Des mal-logés évacués à Paris par les forces de l'ordre © TF1/LCI![]() |
| Colère du DAL après l'évacuation de la rue de la Banque |
Les forces de l'ordre ont évacué mercredi sans incident à l'aube les familles de mal-logés représentant une centaine de personnes au total et les militants du Dal (Droit au Logement) installés avec des tentes rue de la Banque à Paris (IIè). Arrivés sur place à 5 heures 30, plusieurs dizaines de policiers et gendarmes mobiles ont commencé à démonter les tentes que les mal-logés avaient réinstallées mardi matin. Les tentes ont été confisquées et embarquées à bord de camions des forces de l'ordre tandis que leurs occupants rassemblaient leurs affaires.
A 6 heures, le démontage et le chargement des tentes étaient achevés, tandis qu'une partie des mal-logés quittait d'eux-mêmes la rue de la Banque avec leurs enfants et leurs bagages. Une vingtaine de femmes et leurs enfants restaient en revanche sur place et s'asseyaient à même le trottoir en scandant : "Oulala oulélé solidarité avec les mal-logés!" Finalement après quelques discussions avec les forces de l'ordre, ils ont accepté de quitter les lieux. A 6 heures 30, les opérations d'évacuations des tentes et des personnes étaient terminées, ont constaté les journalistes. Aucun incident n'a été à déplorer, a précisé un commissaire de police.
"Seules quelques personnes ont accepté d'être transportées dans un centre d'accueil pour boire un café", a ajouté ce commissaire, qui a souligné que la très grande majorité des manifestants ont quitté les lieux par eux-mêmes en empruntant le métro ou les bus. La police a également ôté les banderoles suspendues aux panneaux de signalisations et qui demandaient "Pour les précaires du logement, 100.000 logements tout de suite, 1 million très vite!!!".
Le DAL en colère
Le porte parole du DAL Jean-Baptiste Eyraud a dénoncé mercredi matin "l'absurdité et la brutalité de la réponse du gouvernement". L'évacuation s'est déroulée "sans accrocs", selon M. Eyraud qui a ajouté que ce n'était "pas par la force qu'on règlerait le problème". Jean-Baptiste Eyraud regrette qu'il n'y ait "aucun dialogue" avec le gouvernement sur la question des mal-logés. "Il n'y a même pas un dialogue de sourd, il y a la répression", a-t-il ajouté.
"Ce sont des gens qui travaillent, qui sont Français ou en situation régulière, mais qui n'ont pas assez d'argent pour avoir un logement social parce qu'il n'y a pas assez de HLM. Alors ils sont exploités par les marchands de sommeil, les hôtels", a-t-il expliqué, estimant que "230 familles" environ étaient passées sur ce campement installé rue de la Banque, à proximité sur Palais Brongniart (ancienne Bourse de Paris), depuis mercredi.
Le DAL et les mal-logés, évacués mercredi matin, appellent à un rassemblement sur place mercredi à 18 heures, selon Jean-Baptiste Eyraud. D'ici là, le DAL et les familles tentent de récupérer le matériel confisqué par les forces de l'ordre. "Il y avait une centaine de tentes", ajoute-t-il, "ainsi que certaines affaires personnelles des familles".
(D'après agence)
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