Paris "particulièrement exposé" aux rixes entre bandes

Par A.Gu (avec agence), le 27 septembre 2007 à 15h46 , mis à jour le 27 septembre 2007 à 16h05

Une étude des Renseignements généraux sur les bandes en Ile-de-France fait état d'une "légère hausse" des rixes à Paris, ville "particulièrement exposée".

voiture violence vitre © TF1/LCI

L'étude est datée du 5 septembre. Intitulée "affrontements entre groupes de jeunes des cités sensibles en IDF", où la "cohabitation est difficile", cette étude réalisée par les Renseignements généraux de la préfecture de police de Paris relève une "légère hausse" de ces faits sur les huit premiers mois de 2007 : 147, contre 130 pour la même période de 2006.
  
La capitale, "point de passage obligé"

Le phénomène augmente en grande couronne parisienne, Seine-et-Marne et Essonne notamment, selon les RG, mais diminue à Paris intra-muros : 15 faits recensés depuis début 2007, 23 en 2006. Leur étude est toutefois alarmiste pour la capitale qui, écrivent-ils, est le "point de passage et de rassemblement de jeunes de cités sensibles" d'IDF et "est particulièrement exposée aux déclenchements de rixes".
  
Cette étude, révélée par Le Figaro Magazine à paraître samedi, relativise quelque peu l'analyse de la police faite après les trois bagarres entre bandes rivales survenues à Paris fin août et début septembre, qui évoquait alors un phénomène "nouveau" dans la capitale jusque là "relativement épargnée" par les violences urbaines, au contraire de sa banlieue. Les RG soulignent que de "nombreux jeunes des cités parisiennes ou de banlieue" ont pris l'habitude "de se regrouper les soirs, et surtout en fin de semaine, sur certains sites" parisiens : Champs-Elysées, Halles, Goutte d'Or, gares surtout, "points de passage obligés".

Aucun département d'Ile de France épargné
  
Un "mauvais regard" ou un "manque de respect peuvent servir d'éléments déclencheurs à un conflit" souvent "ponctuel", selon les RG. Mais, écrivent-ils, les lieux parisiens habituels de rencontre (établissements de nuit ou transports en commun) sont des "occasions pour prolonger les hostilités".     "Aucun département d'IDF n'est épargné" par les rixes entre bandes, ajoutent par ailleurs les RG, en dressant un état des lieux pour chacun d'eux, par commune, sans entrer dans leur détail et sans chiffrer les effectifs de ces bandes. Savigny-le-Temple (Seine-et-Marne), par exemple, "fait figure de vitrine".

Des "contentieux" et de "nouvelles rivalités" sont nombreux dans les Yvelines, des "tensions récurrentes" en Seine-Saint-Denis. Les RG citent de nombreuses cités sensibles franciliennes et insistent sur  le quartier d'affaires de La Défense, site privilégié de "rassemblement" de bandes d'IDF. Les RG insistent sur la nécessité d'une "coopération régionale" entre services.   
 
Au lendemain des rixes à Paris, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie avait annoncé une série de mesures, dont la création d'une "cellule de coordination" des préfets d'IDF, afin d'analyser en permanence l'évolution de la délinquance et "anticiper" plutôt que "simplement réagir".
   
 

Par A.Gu (avec agence) le 27 septembre 2007 à 15:46
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