Un étudiant pro-blocage en novembre 2007 © TF1/LCI |
| Julliard déçu par sa rencontre avec Pécresse |
Le président de l'Unef, Bruno Julliard, a estimé jeudi que la rencontre avec Valérie Pécresse n'avait "pas été du tout concluante" et a appelé à "amplifier la mobilisation". La ministre de l'Enseignement supérieur "a pris note de nos revendications, elle ne s'est engagée sur aucun des sujets", a regretté le responsable étudiant. En revanche, le président de la Fage, Thiébaut Weber, a estimé que la ministre était "prête à donner des garanties" sur certains points de sa loi, jugeant que "la voie du dialogue est ouverte". De son côté, Olivier Vial, le président des étudiants de l'UNI, favorables à la loi Pécresse, a assuré jeudi avoir obtenu des "garanties" de la ministre de l'Enseignement supérieur que "la loi serait appliquée" et que "les recteurs allaient monter en première ligne" pour l'expliquer aux étudiants.
Avant de recevoir les syndicats étudiants, qui demandent, à l'exception de l'UNI, le retrait de la loi sur l'autonomie des universités, et alors que 46 établissements sont perturbés, dont 30 totalement ou partiellement bloqués, la ministre s'était également entretenue avec les présidents d'universités. Et ces derniers ont communément prévenu que "les cours ne seront pas aménagés" en vue des examens, qui s'échelonneront entre la mi-décembre et la mi-janvier. La raison : beaucoup d'enseignants-chercheurs, "la majorité, sont hostiles au blocage, estiment qu'on les place devant le fait accompli", a expliqué le porte-parole de la conférence des présidents d'universités. Le "premier semestre est très lourd, très difficile à remettre sur pied quand il y a des grèves et des blocages, on n'a pas de marge", a-t-il ajouté.
Le point sur les facs bloquées
Dans le détail, Amiens, Angers, Besançon, Bordeaux II et III, Brest, Caen, Dijon, Le Havre, La Rochelle, Limoges, Lille I, Lille III, Montpellier II et Montpellier III, Metz, Nancy II, Lyon II, Nantes, Orléans, Paris I-Tolbiac, Paris III, Paris VIII, Paris XIII, Pau, Perpignan, Rouen, Toulouse II-Le Mirail, Toulouse III, Aix Marseille et l'IUT de Tarbes sont bloqués. Des barrages filtrants sont installés à Chambéry, Orléans, Paris XII et Rennes I. Les assemblées générales de Lille II, Amiens, Dijon, Reims avaient de leur côté voté la grève pour jeudi. Les administrations de Grenoble III et Paris IV-Sorbonne ont maintenu la fermeture de leurs sites et Lyon 2 a décidé la fermeture jusqu'à lundi. S'ajoute enfin le cas particulier de Paris X-Nanterre : faute de transports, le blocage n'a pas pu se mettre en place, selon l'Unef.
Situation différente à Rennes 2, l'une des facs à la pointe de la contestation. Les cours ont repris jeudi après l'évacuation dans la nuit des jeunes qui bloquaient l'université depuis le 6 novembre. "Nous avons comme prévu ouvert tous les bâtiments, même si la rentrée a été un peu tendue", a constaté le président de l'université, Marc Gontard. Le président a toutefois jugé que la situation n'était "pas encore stabilisée" car "un groupe de 100 à 150 personnes cherche encore l'occasion de bloquer l'université". Une assemblée générale "de grévistes" a rassemblé dans l'après-midi quelque 300 personnes selon l'Unef, un chiffre bien inférieur aux précédentes AG. La décision d'organiser un vote sur un nouveau blocage sera examinée lors de prochaine AG, prévue lundi à 12h30, selon les syndicats Sud et Unef.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




