Image d'archives © TF1Alors que deux millions d'élèves ont déjà retrouvé depuis quelques jours salles de classe et tableaux noirs, et que ce lundi marquait la rentrée en primaire pour les petits Parisiens, ce mardi voit le gros du bataillon des jeunes estivants revenir à l'école. Du CP à la terminale, ils seront un peu plus de douze millions, sans compter les 273.700 étudiants de BTS et de classes préparatoires.
Les nouveautés au programme pour cette année concernent notamment l'apprentissage des langues et le sport. Les élèves de primaire commenceront à apprendre une langue vivante dès le CE1, pratiqueront une heure de sport de plus par semaine et bénéficieront de programmes revus à la lumière du socle commun de connaissance et de compétences. Les collégiens travailleront sur des programmes rénovés en langues vivantes et en sciences. La lettre d'adieux du résistant communiste Guy Môquet fusillé à 17 ans par l'occupant allemand sera lue à tous les lycéens le 22 octobre, à la demande demande de Nicolas Sarkozy. Et, principale nouveauté de la rentrée pour 1119 collèges de l'éducation prioritaire, les études dirigées, activités sportives et culturelles après la classe seront mises en place à partir de la Toussaint.
"On ne peut pas travailler avec moins de gens"
Pour les 878.947 enseignants chargés d'accueillir ces élèves, cette rentrée est placée en revanche sous le signe des tensions sur les effectifs. Le gouvernement "se trompe" en supprimant "les postes qui permettent (aux enseignants) de bien faire leur travail", a ainsi estimé samedi sur France 3 le responsable de la FSU, Gérard Aschieri. Il a estimé que l'attrait pour les établissements privés "signifie que l'école publique n'est pas aujourd'hui à la hauteur de ce qu'attendent les familles". Et de souligner : "Depuis quelques années, on a 15% à 20% d'échec très grave que l'on n'arrive pas à réduire. Aujourd'hui on aurait besoin de mettre le paquet précisément pour lutter contre l'échec. Or on ne peut pas travailler avec moins de gens, notamment pour les élèves les plus difficiles".
La rentrée s'annonce donc "difficile" avec des classes très chargées et un recours massif aux heures supplémentaires, estime-t-on à la FSU. Si l'école primaire bénéficie en effet de 500 créations de postes, celles-ci selon les syndicats ne suivent pas l'augmentation démographique dans le primaire (+ 25.000 élèves) et dans les collèges et lycées, les suppressions d'emplois (2458 dans le public) sont très largement supérieures aux diminutions d'effectifs (- 23.466 élèves). L'idée d'instaurer un service minimum dans l'Education nationale, lancée par le Premier ministre en juillet, et reprise mercredi dernier par le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, ne devrait pas contribuer à détendre le climat. La concertation sur la "revalorisation" du métier d'enseignant proposée par le gouvernement s'annonce tendue.
Pour les parents enfin, la rentrée a surtout un coût... Interventionniste, Xavier Darcos a obtenu des distributeurs des baisses de prix sur des fournitures scolaires, réclamées par les associations familiales qui ont dénoncé une hausse jusqu'à 2,06% du coût de la rentrée 2007. Dans une note de service aux chefs d'établissements, il propose aux professeurs de profiter de la rentrée pour "faire comprendre aux élèves la distinction entre le nécessaire et l'accessoire", s'agissant des fournitures scolaires. Et le ministre leur demande de s'engager "à limiter au strict nécessaire les listes de fournitures que vous remettrez à vos élèves".
D'après agence
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