Martin Hirsch, ex-président d'Emmaüs France, ex-haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté © TF1-LCIL'amendement à la loi sur l'immigration privant les étrangers en situation irrégulière d'hébergement d'urgence, adopté par les sénateurs vendredi, n'a pas caractère définitif et le gouvernement compte répondre aux inquiétudes des associations concernées, a déclaré samedi Martin Hirsch, haut-commissaire aux Solidarités actives. Les sans-papiers "auront une place dans les centres d'urgence", a assuré l'ancien président de l'association Emmaüs France sur RTL, ajoutant que sur ce point sa position n'avait "pas évolué". "Toute la logique des centres d'urgence est d'héberger les gens en fonction de leurs besoins, dans des situations dans lesquelles ils n'ont pas de toit, pas d'endroit où dormir, été comme hiver", a-t-il dit, assurant qu'il n'y avait "aucune volonté du gouvernement de mettre à mal la mission" de ces centres.
Vendredi déjà, face à la fronde de plusieurs associations, Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration, Christine Boutin, ministre du Logement, et Martin Hirsch avaient précisé dans un communiqué que "le droit pour toute personne d'être accueillie dans une structure d'hébergement d'urgence n'est pas remis en cause" par la loi sur l'immigration adoptée dans la nuit de jeudi à vendredi par le Sénat. "La loi n'est pas définitivement votée ; l'Assemblée, à l'initiative de M. Mariani, a voté un texte, le Sénat l'a modifié mais on considère que ces modifications ne sont pas suffisantes pour apaiser les craintes des associations. Il n'y a rien de définitif", a expliqué Martin Hirsch au micro de RTL.
Discuter avec les associations
Le haut-commissaire aux Solidarités actives a évoqué la réunion d'une commission mixte paritaire dans huit jours. "Entre-temps on proposera ce qui convient aux associations et facilite leur travail", a-t-il dit. "On verra si l'accord avec les associations passe par la suppression de l'article, ou sa modification, ou son interprétation, ça je ne peux pas en présager. Ce que je peux vous assurer, c'est qu'il y a une volonté ferme du gouvernement de trouver une solution qui (satisfasse) les associations."
Vendredi, les sénateurs avaient refusé de supprimer un article ajouté par les députés pour exclure les sans-papiers de l'accès à l'hébergement d'urgence, se contentant d'une modification technique. Interrogé samedi sur cet amendement, Brice Hortefeux a déclaré qu'"il y a des mesures qui méritent réflexion, cette réflexion sera avancée et débattue chez Martin Hirsch lundi matin, on exprimera une position". "Je ne suis pas en opposition avec Martin Hirsch, ça c'est clair", a ajouté le ministre devant la presse en marge du conseil national de l'UMP, à la Mutualité à Paris.
(D'après agence)
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