
Début octobre, la Cimade dénonçait, dans son rapport 2006 sur les centres de rétention, "l'industrialisation de la rétention" qui transforme ces endroits en "de véritables camps où règnent l'anonymat, le désespoir et où la tension est permanente". Une critique cruellement remise en lumière avec les tentatives de suicide de quatre étrangers sans-papiers au centre de rétention administrative du Canet, à Marseille. Elles ont toutes eu lieu mercredi ; elles étaient le fait de trois Algériens et d'un Marocain, et selon une source policière, "aucune de ces tentatives n'était vraiment sérieuse".
Clandestins : les chiffres et la polémique
Le nombre de clandestins présents en France a baissé de 6% en 2007, affirme Brice Hortefeux. Mais son mode de calcul est contesté.
Publié le 18/01/2008
La police a reconnu que ces quatre tentatives n'étaient pas concertées, sauf pour deux d'entre elles concernant deux Algériens, âgés de 27 et 24 ans, qui sortaient de prison après une condamnation assortie d'une interdiction du territoire. Avant une rencontre avec le consul d'Algérie, l'un a tenté de se pendre avec ses draps et l'autre a absorbé du savon. Tous deux ont été placés en hôpital psychiatrique à Marseille. Les deux autres tentatives de suicide concernaient un Marocain de 22 ans, qui a tenté de se lacérer avec des ustensiles de plastique et est resté au centre de détention après avoir été examiné par un médecin, et un Algérien de 26 ans qui a tenté de se pendre, sans perdre connaissance, et a été expulsé vendredi vers l'Algérie.
La Cimade, seule association présente au quotidien dans les centres de rétention, a dénoncé cette "journée noire" et le manque de temps pour écouter chacune des personnes retenues au centre du Canet du fait de la forte augmentation de leur nombre. C'est dans ce même centre du Canet qu'un sans-papiers turc de 22 ans s'était suicidé en décembre 2006...
D'après agence
Retour MYTF1
Clandestins : les chiffres et la polémique
Chargement en cours...




