A Aubervilliers, le bras de fer continue

le 08 septembre 2007 à 17h23 , mis à jour le 09 septembre 2007 à 11h03

Tôt samedi, les CRS ont tenté de déloger, en vain, la centaine d'occupants sans titre, de logements sociaux du quartier de la Maladrerie. Les familles, la plupart ivoiriennes, demandent notamment le relogement de familles expulsées cet été.

Le squat d'Aubervilliers a été la cible d'une nouvelle intervention des forces de l'ordre/TF1Le squat d'Aubervilliers a été la cible d'une nouvelle intervention des forces de l'ordre © TF1

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Les squatteurs toujours sur place
 

Le face-à-face a duré plus de deux heures. Dans la nuit de vendredi à samedi, une centaine de CRS a tenté de déloger, en vain, la centaine d'occupants sans titre de logements sociaux, du quartier de la Maladrerie qui se relaient depuis le 11 juillet, en réaction à l'expulsion de plusieurs familles cet été.
 
Dans un premier temps, les forces de l'ordre ont essayé de déplacer les matelas et bâches sur lesquels étaient installés les squatteurs, pour la plupart des femmes, dont certaines enceintes, et des enfants, mais ceux-ci ont refusé de se lever. Vers 03h30, les CRS ont quitté le quartier, selon une journaliste de l'AFP.
 
"Une amorce de dialogue"
 
Samedi après-midi, la centaine de squatteurs d'Aubervilliers était toujours sur place, a indiqué le Dal, précisant que le préfet, était passé et avait autorisé l'utilisation de matelas et de couvertures. Quatre personnes ont été interpellées et placées en garde à vue pour "rébellion, outrages et jets de projectiles". Elles ont été remsies en liberté samedi soir et sont convoqués devant la justice le 14 novembre, selon le DAL. Une gardienne de la paix, mordue à la main par un squatteur, selon la préfecture, présente une interruption totale de travail de trois jours.
 
Les familles, la plupart ivoiriennes, demandent le relogement des familles déjà expulsées (5 selon le Dal, 4 selon la préfecture) et de tous les autres squatteurs (70 foyers au total selon le Dal). Le 3 septembre, la municipalité PCF avait obtenu au tribunal de Bobigny l'expulsion du campement installé dans la rue, au nom du "trouble de l'ordre public". L'évacuation a été mise en oeuvre le jeudi. Le soir, les squatteurs se réinstallaient au même endroit. Depuis, les forces de police sont intervenues à plusieurs reprises pour confisquer une toile abritant les squatteurs de la pluie ou déplacer les matelas.
 
Vendredi, les délégués des squatteurs avaient été reçus par le sous-préfet de Saint-Denis, selon le Dal qui avait salué "une amorce de dialogue" tout en déplorant une absence de "résultats concrets". En attendant une autre réunion prévue lundi selon l'association, les squatteurs ont décidé de rester sur place.
 
"La provocation" de Rama Yade
 
Jeudi, l'affaire avait pris une tournure politique suite à une visite surprise de la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, Rama Yade. (Lire notre article) "Il n'y a pas, sur la question du logement, de bons et de méchants", avait-elle déclaré, ajoutant: "ceux qui ont donné pendant des années des leçons manquent parfois d'humanité". La municipalité d'Aubervilliers avait vivement réagi et dénoncé "une provocation" de la part de la secrétaire d'Etat. Côté gouvernement, François Fillon l'avait convoquée, pour "comprendre les raisons" de ce déplacement controversé.
 
La mairie d'Aubervilliers, confrontée depuis des années au squat d'une partie de son parc social (98 logements squattés début juillet), notamment dans le quartier de la Maladrerie, a toujours affirmé qu'elle ne relogerait pas les squatteurs, compte tenu des 3.800 demandes de logement en souffrance.

Pour Boutin, la visite de Rama Yade a "exacerbé les tensions"

La visite jeudi de la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme aux squatteurs d'Aubervilliers "ne pouvait qu'exacerber les tensions", a estimé samedi sur France Info la ministre du Logement et de la Ville. "Je ne pense pas que ce soit une action qu'il ait été bon de porter parce que cela ne pouvait qu'exacerber les tensions", a affirmé Christine Boutin, interrogée pour savoir si Rama Yade avait commis une "erreur" en effectuant cette visite. "J'ai eu l'occasion de m'en expliquer avec elle. Elle est jeune et je comprends très bien qu'elle ait été sensibilisée à cela (mais) je n'ai pas de leçon de sensibilité à prendre", a ajouté Christine Boutin.

le 08 septembre 2007 à 17:23
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5 Commentaires

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  • Karamelise, le 20/09/2009 à 16h43

    Bonjour,je suis avec mes trois filles francaise cela fait quatre an j atend un logement en passant en etant heberge par des amis des squattes dehors parfois separee cela fait un an que je vi a l hotel deux chambres chacune 600 euro sans eau chaude compteur a mon non meuble m apartenant et 3 euro la douche pas droit aux aides l hotel nai pas conforme une de mes fille a arete ses etudes pour m aide financierement et la ce mois si on a rendu une chambre gardant ma derniere mineure car elle va au lycet les deux autre se debrouille en atendant mon logement que j ai droit je meme passer au tribunal administratif que j ai gagner et je devais etre loger la ce mois d aout et toujour rien donc j atens jusqua octobre et je squatterais un local pour pouvoir recupere mes deux autre fille et qu elle reprenent leurs etude nous aussi francaise on a aucun droit juste de vivvre a la rue meme mourir en silence pendant que d autre personne qui sont arriver en france depuis peu et sont loger ses juste cela moi aussi je voudrais immigrer et qu on m acceuille car la france ma laisser tomber merci de m avoir lut

  • Olivier, le 09/09/2007 à 12h28

    Laure je vous signale qu'une décision de justice a été rendue. Vous vous en prenez au forces de l'ordre: ils agissent sur ordre primo de la justice et deusio de la commune...non pas sarkozyste mais bien communiste. Vous dîtes que l'on traite des gens comme des animaux: ça ne vous gène pas trop que l'on puisse donner des logements à des personnes qui devraient être explusées par décision de la justice alors que des familles elles non condamnées sont en attente de logement ? C'est ça pour vous la justice ?? Ce que vous appelez de l'humanité est alors de l'irresponsabilité et de l'injustice. Après on vous entendra hurler si le fn réalise de forts scores électoraux, mais vous ne vous remettrez jamais en question. En somme, avant de dégouliner de bons sentiments, de vous en prendre aux forces de l'ordre, au Président, réfléchissez donc en personne responsable et pas en Française pourrie gâtée. Merci de me publier.

  • Antoine, le 09/09/2007 à 10h43

    Laure, je comprend que vous vivez au pays des bisounours, mais sachez que tout n'est pas si simple dans la vie et qu'avoir de "l'humanité" ne vous rend pas plus apte à regler ce type de problème.

  • Laure, le 08/09/2007 à 18h13

    Qui sont ces "hommes" des forces de l'ordre,pour "évacuer de force" des HUMAINS,pour obéir aux ordres sans discuter,sans se poser de questions?Merci RAMA YADE,pour votre Humanité,quant au gouvernement,perso je me demnde ou on va si certains"obeissent" aveuglément et d'autres font le dos rond,histoire de garder leur place;Au fait,pas de discours de Mr Sarkozy a ce sujet??? Et pas d'intervention de Cécilia??? JE SUIS ECOEUREE DE VOIR QU'ON TRAITE ES GENS COMME DES ANIMAUX...... PAS VOUS?Alors publiez svp,au lieu de censurer!!!!!!!!merci pour EUX.

  • Bernard, le 08/09/2007 à 17h40

    Enfin la loi commence a etre adopté. Pour les personnes qui ne sont pas d'accord avec la loi ils ont cas les heberger avec leur propre bien. Avant de critiqué

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