Image d'archives © DRLa tolérance presque zéro en matière d'alcool au volant ne serait pas à l'ordre du jour. Le secrétaire d'Etat chargé des Transports, Dominique Bussereau, a assuré mercredi sur RTL que le gouvernement n'abaisserait pas le taux d'alcool toléré au volant à 0,2 gramme par litre de sang, contre 0,5 g/l actuellement, contrairement à ce qu'avait annoncé l'hebdomadaire Auto Plus lundi.
Dominique Bussereau était interrogé sur la déclaration mardi au Parisien/Aujourd'hui de Robert Namias, président du Conseil national de Sécurité routière (CNSR), qui a annoncé qu'il proposerait à la prochaine réunion du CNSR, le 9 juillet, d'abaisser ce taux à 0,2 g/l. "Non, nettement non", a-t-il catégoriquement répondu car le seuil de 0,5 g/l "paraît de bon sens". Selon lui, le "vrai problème ce sont les gens qui vont très loin dans l'alcool et le mélange cannabis/alcool qui multiplie par quinze les risques d'accidents" sur les routes.
Lever le pied
Le secrétaire d'Etat a suggéré aux constructeurs automobiles l'installation en série de détecteurs d'alcoolémie qui sont des "dispositifs peu coûteux", en soulignant que la cause principale des accidents de la route était la vitesse. Dominique Bussereau, qui doit se rendre jeudi au Centre d'information routière de Rosny-sous-Bois, près de Paris, a demandé aux automobilistes, à la veille des premiers grands départs en vacances de "lever le pied" sur les routes et de faire attention à leur état de fatigue et à la prise de médicaments.
Il a par ailleurs confirmé que le gouvernement n'avait pas l'intention de supprimer la signalisation indiquant aux usagers de la route la présence d'un radar fixe (1.500 actuellement). Quant à l'amnistie, Dominique Bussereau a confirmé que celle-ci ne concernerait pas les infractions routières, y compris les procès-verbaux de stationnement.
(D'après agence)
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