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Education - "L'éducation du respect" de Nicolas Sarkozy

le 04 septembre 2007 à 13h29, mis à jour le le 05 septembre 2007 à 11:08

A Blois, le chef de l'Etat a estimé qu'"il serait vain de chercher à ressusciter un âge d'or de l'éducation".

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TF1/LCI - Nicolas Sarkozy, le 4 septembre 2007Nicolas Sarkozy, le 4 septembre 2007

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Première réaction syndicale au discours de Sarkozy

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Sarkozy et l'éducation : ce qu'en dit l'Unsa

A l'occasion de la rentrée des classes, le président de la République Nicolas Sarkozy était mardi à Blois, où il a lu une "lettre aux éducateurs" qu'il a adressée à l'ensemble des enseignants, du public, du privé et de l'enseignement agricole. Le chef de l'Etat a estimé qu'"il serait vain de chercher à ressusciter un âge d'or de l'éducation, de la culture, du savoir, qui n'a jamais existé". "Nous ne referons pas l'Ecole de la IIIe République ni celle de nos parents, ni même la nôtre", a-t-il assuré. Il a ainsi opposé l'époque où "le savoir était placé au dessus de tout", où "l'éducation a négligé la personnalité de l'enfant", à celle - plus récente - où "la personnalité de l'enfant a été mise au centre de l'éducation au lieu du savoir" et où on n'a plus vu "l'éducation que sous le prisme de la psychologie".

C'est donc une "refondation" du projet éducatif que Nicolas Sarkozy a proposé aux enseignants, une refondation qui passe par "l'interdisciplinarité", la "réforme du collège unique" et "le retour de la culture générale". "Là, se trouve l'une des clés de notre renaissance intellectuelle, morale et artistique", a-t-il dit, ajoutant que cette refondation doit se faire dans le cadre de "notre modèle d'école républicaine", même si "nous devons le rénover".

La hiérarchie des valeurs

Le président a également prôné la reconstruction d'"une éducation du respect", entre les élèves et les enseignants, mais également entre les parents et l'école. Pour lui, la "refondation de l'éducation ne pourra être accomplie qu'avec l'aide de tous les éducateurs", précisant que "le but ne serait pas atteint seulement avec l'aide des professeurs, ou seulement avec l'aide des parents". Mais, a-t-il prévenu, ces mêmes parents ont "la responsabilité de faire en sorte que [leur] enfant aille à l'école, de lui inculquer le respect des lois et de la politesse, de contrôler que les devoirs sont faits". "On n'éduque pas un enfant en lui laissant croire que tout est permis, qu'il a tous les droits et aucun devoir", il faut lui apprendre "la hiérarchie des valeurs."

Le président de la République a par ailleurs souhaité "la remise à plat des rythmes et des programmes scolaires". "Ce qu'il nous faut, c'est retrouver la cohérence du projet éducatif", a-t-il déclaré. "Elle passe par la remise à plat des rythmes et des programmes scolaires, qui est devenue nécessaire après des décennies où l'Ecole s'est trouvée confrontée à une masse croissante d'exigences contradictoires et à des tensions et des attentes de plus en plus fortes au fur et à mesure que la cohésion sociale devenait plus fragile."

Le PS dénonce "la conception libérale de l'éducation" de Sarkozy

Le bureau national du Parti socialiste a dénoncé mardi la "conception libérale de l'éducation" de Nicolas Sarkozy, qui "rompt avec l'école républicaine, publique et laïque". Dans un communiqué, le PS estime cette conception "nie honteusement la réalité des inégalités et des difficultés auxquelles le monde enseignant est aujourd'hui confronté". "Au-delà des gesticulations et des artifices de communication, la rentrée 2007 c'est, entre autres, 7000 postes d'enseignants en moins qui vont encore dégrader les conditions de travail des élèves et des personnels, auxquels s'ajouteront les suppressions de près de 12.000 postes d'ores et déjà annoncées pour la rentrée 2008", a ajouté le PS. "Les conséquences évidentes seront des classes surchargées, des élèves fragiles délaissés, des options et des formations annulées et des heures supplémentaires multipliées, sans oublier la suppression progressive de la carte scolaire sans autre outil pour assurer la mixité sociale", a-t-il déploré.

(D'après agence)

le 04 septembre 2007 à 13:29
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