Brice Hortefeux lors de la présentation du projet de loi sur l'immigration à l'Assemblée nationale © LCISi l'on en croit les déclarations du gouvernement et de l'UMP, les sept sénateurs et sept députés - en majorité UMP - qui se réunissent ce mardi en commission mixte paritaire au Palais du Luxembourg, pour discuter du projet de loi sur l'immigration, devraient retenir grosso modo la version édulcorée issue du Sénat de l'amendement très controversé sur les tests ADN. Le gouvernement a en effet clairement fait savoir qu'il n'entendait ni retirer ni retoucher la version du texte des sénateurs, "beaucoup plus protectrice" pour Roger Karoutchi (Relations avec le Parlement) et qui "apaisera toutes les inquiétudes", selon Brice Hortefeux (Immigration).
Le gouvernement ayant retenu pour le projet de loi sur l'immigration la procédure d'urgence, le texte de Brice Hortefeux ne sera examiné qu'une fois par l'Assemblée nationale et par le Sénat. Le calendrier est donc simple : c'est la commission mixte paritaire qui va devoir trouver un accord. Ensemble, les sept sénateurs et sept députés examineront toutes les divergences apparues entre l'Assemblée nationale et le Sénat afin de trouver une position commune. Notamment sur les éléments les plus controversés de ce texte... comme le recours aux tests ADN dans le cadre d'un regroupement familial. Toutefois, si cette commission ne parvenait pas à trouver un terrain d'entente, alors, ce serait le vote de l'Assemblée nationale qui prévaudrait.
Rachida Dati a défendu lundi cet amendement sur les tests ADN en estimant que son objectif n'était "pas contraire à la dignité". Selon la ministre de la Justice, "il s'agit de lutter contre filières clandestines et filières de sans-papiers", a-t-elle fait valoir sur France 3. "Cet amendement parlementaire a été revu, réécrit, corrigé". Depuis les Pays-Bas, où les tests ADN sont pratiqués pour les candidats au regroupement familial, le Premier ministre François Fillon avait souligné un peu plus tôt que le gouvernement apporterait son "soutien" au vote de l'amendement. Dan un entretien au Figaro, mardi, Thierry Mariani, député UMP auteur de l'amendement controversé estime que c'est "un élément mineur de la loi -je n'ose pas dire détail- qui va concerner entre 500 et 3 000 cas par an".
| Hébergement d'urgence: Mariani d'accord pour le retrait du dispositif |
Thierry Mariani, député UMP auteur des deux amendements controversés sur les tests ADN et l'hébergement d'urgence dans le projet de loi sur l'immigration, se dit d'accord pour un retrait de la disposition sur l'hébergement d'urgence, dans un entretien au Figaro mardi. "Je propose une suppression", indique le député du Vaucluse. "Il n'a jamais été dans mon objectif de refuser l'hébergement d'urgence aux étrangers, quelle que soit leur situation", dit-il. "Je voulais juste éviter que l'hébergement dit de stabilisation, en clair ce qui se situe entre urgence et HLM, soit réservé aux personnes en situation irrégulière", ajoute-t-il. "Il semble que les décrets de la loi sur le droit au logement opposable le précisent. Dans ce cas, je ne vois aucune raison de ne pas le retirer", indique Thierry Mariani. |
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