Xavier Darcos : "Le collège unique est dépassé"

le 05 septembre 2007 à 09h24 , mis à jour le 05 septembre 2007 à 11h10

Le ministre de l'Education dénonce "ce formatage absurde", alors que "ce qui compte (...) c'est d'accompagner individuellement les parcours" des élèves.

TF1-LCI, Xavier DarcosXavier Darcos © LCI

 

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Xavier Darcos invité de Christophe Barbier sur LCI

Au lendemain de la remise en cause du principe du collège unique par Nicolas Sarkozy, alors en visite à Blois à l'occasion de la rentrée des classes, le ministre de l'Education lui emboîte le pas. "Je crois que le collège unique est aujourd'hui totalement dépassé, a-t-il estimé mardi matin sur LCI. Ce qui compte pour (les élèves) c'est d'être réactif, c'est d'accompagner individuellement leurs parcours et non de faire ce formatage absurde et universel, le même enseignement pour tous au même moment". Un bémol toutefois à cette critique : "Mais je dois dire que le collège unique a déjà très sensiblement évolué sous les influences des réalités du terrain".

Le collège unique est au coeur d'un vaste débat. Créé en 1975, il consiste à enseigner les mêmes contenus à tous, sans filière ni possibilité d'orientation précoce. Le collège unique avait été mis en place au moment de l'augmentation de l'âge de la scolarité jusqu'à 16 ans, afin que tous les enfants bénéficient des mêmes enseignements.

Maîtriser les fondamentaux avant d'entrer en 6e

En revanche, à la question de savoir s'il y avait, dans la lettre de Nicolas Sarkozy adressée aux enseignants, l'idée d'un retour à la sélection avant la rentrée en 6e et en seconde, le ministre a répondu : "non, ce que dit le président de la République, c'est qu'il n'est pas dans l'intérêt des jeunes de rentrer par exemple au collège sans pouvoir bénéficier de l'enseignement du collège. Par conséquent il faut faire en sorte que l'élève qui y rentre ait les fondamentaux". Si les élèves ne les ont pas, "nous allons nous occuper d'eux spécialement (...) Je souhaite qu'en fin de CM2, nous ayons des dispositifs de vérification, de remédiation avec des dédoublements, des petits groupes de travail (...), pour faire en sorte que les élèves qui entrent en 6e ne soient pas dans ces difficultés", a ajouté le ministre. Pour cela, "il faut à nouveau un grand projet pour l'école primaire. Je l'annoncerai d'ici la fin du mois d'octobre".

Autre thème polémique : celui des effectifs... lié directement mardi à la question des horaires des cours par Nicolas Sarkozy, qui a estimé pouvoir libérer suffisamment de poste en diminuant le temps passé dans les classes par les enfants. Pour Xavier Darcos, "il n'est pas avéré que l'injection massive d'horaires, la surcharge des élèves soit de nature à les faire progresser". Le ministre de l'Education a par ailleurs estimé que Gérard Aschieri, le responsable de la principale fédération de l'Education, la FSU, "se trompe depuis 30 ans" en demandant des postes.

Enfin Xavier Darcos entend "allonger" la liste des 30 produits sur laquelle il s'est mis d'accord avec les principales enseignes de la grande distribution pour des prix bas : "Il faut ajouter les cartables, des fournitures supplémentaires". Il va rencontrer à la fin de ce trimestre la grande distribution pour faire une liste "un peu plus longue", a-t-il affirmé.

D'après agence

le 05 septembre 2007 à 09:24
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3 Commentaires

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  • Baal, le 05/09/2007 à 14h05

    Si par refus de selection on parle de refus du doublement (je vois pas pourquoi on appelle ça un REdoublement), c'est un peu idiot d'envoyer des élèves se planter parce qu'ils n'auront pas le niveau. Et c'est une motivation en moins.

  • Gerald, le 05/09/2007 à 12h05

    Les bonnes réponses au débat sur l'école sont dans le documentaire diffusé par Canal+ hier soir. On voit comment les fonctionnaires du Ministère rédigent des circulaires exactement contraires aux demandes explicites et claires du Ministre. En fait, depuis 30 ans, l'éducation nationale est aux mains d'un centaine de fonctionnaires d 'extrême gauche que les différents Ministres n'arrivent ni à virer (ce serait la seule bonne solution) ni à muter. Ils ont torpillé l'école au nom d'une idéologie aussi ringarde qu'absurde. Nulne s'étonne, dans ces conditions, que tous ceux qui le peuvent mettent leurs enfants dans l'enseignement privé et laissent les "docteurs Follamour de l'enseignement" expérimenter leurs recettes empoisonnées sur les plus pauvres et sur les immigrés (clandestins compris). Il vaut mieux orienter vers l'apprentissage dès 14 ans les enfants qui ne feront plus tard que des chômeurs potentiels si on les oriente vers l'enseignement supérieur. Résultat: on pourrait avoir un plombier compétent sans attendre 15jours et un homme heureux dans son travail, correctement rémunéré, sans compter un chômeur en moins

  • Bidou, le 05/09/2007 à 09h57

    J'entends déjà Monsieur Aschiéri crier au scandale. Au nom de quel principe les élèves ne pourraient-ils plus être égaux dans la médiocrité ?

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