Image d'archives/TF1 © Image d'archives/TF1Julie Coudry : "la réforme ? Oui, mais" |
De leur rencontre mardi à l'Elysée avec le chef de l'Etat, les syndicats sont sortis "satisfaits", même si"vigilants", assurant à la presse que Nicolas "Sarkozy a ouvert des portes sur les trois points majeurs" de divergence : les conseils d'administration, l'autonomie optionnelle et la sélection à bac+4. Du coup, un nouveau texte "devrait théoriquement être présenté" aux organisations syndicales "en fin de semaine" par Valérie Pécresse, si l'on en croit les fédérations syndicales de l'Education.
Le président "s'est montré ouvert sur la composition des instances", a assuré Bruno Julliard, président des étudiants de l'Unef, à propos de la taille des conseils d'administration qui devrait augmenter en partie. "Sur la question de la sélection à l'entrée en master (bac+4), le débat ne sera pas tranché dans la loi", a assuré Thiébaud Weber, président des étudiants de la Fage. Quant au caractère optionnel de la prise d'autonomie, "on a entendu dans son discours qu'il en parlait presque au passé", a-t-il ajouté. "Nous sommes un peu surpris parce que nous avons l'impression de tout reprendre à zéro", a-t-il commenté. "Nous sommes optimistes, même si tous les points ne sont pas réglés", a ajouté le secrétaire général de l'Unsa-Education. Valérie Pécresse recevra les organisations syndicales mercredi, assurant qu'elle allait "enrichir le texte par le dialogue".
Une sélection à bac + 4
Le matin même, après le report d'une semaine de l'examen du projet de loi controversé sur l'autonomie des universités, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur avait déjà fait savoir mardi matin sur RMC que le projet de loi pouvait encore être peaufiné. Elle avait expliqué : "Le dialogue se poursuit. On va enrichir le texte sinon on ne dialogue pas, on assène et on ne fait pas la pédagogie", alors que les syndicats avaient accusé l'exécutif de mener au pas de charge une concertation de façade. "Il y a des ambiguïtés à lever, il y a des points sur lequel on peut enrichir encore le texte", a-t-elle poursuivi en se refusant à parler de modification de fond. Elle a par ailleurs, affirmé que l'examen du texte en conseil des ministres avait été reporté d'une semaine "parce que le président de la République a décidé de se saisir de ce dossier, de s'investir complètement dans ce dossier en recevant "tous les partenaires de la concertation".
La communauté universitaire avait émis vendredi un avis défavorable sur le projet de loi (lire notre article). Trois points du projet cristallisent l'opposition : en plus d'un calendrier au pas de charge, des CA trop resserrés, le caractère optionnel de la prise d'autonomie, en matière de budget, de ressources humaines et de propriété immobilière, et enfin l'instauration d'une sélection à l'entrée du master (bac +4).
"Prendre une réforme aussi importante en quelques jours, c'est sûrement une mauvaise méthode", a estimé François Hollande, estimant que le report d'une semaine pourrait ne pas suffire. "Les universités et la recherche, c'est un grand sujet et ça méritait qu'on prenne le temps nécessaire", a déclaré le premier secrétaire du PS dans les couloirs de l'Assemblée.
Les Français favorables à l'autonomie |
Cinquante-huit pour cent des Français considèrent que l'autonomie des universités "serait une bonne chose" car cela leur permettrait de "mieux s'adapter" aux besoins et aux demandes des étudiants et des entreprises, selon un sondage BVA pour Le Figaro et LCI. A l'inverse, 33% pensent le contraire et 9% ne se prononcent pas. Sondage réalisé les 22 et 23 juin par téléphone auprès de 950 personnes âgées de 18 ans et plus. |
Retour MYTF1

Chargement en cours...




