Un tiers des étudiants "tristes, déprimés et sans espoir"

le 19 juin 2007 à 16h26 , mis à jour le 19 juin 2007 à 16h49

Selon une étude, 31,3% des étudiants connaissent des périodes de plus de deux semaines où ils ont le spleen.

TF1/LCI : Etudiants dans un amphithéâtreEtudiants dans un amphithéâtre © DR

Mais qui a dit que 20 ans était le plus bel âge de la vie ? Sûrement pas 31,3% des étudiants qui, dans une étude (1) disent connaître des périodes de plus de deux semaines où ils ont "tristes, déprimés et sans espoir". D'après cette enquête, 35 % des étudiants ont également vécu pendant plus de deux semaines des périodes de "perte de confiance" et 9 % ont eu des "pensées suicidaires au cours des douze derniers mois".

"L'isolement et le sentiment de solitude arrive très loin devant les autres difficultés ressenties (un étudiant sur trois), comme le stress (36,2 % des étudiants disent avoir mal à le gérer), les défauts d'orientation ou les conditions financières", explique Nicolas Dion, président de l'Usem, qui réunit cinq mutuelles étudiantes régionales et qui a réalisé l'étude.

"C'est toute leur vie qu'ils ratent"

Il explique ce phénomène par le changement qui s'opère du jour au lendemain entre la terminale, où les élèves sont en classe, encadrés par des enseignants, et la fac où "si on ne vient pas en cours un matin, personne ne vous appelle". Selon l'étude, ces moments de déprime plus ou moins profonde accentuent les différences de comportements entre étudiants. Ainsi, 28,9 % des étudiants qui présentent un signe de dépression ont des problèmes de sommeil (contre 9,6 % des autres), 31,8 % consomment des médicaments pour les nerfs (10,3 % chez les autres), 19,4 % ont une importante consommation d'alcool (10,9 % chez les autres) et 14,9 % fument du cannabis (9,9 %). "Les étudiants ont le sentiment que les choix qu'ils opèrent sont cruciaux et définitifs et que s'ils se trompent, c'est toute leur vie qu'ils ratent", analyse Nicolas Dion.

L'étude montre par ailleurs que, si les étudiants vont en majorité chez le médecin (83,6 % ont consulté un professionnel dans les six derniers mois avant l'enquête), ceux qui n'y vont pas évoquent pour 13,8 % le motif d'un coût trop élevé, en progression de 2,5 points, depuis 2005. Face à ces difficultés psychologiques et financières, il est à noter que seulement un étudiant sur quatre connaît l'existence de la médecine préventive universitaire et 6,7 % le bureau d'aide psychologique universitaire (Bapu).

(1) L'enquête de santé 2007 des mutuelles étudiantes régionales de l'Usem a été établie à partir des réponses de 14.000 étudiants traitées par la Fédération nationale des observatoires régionaux de santé.

le 19 juin 2007 à 16:26
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14 Commentaires

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  • Michal, le 20/06/2007 à 08h01

    Il faut dire que les emphies ils SONT 800 POUR 1PROF QUI PARLE DANS UN ???MICRO 400 N ENTENDENT RIEN ?????A REVOIR??? C EST CHER POUR LES PARENTS DE .CLASSE MOYENNE.

  • Pierre54, le 20/06/2007 à 02h43

    Pour olivier d'annecy, j'ai bossé dans une aciérie au cours de mes études, et j'ai trouvé ça beaucoup plus agréable que les études : on vient au boulot, on se vide + ou - l'esprit, on fait le job et quand on repart c'est fini, on passe à autre chose et l'argent tombe à la fin du mois. Dans les études, c'est plus de pression psychologique et c'est 24h sur 24... La solution de facilité quand on a 18 ans n'est sûrement pas de faire des études... (je parle des vraies études : ingé, commerce, médecine, véto etc.)

  • Jean-Luc, le 20/06/2007 à 00h51

    Personne ne les oblige a devenir etudiants. Un BEP/CAP plombier, ca aide aussi a bien vivre.

  • Jocelyne, le 20/06/2007 à 00h05

    Mon pauvre Olivier, ils n'ont pas besoin d'aller à l'usine pour comparer, ils font des stages en entreprises payés 360euros par mois et des heures de travail qui depassent largement les 35heures et quand le stage est terminé en fin d'année, l'etudiant n'est pas embauché, il est jeté comme un kleneex et on prend un nouvel etudiant pour une nouvelle exploitation, et je ne vous parle pas de ces etudiants qui font des prets pour payer leurs etudes, et qui n'ont pas d'espoir de trouver un boulot à la sortie!!!! on peut vraiment comprendre leur deprime!!! alors quand on sait pas on se tait, n'est ce pas Monsieur Olivier???!!!

  • Claude, le 19/06/2007 à 23h03

    Normal qu'ils n'aient pas le moral. Avec les syndicats qu'ils ont comment voulez vous qu'ils aient le moral ? Leur inquiétude et leur désarroi sont le fond de commerce des syndicats et des partis de gauches. Qu'ils acceptent la future réforme de l'université en participant à sa mise en place d'une manière positive et tout ira beaucoup mieux après. Qu'ils refusent définitivement d'être manipulés et qu'ils se demandent sans parti pris pourquoi un gouvernement quel qu'il soit aurait intérêt à casser l'Université.

  • Philippe, le 19/06/2007 à 22h59

    J'habite en plein coeur de la ville. Je les entends les étudiants anxieux à 2 heures du matin au sortir des bars, tout au long des semaines et de l'année. Ceux là effectivement on comprend bien que les études les dépriment. Et accessoirement qu'ils aient des problèmes de sommeil.

  • Flo, le 19/06/2007 à 20h40

    C'est parcequ'ils ne se rendent pas compte de la chance qu'ils ont: l'education superieure est (presque) gratuite en France, tandis que dans le reste du monde, il faut s'endetter pour etudier! De plus, les etudiants Francais n'ont pas a se soucier de la guerre, la famine, la peur... Peut-etre serait-il bon qu'ils apprennent a apprecier leur quotidien confortable.

  • élo, le 19/06/2007 à 19h36

    C'est dur la vie d'étudiant!! on fait pas les 35 heures nous si on veut s'en sortir!!

  • Nicolas, le 19/06/2007 à 19h28

    Etant étudiant je suis tout à fait d'accord avec le tiers des étudiants qui se sentent déprimés, à l'idée qu'au final, même avec des diplomes qui ont demandés plusieurs années d'études, ils ne trouveront peut être même pas de travail !

  • Placido62, le 19/06/2007 à 18h55

    Pauvres jeunes comme je les plaints;a 20 ans deja dépressifs et pas encore au boulot plus dure sera la chute quand ils devront y aller,si ils y vont un jour le plus tard possible,ils vont certainement trainer d'université en université(jusqu'a 30 balais)et apres un petit job comme fonctionnaire,le privé pas possible il y a des risques de licenciement,et avec le nouveau gouvernement trés a droite qui veut les faire travailler PLUS il y a de quoi déprimer. Ils preferent surement aller dans des manifs étudiantines casser des vitrines ou du FLIC la ils ne stressent pas et ils ne sont pas fatigués car cela dure tard la nuit;enfin il y a papa et maman qui sont bien contents de leur grands enfants et qui les poussent souvent a cette déprime. Bonne chance et dépécher vous d'aller au boulot pour payer ma retaite qui approche avec 42 ans de cotisation (je ne suis pas fonctionnaire)

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