Dialogue de sourds entre Pécresse et les étudiants

le 15 novembre 2007 à 14h29 , mis à jour le 15 novembre 2007 à 22h24

L'Unef appelle à "amplifier la mobilisation" après sa rencontre avec la ministre - rencontre "pas du tout concluante" selon Bruno Julliard.

Un étudiant pro-blocageUn étudiant pro-blocage en novembre 2007 © TF1/LCI

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Julliard déçu par sa rencontre avec Pécresse
 

Le président de l'Unef, Bruno Julliard, a estimé jeudi que la rencontre avec Valérie Pécresse n'avait "pas été du tout concluante" et a appelé à "amplifier la mobilisation". La ministre de l'Enseignement supérieur "a pris note de nos revendications, elle ne s'est engagée sur aucun des sujets", a regretté le responsable étudiant. En revanche, le président de la Fage, Thiébaut Weber, a estimé que la ministre était "prête à donner des garanties" sur certains points de sa loi, jugeant que "la voie du dialogue est ouverte". De son côté, Olivier Vial, le président des étudiants de l'UNI, favorables à la loi Pécresse, a assuré jeudi avoir obtenu des "garanties" de la ministre de l'Enseignement supérieur que "la loi serait appliquée" et que "les recteurs allaient monter en première ligne" pour l'expliquer aux étudiants.

Avant de recevoir les syndicats étudiants, qui demandent, à l'exception de l'UNI, le retrait de la loi sur l'autonomie des universités, et alors que 46 établissements sont perturbés, dont 30 totalement ou partiellement bloqués, la ministre s'était également entretenue avec  les présidents d'universités. Et ces derniers ont communément prévenu que "les cours ne seront pas aménagés" en vue des examens, qui s'échelonneront  entre la mi-décembre et la mi-janvier. La raison : beaucoup d'enseignants-chercheurs, "la majorité, sont hostiles  au blocage, estiment qu'on les place devant le fait accompli", a expliqué le porte-parole de la conférence des présidents d'universités. Le "premier semestre est très lourd, très difficile à remettre sur pied quand il y a des grèves et des blocages, on n'a pas de  marge", a-t-il ajouté.

Le point sur les facs bloquées

Dans le détail, Amiens, Angers, Besançon, Bordeaux II et III, Brest, Caen,  Dijon, Le Havre, La Rochelle, Limoges, Lille I, Lille III, Montpellier II et Montpellier III, Metz, Nancy II, Lyon II, Nantes, Orléans, Paris I-Tolbiac, Paris III, Paris VIII, Paris XIII, Pau,  Perpignan, Rouen, Toulouse II-Le Mirail, Toulouse III, Aix Marseille et l'IUT de Tarbes sont bloqués. Des barrages filtrants sont installés à Chambéry, Orléans, Paris XII et Rennes I. Les assemblées générales de Lille II, Amiens, Dijon, Reims avaient de leur côté voté la grève pour jeudi. Les administrations de Grenoble III et Paris  IV-Sorbonne ont maintenu la fermeture de leurs sites et Lyon 2 a décidé la fermeture jusqu'à lundi. S'ajoute enfin le cas particulier de Paris X-Nanterre : faute de transports, le blocage n'a pas pu se mettre en place, selon l'Unef.

Situation différente à Rennes 2, l'une des facs à la pointe de la contestation. Les cours ont repris jeudi après l'évacuation dans la nuit des jeunes qui bloquaient l'université depuis le 6 novembre. "Nous avons comme prévu ouvert tous les bâtiments, même si la rentrée a été un peu tendue", a constaté le président de l'université, Marc Gontard. Le président a toutefois jugé que la situation n'était "pas encore stabilisée" car "un groupe de 100 à 150 personnes cherche encore l'occasion de bloquer l'université". Une assemblée générale "de grévistes" a rassemblé dans l'après-midi quelque 300 personnes selon l'Unef, un chiffre bien inférieur aux précédentes AG. La décision d'organiser un vote sur un nouveau blocage sera examinée lors de prochaine AG, prévue lundi à 12h30, selon les syndicats Sud et Unef.

D'après agence

le 15 novembre 2007 à 14:29
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17 Commentaires

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  • S4turn, le 15/11/2007 à 22h01

    Ce que les grévistes (et bloqueurs) attendent est avant tout un engagement de Mme Pecresse, de discuter et négocier. A-t-on réellement besoin de démontrer la force de blocage potentielle face à la force réformiste du gouvernement ? Pourrions-nous essayer de négocier avant de paralyser les cours ? Cela semble malheuresement impossible désormais étant donné que les traditions françaises ne sont pas dans la négociation ante-grève, et le rapport de force a déjà commencé ..

  • Pardi, le 15/11/2007 à 21h42

    Cette loi est totalement inutile et ne réformera rien. Elle ne fera qu'aggraver le clientélisme en vigueur dans les universités. Les présidents ne représentent plus qu'eux-mêmes et leur avidité devant les pleins pouvoirs qui leurs sont promis.

  • D.MAS, le 15/11/2007 à 21h11

    Où est la démocratie quand 150 activistes en AG bloquent une université face à quelques milliers d'étudiants et d'enseignants ??? Quand tant d'autres jeunes n'ont même jamais eu la chance de franchir la porte d'une fac ... J'arriverai à comprendre Mao qui mettait les étudiants dans les champs ... vous avez dit bizarre ???

  • Nouyrigat, le 15/11/2007 à 20h45

    Dialogue de sourds entre Pécresse et les "Syndicats" étudiants merci

  • David, le 15/11/2007 à 20h33

    Moi aussi étudiants contre ces blocages par ces minorités d'extremes Gauche unissons nous et allons les déloger, d'autant que ceux ci ne prennent les facs que pour glander!!!

  • Nouchka, le 15/11/2007 à 20h24

    Mais c'est une bonne réforme, ça va empêcher tous les glandeurs, qu'il y a dans les FAC et les Universités, de glander... ben!!! oui!!! va falloir ce mettre au boulot. Les élèves méritants auront des bourses si les parents n'ont pas les moyens et les autres iront glander aileurs ou glanderont aux frais de leurs parents.

  • Liliane, le 15/11/2007 à 20h23

    Ils n'ont pas de contrat de travail, la grève est donc ILLEGALE. Ils s'inscrivent de leur propre initiative en faculté, font des études, que le contribuable finance, s'ils ne sont pas contents, qu'ils quittent les facultés.

  • Becquart, le 15/11/2007 à 20h20

    Je trouve que les cheminots ont raison,de faire la greve nous allons tout perdre nos acquis depuis les greves de 1936, il faut lutter car bientot nous allons vers la precarite pous tout le monde ouverier

  • Aigle, le 15/11/2007 à 20h05

    Ces étudiants là - ou plus probablement pseudo étudiants - ne veulent qu'une chose : le bazar. Ils sopnt prêts à employer toutes les ressources non démocratiques et tyraniques pour parvenir à leurs fins et la seule chose à faire est de les chasser purement et simplement.

  • Hervé, le 15/11/2007 à 19h53

    Julliard n'existe que dans la contestation. quoiqu'aurait dit la ministre, il aurait trouvé une raison de continuer la greve.

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