Elèves devant leur lycée © TF1/LCIUne centaine de personnes, enseignants, universitaires, chercheurs, réunis dans un Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire (CVUH), montent au créneau contre la journée de commémoration de la mort de Guy Môquet. Celle-ci doit être organisée le 22 octobre, dans tous les lycées. Il est prévu que soit lue la lettre du jeune résistant communiste adressée de sa prison à ses parents, avant d'être fusillé par l'occupant allemand, le 22 octobre 1941.
"Chaque acteur de l'espace scolaire jugera de l'attitude qui lui paraît la plus juste mais il ne nous apparaît pas possible, en tant qu'enseignants comme en tant que chercheurs, de cautionner d'une façon ou d'une autre une telle contrefaçon mémorielle", écrit sur son site internet le comité. Il dénonce l'"instrumentalisation" du "passé" à travers cette opération.
Bataillons de la mémoire
"Toutes les complexités de la Résistance disparaissent derrière l'écran blanc d'une dernière lettre sortie de son contexte", critique le comité. "Tout est fait pour que l'Ecole fabrique un mythe patriote en lieu et place d'une interrogation critique" sur "la mémoire nationale", affirme-t-il, dénonçant au passage une "véritable cérémonie de monument aux morts (...) inventée pour l'occasion" dans une circulaire du ministère de l'Education nationale parue le 30 août.
"Entre usage rugbystique (la lettre avait été lue aux joueurs de l'équipe de France de rugby le 7 septembre avant le match France-Argentine, ndlr) et cérémonie scolaire, tout se passe comme s'il s'agissait de mettre en place des bataillons de la mémoire dont les enseignants seraient les nouveaux 'hussards noirs', au service d'une mémoire aussi étroitement nationale que largement amnésique", estime le comité.
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




