Nicolas Sarkozy à à Tours, devant le 47e congrès de l'Unapei (associations de proches de handicapés), le 9 juin 2007 © LCIL'engagement de campagne du candidat Sarkozy est sur le point d'être tenu. Samedi, à Tours, devant le 47e congrès de l'Unapei (associations de proches de handicapés), le chef de l'Etat a annoncé qu'il rendrait "opposable le droit de tout enfant handicapé d'être scolarisé dans l'école de son quartier". Les enfants qui "veulent aller dans le secteur adapté iront, mais ceux qui veulent aller à l'école avec des enfants 'normaux', entre guillemets, doivent pouvoir le faire", a-t-il martelé. "Je n'accepte pas les ghettos. Les autres enfants apprendront à accepter la différence", a-t-il ajouté, sans préciser si la mesure s'appliquerait dès la rentrée prochaine.
Privé de réveillon à cause de son handicap ?
Handicapé moteur, Sébastien, 30 ans, voulait passer la Saint-Sylvestre dans une soirée dansante pour célibataires. On le lui a refusé. "Pour le protéger", argumente la directrice du club.
Publié le 30/12/2010
Avec ce droit opposable, "il y aura un accès simplifié et adapté à l'école pour tous les enfants pouvant être scolarisés en milieu ordinaire. Cela veut dire également que l'éducation adaptée doit contribuer à la scolarisation et le faire en étroite collaboration avec l'école ordinaire", a précisé le président de la République. Concernant le financement de cette mesure, Nicolas Sarkozy a admis que "cela coûterait cher", mais qu'éduquer un enfant handicapé dans l'isolement coûtait déjà "plus cher aux familles".
Vif échange lors du débat avec Royal
Le président de la République a également annoncé qu'il demanderait à Xavier Bertrand, le ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité venu avec lui à Tours, de "mettre en place une 5e branche de la protection sociale pour prendre en charge la dépendance". "Cela veut dire que nous créerons, à partir de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie, et en concertation avec tous les acteurs du secteur, un organisme dont le but sera de préparer notre pays au défi de la dépendance", a-t-il précisé, devant les représentants de l'Union nationale des associations de parents et amis de personnes handicapées mentales.
Le sujet de la scolarisation des enfants handicapés avait été l'objet d'un vif échange entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, lors du débat télévisé de l'entre deux tours. Samedi dernier, la candidate malheureuse à la présidentielle avait d'ailleurs rappelé le chef de l'Etat à ses promesses, à "afin qu'à la prochaine rentrée scolaire, tous les enfants handicapés soient accueillis à l'école" et demandé aux parents d'aller les inscrire en masse. C'était la première fois depuis 1975 qu'un président de la République assistait au congrès de l'Unapei, selon son président Régis Devoldère, hormis la visite en 1986 de François Mitterrand à un congrès mondial sur le handicap.
L'association des paralysés de France a salué "le discours volontariste" du président Sarkozy et réitéré sa demande d'une augmentation de l'allocation adulte handicapé au 1er juillet.
Rencontre avec les syndicats d'enseignants et parents d'élèves lundi |
Le chef de l'Etat rencontrera lundi les représentants des syndicats d'enseignants, puis ceux des parents d'élèves, pour discuter de la réforme de l'enseignement pour laquelle il s'est engagé, selon l'Elysée. "Il entend ainsi marquer l'importance qu'il accorde à l'amélioration du système éducatif, dont il fait une de ses grandes priorités. Il souhaite débattre le plus largement possible avec les différents partenaires sociaux et représentants des parents d'élèves de la manière dont il pourra mettre en oeuvre les réformes du système éducatif sur lesquelles il s'est engagé", a indiqué l'Elysée. Le chef de l'Etat, accompagné du Premier ministre François Fillon et du ministre de l'Education nationale Xavier Darcos, recevra le matin les syndicats. |
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Privé de réveillon à cause de son handicap ?
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