Elèves devant leur lycée © TF1/LCILCI.fr : Vous faites partie du Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire (CVUH) qui a estimé impossible de "cautionner" la journée de commémoration de la mort de Guy Môquet dans les lycées. Expliquez nous votre position.
OLT : La lettre lue comme ça, sous forme cérémonielle pose problème. Pour nous, l'usage de cette lettre doit être d'abord pédagogique. Il faut restituer la lecture de la lettre de Guy Môquet dans son contexte et par rapport au programme de chaque classe. Il ne faut pas plaquer cette lettre de l'extérieur pour une cérémonie qui n'aurait pas de sens et ne serait pas adaptée.
LCI.fr : Comment organisez-vous vos cours aujourd'hui ?
OLT : Le proviseur n'a donné aucune consigne. Je vais distribuer la lettre de Guy Môquet à chacune de mes classes de lycée, accompagnée d'un questionnaire adapté au programme de chacun. Ils prendront, s'ils le souhaitent quelques minutes pour la lire, silencieusement. Il n'y aura pas dans ma classe de cérémonie de lecture de la lettre. Chacun agit de la manière la plus juste pédagogiquement.
LCI.fr : Cette journée donnera-t-elle toutefois l'occasion de reparler de Guy Môquet en cours ?
OLT : Oui. Les élèves vont répondre chez eux au questionnaire distribué aujourd'hui. Lors d'un prochain cours, nous en reparlerons. Avec les classes de Première, j'ai joint au document de Guy Môquet la lettre de Manouchian (NDLR : Michel Missak, également militant communiste exécuté par les nazis). Avec les Terminale, avec qui l'on travaille sur la colonisation, j'ai joint un document sur la mort d'un Vietnamien, exécuté le même jour que Guy Môquet. C'est une façon de parler de lui en mettant à distance le rapport à la lettre.
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