José Bové © TF1-LCITrois mois après le premier tour de l'élection présidentielle, José Bové fait son grand retour. Alors qu'il attend une convocation du juge d'application des peines suite à sa condamnation à quatre mois de prison ferme pour un arrachage de maïs transgénique en Haute-Garonne il y a quelques années, le leader altermondialiste participait ce week-end à des manifestations anti-OGM. Les manifestants ont notamment procédé à des arrachages symboliques pour obtenir un moratoire sur la culture en plein champ des organismes génétiquement modifiés.
A Murviel-les-Béziers, dans l'Hérault, près de 200 personnes et parmi lesquelles José Bové, ont participé à une manifestation du Collectif des faucheurs volontaires et de la Confédération paysanne, durant laquelle des pieds de maïs transgénique ont été arrachés, sous l'oeil d'une vingtaine de gendarmes qui ne sont pas intervenus. "Tant qu'il n'y aura pas de moratoire sur les cultures OGM, nous poursuivrons ce genre d'actions", a déclaré José Bové, soulignant que des pays voisins comme l'Allemagne avaient, eux, adopté un moratoire. "Bien sûr c'est une action illégale mais nous assumons nos actes", a-t-il poursuivi.
La journée de dimanche a toutefois été endeuillée par le suicide d'un éleveur-agriculteur du Lot qui avait semé du maïs transgénique. Le paysan s'est pendu à un arbre dans son champ de Girac, près de Bretenoux, où des manifestants anti-OGM avaient prévu d'organiser dimanche un pique-nique anti-OGM. Un plan de maïs et un tract appelant à la manifestation près de son exploitation ont été retrouvés au pied de l'arbre. Les militants anti-OGM ont donc décidé d'annuler le pique-nique prévu.
(D'après agence)
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