Les sans-papiers ne seront pas exclus de l'hébergement d'urgence

le 06 octobre 2007 à 07h13 , mis à jour le 06 octobre 2007 à 12h43

Martin Hirsch, Brice Hortefeux et Christine Boutin assurent communément que le droit pour "toute personne" d'être accueillie dans ces structures "n'est pas remis en cause".

TF1 / LCI Un centre d'hébergement d'urgenceUn centre d'hébergement d'urgence © LCI

Dans un communiqué commun, trois membres du gouvernement, les ministres de l'Immigration  Brice Hortefeux, du Logement Christine Boutin et le Haut Commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté Martin Hirsch assurent que les sans-papiers ne seront pas exclus de l'hébergement d'urgence. Ils soulignent que le droit pour "toute personne" -  y compris sans-papier - d'être accueillie dans une structure d'hébergement d'urgence "n'est pas remis en cause" par l'article 21 sur l'hébergement d'urgence présenté par le député UMP Thierry Mariani. Les trois signataires, conscients des "vives inquiétudes des associations"  ont en revanche indiqué que la personne accueillie en hébergement d'urgence "ne  peut faire valoir un droit à un logement au titre de la loi DALO (Droit au  logement opposable) si elle ne peut pas justifier de la régularité de son séjour  en France". Selon eux, la "portée de la modification" effectuée par le Sénat le 4  octobre "doit être précisée afin d'éviter les malentendus".

L'article concerné stipule selon eux que "toute personne accueillie dans une structure d'hébergement d'urgence doit pouvoir y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée si elle  peut justifier de la régularité de son séjour sur le territoire dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. Cette orientation est effectuée vers une structure d'hébergement stable ou de soins, ou vers un  logement, adaptés à sa situation". Les trois membres du gouvernement "souhaitent réaffirmer leur souhait que la mission d'accueil puisse être assurée dans de bonnes conditions sans compliquer la tâche de tous ceux qui, sur le terrain, font un travail difficile  et utile". Ils indiquent que les associations concernées "seront reçues  conjointement dès lundi pour entendre leurs analyses et lever leurs interrogations".

"Inacceptable" et  "discriminatoire"

L'exclusion envisagée des sans-papiers des centres d'hébergement d'urgence avait suscité un tollé parmi les associations. Au début de la semaine, Emmaüs France, l'association Emmaüs, la Fondation  Abbé Pierre, la Fédération nationale des associations d'accueil et de  réinsertion sociale (Fnars) et la Cimade (Service oecuménique d'entraide)  avaient solennellement demandé aux sénateurs de s'opposer à cette disposition. Vendredi, la Fnars, qui gère 90% des centres d'hébergement, avait demandé  "la suppression" de l'article incriminé indiquant qu'il allait "conduire les  structures d'hébergement à assumer un rôle de répression et de contrôle alors  que leur mission essentielle est d'apporter une aide à toutes les personnes en  détresse, quelle que soit leur situation administrative".

De leur côté, les députés socialistes avaient appelé "solennellement"  vendredi les parlementaires à reveni sur cet amendement. Au sein même du gouvernement, Martin Hirsch lui-même avait fait part de sa  vive opposition à cette exclusion.avait relayé l'indignation des  associations en qualifiant vendredi cette disposition "d'inacceptable" et  "discriminatoire". L'ancien président d'Emmaüs avait assuré vendredi le  secrétaire général du Secours catholique "de sa détermination à faire supprimer  la disposition". Il avait également indiqué s'être entretenu dans la journée avec M.  Hortefeux pour "trouver une solution".

Des mal-logés dorment sur le pavé parisien

Quelques dizaines de mal-logés - en majorité des  femmes africaines - ont passé la nuit de vendredi à samedi sous de grandes  bâches installées sur le trottoir gauche de la rue de la Banque à Paris (IIe). A 7h30 samedi, ils étaient encore une vingtaine allongés sur le trottoir  tandis qu'une vingtaine d'autres scandaient de temps à autre des slogans comme  "Un toit, c'est la loi" ou "so so ... solidarité avec les mal logés", rythmés  par un tam-tam. Vendredi soir, les sans-papiers qui occupaient depuis cinq mois l'église Saint-Paul de Massy (Essonne) ont eux quitté l'édifice après un déploiement de CRS et un ordre d'expulsion du tribunal des référés d'Evry.

D'après agence    

le 06 octobre 2007 à 07:13
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7 Commentaires

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  • Danton, le 06/10/2007 à 12h39

    Ceci est la preuve évidente que les promesses de sarkozi n'engage que ceux qui y on cru

  • PP, le 06/10/2007 à 10h06

    J'ai voté pour N.S car je pensais qu'il allait enfin prendre les bonnes mesures contre les méfaits de l'immigration.Je me suis trompé car je vois que ce ne sont que pas en arrière. Non les sans papiers ne doivent pas avoir autant voire plus de droits que les Français. Ce gouvernement est dans la continuité de ce que faisait le P.S et nous voyons que la seule alternative reste et sera le F.N

  • FLAMAND, le 06/10/2007 à 10h01

    Et voilà le retour de la PENSEE UNIQUE! Nous allons devoir payer pour les personnes qui vont continuer à entrer illégalement sur notre territoire! Difficile la rupture!

  • PATIN Didier, le 06/10/2007 à 09h37

    Depuis l'arrivé de Mr Sarkozy la France a perdu son identité, ,notre pays n'est plus le pays des droits de l'homme.

  • Quesada, le 06/10/2007 à 08h47

    Et tout cela à crédit sur le dos des générations futures qui paieront les dettes .Au fait il va leur rester quoi comme argent aux générations futures puisque on a tout dépensé?

  • Champion, le 06/10/2007 à 08h37

    Qui va mettre la main a la poche ? nos élus,nos ministres,nos entreprises? Non je ne réve plus c'est le contribuable nous les riches qui gagnons 1235 euros.Vive la France le pays ou les portes monnaies se vide tout seul???

  • Kbour, le 06/10/2007 à 08h12

    On sent là les limites de la rupture pronée par Sarkosy. Au fond, on prend les memes et on recommence. Les électeurs de Sarko ont du apprécier!!!!

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