4).

 "Prendre une réforme aussi importante en quelques jours, c'est sûrement une mauvaise méthode", a estimé François Hollande, estimant que le report d'une semaine pourrait ne pas suffire. "Les universités et la recherche, c'est un grand sujet et ça  méritait qu'on prenne le temps nécessaire", a déclaré le premier secrétaire du  PS dans les couloirs de l'Assemblée.

Les Français favorables à l'autonomie

Cinquante-huit pour cent des Français considèrent que l'autonomie des universités "serait une bonne chose" car cela leur permettrait de "mieux s'adapter" aux besoins et aux demandes des étudiants et des entreprises, selon un sondage BVA pour Le Figaro et LCI. A l'inverse, 33% pensent le contraire et 9% ne se prononcent pas. Sondage réalisé les 22 et 23 juin par téléphone auprès de 950 personnes âgées de 18 ans et plus.

Par A.Ga. le 26 juin 2007 à 12:51
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9 Commentaires

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  • Bidou, le 26/06/2007 à 18h46

    Au moment où les députés se partagent les synécures et les rentes associées, le Président bosse ! La république Niagara a remplacé le beau Danube bleu ! Un jour viendra où les députés immobiles devront prendre des jumelles pour voir courir le pur sang élyséen.

  • Jpg, le 26/06/2007 à 18h41

    @ Bruno, Saint jean d'angely: je crois qu'il serait temps pour vous de bien realiser que votre camp a perdu les elections (et de quelle maniere!) et qu'a partir de maintenant les problemes vont se gerer A DROITE... je sais c'est tres desagreable mais il faut savoir se resigner; et puis dans le fond avez vous jamais essaye autre chose que l'immobilisme? Tentez le coup vous pourriez etre agreablement surpris....

  • Steph, le 26/06/2007 à 16h27

    On le constate ou l immobilisme proné par des gens tel que Juliard et cie nous a conduit

  • ANDRES, le 26/06/2007 à 16h12

    Le monde des enseignants est à forte densité à gauche,c'est un solide et inquiétant milieu, dans la mesure où il sera pratiquement impossible de changer quoique soit. Cest un état dans l'état.

  • Bruno, le 26/06/2007 à 16h10

    Vous ne savez dire que ca! Des qu'ont est pas d'accord avec vos idées nous faisons de l'obstrution systematique ! Arretez de caricaturer l'opposition cela vosu grandira car la vous passez pour des ignares ! Tout le monde est d'accord pour qu'il y ai une reforme seulement Mr Sarkozy arrive avec un texte tout fait sans en avori discuté et dans ce texte il y a des choses qui ne plaisent pas aux gens qui QUOTIDIENNEMENT travaille dans les universités... Donc soit Mr Sarkozy revient sur les mesures dangeurese de cette reforme, soit il y aura conflit ! A quoi ca sert de faire des moulinets de bras sur l'ouverture si c'est pour ne prendre en compte aucune des remarques de vos interlocuteurs ?

  • Nathalie, le 26/06/2007 à 15h21

    Nous devons tous apporter notre soutien à Valérie PECRESSE, je suis sûre qu'avec son talent et ses motivations, elle finira pas trouver les meilleures solutions. Cette réforme est attendue et nécessaire depuis trop longtemps pour que des inconscients lui mettent des batons dans les roues, juste pour des raisons de divergence politique.

  • Yannick, le 26/06/2007 à 15h04

    Demande t-on l'avis d'un enfant avant de lui dire qu'il doit se laver les dents? Non. Parce qu'il n'est pas capable de comprendre pourquoi. De meme pour nos cher etudiants. Ils ne sont pas capable de comprendre les reformes. Ils ne savent pas ce qu'est le monde du travail et ne realisent pas que plus de 50% des employers ne sont pas pres pour le monde du travail et doivent retourner etudier apres en avoir fait le constat. Les etudiants feraient mieux de s'occuper de leurs livres plutot que de politiques!

  • Bruno, le 26/06/2007 à 14h22

    D'accord pour reformer l'université tout le monde est d'accord la dessu smais il y a plusieurs maniere d'y arriver et c'a nest pas parce que Mr Sarkozy arrive avec une solution toute faite que tout le monde doit fermer sa bouche !!! Faut pas deconner ! Maitenant si Mr Sarkozy veut que sa reforme passe il devra faire des concessions sur ce qui inquietes les PRINCIPAUX INTERRESSES qu'il faudrait arreter de prendr epour des imbeciles !! Ce sotn quand meme des universitaires !!! Si Mr Sarkozy ne veut pas bouger d'un pouce et revenir sur ce qui est maucvais dans sa reforme, et bien il y aura confliot ! Mais avec un homme qui vend si bien l'ouverture je ne doute pas qu'il entendra les revendications de ces interlocuteurs ^^

  • Vincent, le 26/06/2007 à 13h57

    Bonjour, Bien sûr que cette réforme est nécessaire, cela fait tellement longtemps qu'on l'attendais. J'ai vécu le passage en fac de sciences (Maitrise) puis un Master en gestion de projet. Pourquoi ce changement, tout simplement parce les facultés sont totalement déconnectées du monde du travail. Les formations proposées ne sont pas valorisantes, qu'apprends t'on si ce n'est que de la théorie, aucun lien avec le milieu industriel ! Il n'y a que les grandes écoles aujourd'hui qui mettent en place des partenariats avec les industries, on voit les résultats à la sortie. Les étudiants sont très courtisés et sont généralement embauchés dès la fin de leur stage (voir avant). En résumé, il faut vraiment ouvrir les facultés, les rendre plus efficaces, plus autonomes ... 60 personnes à un Conseil Administration comment voulez qu'il soit efficace ???!!! Mais comme d'habitude en France, dès que l'on veut changer les choses, il y a toujours des énergumènes qui sont contre et qui bloquent tout (Mr Juillard en tête).

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