Marche de soutien à Ingrid Betancourt à Paris, le 18 novembre 2007 © TF1-LCIIl espérait arriver mardi à Paris avec enfin une preuve de vie, tout comme la famille Betancourt qui organise ce dimanche une journée de soutien (lire ci-dessous). Le président vénézuelien Hugo Chavez a reconnu dimanche, à deux jours de sa visite, qu'il n'avait "pas encore de preuve matérielle de vie comme une vidéo ou un enregistrement" de Ingrid Betancourt, la Franco-colombienne retenue depuis février 2002 par la guérilla marxiste des Farc.
Mais il est "sûr" qu'elle est en vie. "J'ai reçu hier (samedi) un message de Marulanda (le chef des Farc) me demandant de croire en sa parole et que je le transmette au président Sarkozy", a-t-il dit. "Je veux croire Marulanda", a-t-il affirmé, soulignant qu'il y avait un espoir qu'elle "soit libérée bientôt".
Concert au Zénith
Le président vénézuelien est mandaté depuis deux mois par le gouvernement colombien afin de favoriser un échange humanitaire entre 500 guérilleros emprisonnés et un groupe de 45 otages, dont trois Américains et Ingrid Betancourt. C'est dans le cadre de cette mission qu'il sera reçu mardi, pour la première fois, par Nicolas Sarkozy. Le président français a fait de la libération d'Ingrid Betancourt l' une de ses priorités.
Pour appuyer ce processus, les comités de soutien et la famille en France d'Ingrid Betancourt organisaient ce dimanche à Paris une marche pour sa libération. Etaient présents Mélanie et Lorenzo Delloye, les enfants de l'otage, sa mère et son mari venus de Bogota et plusieurs personnalités dont le maire de Paris Bertrand Delanoë. Les manifestants ont effectué un lâcher de ballons blancs et ont défilé du parvis des droits de l'Homme jusqu'au mur de la paix, sur le Champ de Mars. A suivi un concert au Zénith avec les chanteurs Renaud, Alain Souchon, Julien Clerc, Carla Bruni ou encore Vincent Delerm.
"S'il n'y a pas de vidéo (ndlr : apportée mardi par Hugo Chavez), on est en droit de s'inquiéter", a commenté l'ex-mari d'Ingrid Betancourt. La médiatrice colombienne Piedad Cordoba, partie prenante de la négociation de l'accord humanitaire aux côtés d'Hugo Chavez, n'était pas présente dimanche à Paris comme prévu. Selon la famille d'Ingrid Betancourt, Hugo Chavez lui aurait demandé de se rendre à Caracas pour recueillir d'éventuelles preuves de vie, et cette dernière n'arriverait que lundi dans la capitale.
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