Sport en plein air © TF1 - LCIA partir de la rentrée, les petits élèves de primaire auront une heure de sport en plus. Elle sera inscrite dès cette année dans les programmes de l'école primaire, a annoncé mercredi le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos, dans sa conférence de presse de rentrée.
"Nous allons inscrire dans les programmes une heure supplémentaire de sport pour tout le monde à l'école primaire", a déclaré le ministre, ajoutant qu'il souhaitait aussi "multiplier par deux la proportion des licenciés de l'UNSF (associations sportives) parmi les élèves de l'éducation prioritaire". "Il ne s'agit pas d'un supplément d'âme. Nous voulons faire entrer dans les activités éducatives, mais pas seulement, le sport à part entière", a-t-il insisté.
"La pratique sportive, en effet ne saurait être réservée aux quelque 10 000 jeunes sportifs de haut niveau engagés dans un parcours scolaire adapté. Pour chaque élève, elle doit être l'occasion de se confronter aux valeurs de l'effort, de respect d'autrui, de dépassement de soi", a-t-il dit. "Je veux rendre aux élèves cette heure qui leur est due et je demande aux inspecteurs de l'éducation nationale de veiller à ce que ce soit le cas", a-t-il ajouté.
Soutien en petits groupes
Xavier Darcos a par ailleurs dit vouloir "généraliser les PPRE" (NDLR: Plan personnalisé de réussite éducative) et "avoir des crédits pour cela", mais sans donner de calendrier. Créés par la loi Fillon de 2005, les PPRE forment pendant toute la scolarité obligatoire un système de soutien en petits groupes sur les piliers du socle commun.
Interrogé sur le récent rapport du Haut conseil de l'Education (HCE), très sévère pour le primaire, le ministre a rappelé que ce rapport, "que le HCE s'est cru fondé à faire", portait sur une période antérieure à la loi Fillon. "Je suis aussi le ministre des professeurs. La mise en cause des résultats des élèves ne doit pas être la mise en cause des enseignants. Tous les parents le savent, à l'école primaire les professeurs des élèves font bien leur métier", a-t-il dit.
Le ministre a par ailleurs estimé mercredi sur i-télé/France Info que le nombre d'enseignants nétait "pas la pierre angulaire de la réforme éducative". "Evidemment le nombre d'enseignants est important (...) mais ce n'est pas là que ça se joue", a-t-il déclaré à propos des 11.200 suppressions de postes annoncées au budget 2008. Selon lui, il n'est "pas nécessaire qu'ils soient plus nombreux, il faut qu'ils soient mieux, mieux payés, qu'ils travaillent mieux, dans de meilleures conditions". "Aujourd'hui, nous avons un taux d'encadrement qui est très bon, dans le second degré nous avons un professeur pour 12 élèves, c'est déjà pas mal", a-t-il argumenté.
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...





