© www.sxc.huPartis de la place du Châtelet, environ 400 manifestants ont participé samedi à Paris à la 11e édition de "Existrans", la marche des personnes transsexuelles et transgenres, qui dénoncent l'emprise de la psychiatrie sur leur prise en charge. "Contre la psychiatrisation, Resistrans" proclamait la banderole de tête du cortège qui a ensuite traversé le quartier du Marais pour gagner la place de la République.
"On est encore considérés comme des malades mentaux", a déploré Caphi, 49 ans, qui a commencé son traitement hormonal pour devenir une femme il y a trois ans. Le transsexualisme est inscrit depuis 1996 dans la liste des troubles de l'identité sexuelle par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
"Oestrogènes, testostérone, libres, gratuites et accessibles"
"Il faut faire sortir la question trans du champ médical et la ré-inscrire dans le champ du politique au sens noble, celui du vivre ensemble", a renchéri Jean-Raphaël Bourge, militant de l'association Les Panthères roses. Le cortège haut en couleurs reprenait en choeur des slogans tels que "psychiatres partout, hormones nulle part" ou encore "oestrogènes, testostérone, libres, gratuites et accessibles" pour dénoncer les difficultés à entrer, après notamment deux ans de suivi psychiatrique, dans une prise en charge par la Sécurité sociale de la "transition" d'homme vers femme (60% des cas) ou l'inverse.
De nombreuses associations, comme Act Up, qui alerte sur les ravages du sida chez les transsexuels marginalisés et parfois prostitués, SOS Homophobie, le MAG (jeunes gays et lesbiennes) participaient au défilé, aux côtés de membres d'Amnesty, du PCF ou de l'association Homosexualité et socialisme.
D'après agence
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