Fin des cours le samedi : au tour des collèges ?

le 27 septembre 2007 à 20h51 , mis à jour le 27 septembre 2007 à 22h41

Les trois heures libérées en maternelle et primaire bénéficieront aux 15% d'écoliers "qui sont en échec scolaire", a fait valoir jeudi Xavier Darcos.

TF1 / LCI - Xavier Darcos dans une salle de classeXavier Darcos dans une salle de classe © LCI

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L'annonce par Xavier Darcos dans le 20h de TF1
  

La mesure est désormais acquise : dès la rentrée 2008, il n'y aura plus cours dans les maternelles et les primaires le samedi matin, a confirmé jeudi soir sur TF1 le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos. "Sans aucun doute, nos élèves travaillent trop", a-t-il estimé, en rappelant qu'à l'école primaire, les élèves "font en gros 936 heures dans l'année", alors que "la moyenne européenne" est "inférieure à 800 heures". Il a ensuite souhaité étendre "très vite" ce dispositif aux collèges.

Quant aux samedis matins, il a estimé qu'ils deviendraient "majoritairement  le temps de la famille". "Aujourd'hui, il y a de telles disparités sur le territoire que personne ne s'y retrouve", a fait valoir le ministre. Les trois heures libérées le samedi matin bénéficieront à "ceux qui en ont le plus besoin", à savoir les 15% d'écoliers en très grande difficulté scolaire. Xavier Darcos s'est dans le même temps dit favorable à la mise en place d'un système d'"école ouverte" le samedi, pour pouvoir accueillir des enfants dont les parents travaillent. Placés sous la responsabilité d'enseignants "volontaires", ils se verront proposer des activités sportives et culturelles.

Que deviennent les heures supprimées ?
 
Selon différents sondages, parents et enseignants sont largement favorables à la suppression de l'école le samedi matin. Mais pour la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), l'intérêt de l'enfant doit primer : "le souci est d'arriver à une semaine équilibrée", a déclaré son président, Faride Hamana. L'organisation de parents d'élèves refuse l'idée d'une baisse du nombre d'heures d'enseignement hebdomadaires et demande une restructuration des programmes qu'elle juge trop lourds à assimiler pour les élèves. Elle plaide également pour que soit respecté le rythme annuel de sept semaines travaillées suivies de deux semaines de vacances.
 
Pour le Syndicat national unitaire des instituteurs professeurs des écoles et Pegc (SNUIPP), premier syndicat du premier degré, une concertation s'impose. "Il ne suffit pas de dire 'on supprime le samedi matin'. Il faut savoir ce que deviennent les heures d'enseignement pour les élèves, quelles conséquences cela a pour les programmes, pour le rythme des élèves", estime le syndicat. La plupart des chrono biologistes préconisent la semaine continue, du lundi au vendredi, avec un mercredi matin travaillé.
 
Actuellement en France, une école primaire sur quatre garde porte close le samedi. Dans certains départements, le samedi travaillé est remplacé par le mercredi matin. Dans ceux qui ont adopté la semaine de quatre jours, élèves et enseignants travaillent de la fin du mois d'août au début du mois de juillet suivant. Le SNUIPP demande une "étude approfondie" des différents calendriers possibles "pour que la décision qui soit prise soit la meilleure possible". Un travail qui peut, selon lui, être accompli "en cinq ou six mois".

D'après agence

le 27 septembre 2007 à 20:51
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