Nicolas Sarkozy en visite dans le collège Michel Begon, à Blois (4 septembre 2007) © TF1/LCIA l'occasion de la rentrée scolaire, Nicolas Sarkozy a choisi ce mardi de rendre visite au collège Michel Begon, à Blois. Il a discuté notamment avec des enseignants et des élèves, avant de visiter un jardin expérimental réalisé par les enfants dans le cadre des activités post-scolaires. Face à Sébastien, 29 ans, professeur d'éducation physique, qui lui faisait part de ses "espoirs et craintes", le président de la République a assuré : "Ayez confiance, je m'occupe de vous". Une phrase sybilline qui devait trouver plus d'échos un peu plus tard : le chef de l'Etat, au cours d'un discours, a lu face à la presse la lettre qu'il a adressée à tous les enseignants de France.
Au cours de cette même visite, interrogé sur les suppressions de postes par un enseignant lors d'une table ronde au collège Michel Begon, le président de la République a indiqué qu'il envisageait "une réforme de structures". En se demandant "s'il n'y a pas trop d'heures de cours", il a estimé que supprimer une ou plusieurs heures pour tous les élèves permettrait "d'apporter une réponse au problème des effectifs". Et de souligner : "Nous sommes un des pays européens où il y a le plus d'heures de cours mais pas où il y a les meilleurs résultats. Ceux qui disent : il n'y a qu'à embaucher, font le choix de la quantité, qui aboutit à la paupérisation de la fonction publique". Dans ce cas, "on ne paye pas mieux, on ne forme pas mieux, on ne motive pas mieux".
"Donner à chacun en fonction de ses mérites, de ses handicaps"
Nicolas Sarkozy a par ailleurs lancé une critique du principe du "collège unique", souhaitant que l'on "adapte les conditions d'enseignement" aux besoins réels de chaque élève. Le collège unique est précisément au coeur d'un vaste débat dans le monde de l'éducation. Tout en admettant qu'il n'avait pas "que des désavantages", le président de la République a évoqué "les limites" de ce système, créé en 1975, lors d'une table ronde avec des enseignants et des parents sur le thème du "soutien éducatif". Le collège unique avait été mis en place au moment de l'augmentation de l'âge de la scolarité jusqu'à 16 ans, afin que tous les enfants bénéficient des mêmes contenus.
"On est à un moment obligé d'adapter les conditions d'enseignement aux difficultés des enfants, qui par définition sont divers", a noté le chef de l'Etat. Pour lui, "l'égalité républicaine ce n'est pas de donner la même chose à chacun, c'est d'essayer de donner à chacun en fonction de ses mérites, de ses handicaps, de ses difficultés". Nicolas Sarkozy a par ailleurs affirmé que "l'éducation est une priorité", et qu'il faut arriver à "répondre au malaise de la fonction publique et aux difficultés d'être" des enseignants.
D'après agence
| L'enseignement professionnel, "clé du plein emploi" ? |
Alors que Nicolas Sarkozy était à Blois, François Fillon était ce même mardi en visite dans le lycée polyvalent des métiers de l'automobile Gaspard Monge de Savigny-sur-Orge, près de Paris. Il y a prôné une rénovation de l'enseignement professionnel, qui constitue selon lui l'une des clés pour parvenir au plein emploi en France. Dans ce but, "les trois quarts de l'effort consistent à améliorer la formation" et pour ce faire "l'enseignement professionnel est une filière essentielle", a souligné le chef du gouvernement. En ce jour de rentrée scolaire, François Fillon a confirmé avoir demandé au ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, "de poursuivre et d'amplifier l'effort de rénovation" de ce secteur. |
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