Meeting-concert au Zénith de Paris contre les tests ADN (14 octobre 2007) © TF1/LCI |
| Les coulisses du Zénith avant le rassemblement |
Pour Philippe Val, directeur de publication de Charlie Hebdo, "c'est le premier meeting d'opposition républicaine à Nicolas Sarkozy". Musique, discours et défilé de personnalités : le meeting-concert organisé par SOS Racisme contre les tests ADN a attiré de nombreuses personnes au Zénith de Paris. Sont venus de nombreux responsables de gauche, dont François Hollande (PS) ; mais également des personnalités de la droite ou du centre, comme François Bayrou (Modem) et François Goulard (UMP).
Car même si l'amendement ADN, version allégée, a été adopté par le Sénat, l'affrontement autour du projet de loi sur l'immigration ne cesse pas. La Commission mixte paritaire (composée de 7 députés et 7 sénateurs) doit se réunir le 16 octobre pour élaborer une version du texte commune. Dans l'intervalle, la mobilisation se poursuit.
Dimanche, devant quelque 6000 personnes, selon les organisateurs, le numéro un socialiste a résumé les deux principaux griefs portés par tous les orateurs. "Cet amendement instaure une discrimination entre étrangers et Français et met la génétique là où elle n'a pas sa place", dans le droit de la famille, a-t-il protesté. Le Premier secrétaire du Parti socialiste n'a également pas manqué de saluer à sa manière la présence à ses côtés de MM. Bayrou et Goulard, donnant à cette occasion sa version de l'"ouverture" vantée par Nicolas Sarkozy : "nous sommes pour l'ouverture chaque fois qu'il faut défendre les valeurs essentielles, les principes républicains".
Saisir le Conseil constitutionnel
Très applaudi, le leader du Modem a également invoqué la France et son histoire pour fustiger un amendement même "édulcoré". En cas d'adoption, "il faudra que les parlementaires de toutes tendances saisissent le Conseil constitutionnel", a lancé François Bayrou, alors que les socialistes ont promis d'engager cette procédure si besoin. Mais, devant la presse, l'ex-candidat à la présidentielle a pris soin de préciser que le Zénith n'était pas le théâtre d'un rassemblement d'"opposition". "On se tromperait en faisant de cette affaire une affaire politicienne, c'est une affaire de principes", a-t-il fait valoir.
Alternant moments musicaux et discours sobres ou enflammés, se sont succédé sur scène, devant le logo "Touche pas à mon ADN", Laurent Fabius (PS), qui a dénoncé "un énorme clin d'oeil scandaleux à l'extrême droite", Clémentine Autain (app-PCF), l'ancien ministre communiste Jack Ralite, des intellectuels comme l'écrivain Bernard-Henri Lévy et des scientifiques comme le généticien Axel Kahn. De nombreuses vedettes s'étaient également mobilisées, dont Isabelle Adjani, Michel Piccoli et Renaud, et le chanteur ivoirien Tiken Jah Fakoly. Dimanche, SOS Racisme affirmait que "200.000 personnes" avaient signé la pétition "Touche pas à mon ADN" lancée par l'association avec les deux journaux partenaires.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...





