Test d'acoolémie pendant les fêtes © TF1-LCILa proposition venait du président du Conseil national de la sécurité routière, Robert Namias : jugeant la politique de lutte contre l'alcool au volant pratiquée jusqu'à aujourd'hui "absolument inefficace", il avait préconisé une baisse du taux d'alcoolémie autorisé à 0,2 gramme par litre de sang, contre 0,5 aujourd'hui. Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, s'était pourtant déclaré hostile à une telle mesure dès la mi-juin. Une opposition qu'il avait aussitôt rappelée. Sans empêcher pour autant le Conseil national de sécurité routière de reprendre lundi la motion proposée par son président et de recommander officiellement la baisse à 0,2 g.
Alcool : les accros du ballon ont souvent plus de 40 ans
La plupart des campagnes de sensibilisation concernant l'alcool s'attardaient jusqu'alors sur les risques accrus pour les femmes enceintes et les jeunes. Les chiffres dévoilés par l'INPES témoignent d'une autre réalité.
Publié le 11/03/2011
Ce mardi, Dominique Bussereau a donc décidé de mettre fin à la polémique : il a estimé qu'il n'était "absolument pas nécessaire de changer les règles" sur le taux légal d'alcool au volant. "Si on veut que les Français respectent les règles, et c'est ce qui se passe parce que depuis 5 ans, on a quand même diminué (...) de 2000 le nombre de morts (sur les routes) et, depuis 20 ans, on a diminué par 2 le nombre de morts, si on veut que les comportements changent, il faut une stabilité dans les règles", a affirmé le secrétaire d'Etat aux Transports sur BFM.
"Favoriser la détection d'alcool par l'automobiliste"
"Pour l'instant, je ne crois absolument pas nécessaire de changer les règles parce que si on change les règles, on va encore entraîner des complications dans l'esprit des gens alors que tout le monde a à peu près compris à quoi (ce taux) correspondait", a-t-il ajouté. "Faisons respecter (ce taux) très strictement", a dit le ministre, qui a par ailleurs jugé que "peut-être un jour il y aura(it) d'autres étapes".
Il a démenti que ce maintien du taux actuel puisse être "une question de lobby, d'économie etc. même si naturellement l'économie viticole est très importante dans notre pays". Pour lui, "c'est simplement d'avoir des règles de bon sens, acceptées et comprises par l'opinion publique, c'est le cas du 0,5g/l".
Dominique Bussereau s'est par ailleurs déclaré favorable à des mesures pour "favoriser la détection d'alcool par l'automobiliste lui-même. Je vais voir les constructeurs (...) dans les semaines à venir pour leur proposer de mettre systématiquement un éthylomètre d'auto-contrôle (...) que ce soit dans les accessoires de base d'une voiture qui se vend sur le marché
français", a-t-il dit.
D'après agence
Retour MYTF1
Alcool : les accros du ballon ont souvent plus de 40 ans
Chargement en cours...




