Les sans-papiers ont été évacués de la Bourse du Travail de Lille © LCI/TF1Ils étaient installés depuis le 25 juillet sous des tentes. Prochaine étape pour certains d'entre eux, le centre de rétention. Des sans-papiers ont été évacués mercredi matin à la Bourse du travail de Lille par la police. Parmi ces 120 personnes en situation irrégulière, une soixantaine étaient en grève de la faim pour réclamer une régularisation.
Selon Roland Diagne, un porte-parole du Comité des sans-papiers du Nord (CSP-59), des groupes de sans-papiers étaient emmenés dans des fourgons de la Police aux frontières "vers le centre de rétention de Lesquin". Mardi le préfet du Nord Daniel Canepa avait prévenu que "l'ultimatum pour la fin de la grève de la faim, c'est ce (mardi) soir", en qualifiant le mouvement d'"inutile et dangereux".
"C'est une prise d'otage"
D'après Roland Diagne, 56 sans-papiers grévistes de la faim, dont certains depuis le 15 juin, 113 autres non grévistes et une vingtaine de sympathisants se trouvaient à la Bourse du travail au moment de l'intervention des forces de l'ordre. Les policiers "font le tri entre ceux qui ont des papiers et ceux qui n'en ont pas qui sont libérés. Le préfet a mis en oeuvre son ultimatum, pour nous il s'agit d'une rafle, c'est une prise en otage", a déclaré le porte-parole du CSP-59.
Le comité des sans-papiers réclame la régularisation d'environ 500 personnes en situation irrégulière dans le cadre d'un accord passé en 2004 avec la préfecture de l'époque, après déjà un mouvement de grève de la faim de sans-papiers.
Des dossiers examinés "au cas par cas"
Aujourd'hui, le préfet estime que ces accords n'ont plus lieu d'être puisque selon lui, ils devaient notamment permettre d'éviter les grèves de la faim, et qu'il fait intervenir le CSP-59 comme unique interlocuteur des autorités dans la négociation.
Daniel Canepa a accusé mardi les sans-papiers de "se moquer du dialogue" et d'avoir recours à un "chantage qu'on ne peut pas admettre". Selon lui, dans la dernière liste présentée par le CSP-59 à la préfecture et contenant 533 noms de sans-papiers candidats à la régularisation, il y avait notamment des personnes responsables "d'agression sur mineur" ou de "mariage forcé". Les dossiers des sans-papiers seront examinés "au cas par cas" et la grève de la faim "n'est pas un critère de régularisation", a ajouté le préfet en refusant toute régularisation massive.
Vingt et un clandestins arrêtés à Cherbourg |
21 clandestins originaires du Moyen-Orient ont été interpellés mardi à Cherbourg (Manche). Ces étrangers en situation irrégulière --onze Irakiens, quatre Syriens et six Iraniens-- ont été interpellés par la PAF (Police de l'Air et des Frontières mardi à Cherbourg, d'où ils espéraient gagner la Grande-Bretagne. Ils ont été placés en garde à vue dans les locaux de la police de Cherbourg avant d'être transférés mercredi au nouveau centre de rétention situé à proximité de l'aéroport de Rennes. Ils doivent être présentés dans un délai de 48 heures à un juge des libertés qui doit décider de leur situation. Le nouveau centre de rétention de Rennes inauguré mercredi, le plus grand de l'ouest, peut accueillir jusqu'à soixante personnes en situation irrégulière. Il a été créé par décret le 14 juillet dernier. Plusieurs incidents ont eu lieu ces dernières semaines sur le port de Cherbourg entre des clandestins qui tentaient de se cacher dans des véhicules devant embarquer sur les ferries à destination de la Grande-Bretagne et des chauffeurs-routiers ou des touristes. (D'après agence) |
(D'après agence)
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