Martin Hirsch, ex-président d'Emmaüs France, ex-haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté © TF1-LCIAlors que sept millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté en France, Nicolas Sarkozy entend réduire d'au moins un tiers en cinq ans le nombre de pauvres. C'est l'objectif qu'il a fixé à Martin Hirsch, haut-commissaire aux Solidarités, dans sa lettre de mission. Pour y parvenir, l'ancien président d'Emmaüs explique dans une interview au Parisien qu'il va "réunir le Medef, les syndicats, les associations, les régions, les départements pour travailler à cet objectif et partager les voies pour l'atteindre". Car selon lui, "cette réduction est nécessaire et elle est possible. Mais elle ne pourra se réaliser qu'avec tous les acteurs".
Le haut-commissaire présente également le revenu de solidarité active, le RSA, qui fait partie du projet de loi sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat, actuellement en discussion à l'Assemblée. Martin Hirsch précise que l'expérimentation sur 25 départements du RSA, destinée à permettre aux Rmistes de reprendre un emploi sans perdre d'argent, concernera 90.000 personnes et coûtera 1.000 à 2.000 euros par personne. Devant les députés le 4 juillet, il avait chiffré à 25 millions d'euros en 2008 le coût pour l'Etat de la mise en place du dispositif.
Avec le RSA, "on offre la garantie aux bénéficiaires de minima sociaux qui reprennent un travail d'avoir un gain réel. Et ce dès la première heure travaillée", explique-t-il. "Si vous gagnez 300€ de plus, on vous garantit un gain d'au moins 150€ en plus de ce que vous touchiez sans travailler." Le coût de ce dispositif sera financé par l'Etat et par les conseils généraux. Après sa généralisation fin 2008, plus d'un million de personnes pourraient être concernées.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




