Relaxe des "passagers rebelles" du vol Paris-Bamako

le 04 septembre 2007 à 10h30 , mis à jour le 04 septembre 2007 à 10h55

Ils avaient protesté contre l'attitude des policiers escortant deux sans-papiers maliens. Le vol Air France était parti avec 2 h de retard.

TF1/LCI : Avion d'Air France au solAvion d'Air France au sol © TF1/LCI

Le tribunal correctionnel de Bobigny a relaxé mardi les deux passagers d'un vol Paris-Bamako d'Air France accusés de "provocation à la rébellion". Ils avaient manifesté verbalement lors de l'expulsion de deux sans-papiers qui résistaient à leur reconduite.

Marie-Françoise Durupt, 60 ans, qui partait le 28 avril en mission professionnelle à Bamako, et Youssouf Soumounou, un Franco-malien de 46 ans, avaient été débarqués avant le décollage, ainsi que les deux Maliens s'étant opposés à leur expulsion. Le procureur avait requis le 3 juillet contre les deux prévenus une amende avec sursis, de 1000 euros pour Mme Durupt et 500 euros pour M. Soumounou. Les policiers interviennent "dans une situation déjà humainement difficile", avait souligné le procureur en demandant à tous les passagers en général "de ne pas compliquer la tâche" des escortes policières chargées des reconduites à la frontière sur les vols commerciaux.

"Des méthodes inhumaines"

Marie-Françoise Durupt avait expliqué à l'audience s'être levée de son siège ce jour-là pour dire sa "honte de la France", "tellement les méthodes me semblaient inhumaines". Elle accusait les policiers d'avoir "mis des coussins sur la tête" des sans-papiers "pour les empêcher de crier", et l'un des policiers "de s'être assis sur un Malien". Et elle affirmait : "Tout ça se déroulait sous les yeux d'enfants, j'avais honte". Le vol perturbé était finalement parti avec deux heures de retard avec à son bord un autre sans-papiers malien qui n'avait pas contesté sa reconduite à la frontière.

La présidente de la 11e chambre a estimé que les propos de Marie-Françoise Durupt et de son co-accusé, au "caractère discutable et excessif", "expression d'une vive émotion et d'une grande désapprobation" ont certes "participé à l'échec de la reconduite à la frontière", mais qu'ils "ne démontraient pas la volonté de s'opposer de façon violente à l'action de la police".

D'après agence

le 04 septembre 2007 à 10:30
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

2 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Ralbol, le 04/09/2007 à 11h17

    C'est bien simple, je propose que tout français qui s'oppose à une expulsion échange sa place et sa nationalité avec l'expulsé. Ainsi fini le bruit pour rien!

  • Propro, le 04/09/2007 à 11h13

    Encore une fois les juges se débolonnent. Quand comprendront ils que la majorité silencieuse de ce pays veut de la fermeté. S'ils ne le comprennent pas il y a du boulot dans le B.T.P. sans vouloir dénigré cette profession

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience