Des étudiants qui tentent de bloquer une université à Tours © TF1/LCILa grogne des étudiants monte, doucement. Mercredi, 21 universités étaient concernées, partiellement ou totalement, par les blocages, contre déjà treize lundi. Le risque de contagion menace donc toujours, alors que les assemblées générales ont souvent donné lieu mardi à de vifs débats entre étudiants grévistes et non grévistes. Brest, Amiens, Paris VIII et Bordeaux III, mais aussi Lille I et Lille III, Toulouse II-le Mirail, Montpellier III, Caen, Nantes, Tours, Pau, Limoges, Paris I-Tolbiac et Lyon II sont affectés. Le blocage a également été voté mardi à Rennes I, Toulouse III et Besançon. La tentative de blocage de Paris X-Nanterre s'est elle soldée mardi matin par un affrontement musclé entre étudiants qui voulaient bloquer le campus et forces de l'ordre, sous l'oeil des étudiants anti-blocage.
A Rennes, une majorité d'étudiants se sont prononcés lundi contre le blocage lors d'un vote à bulletin secret, mais des étudiants radicaux ont empêché la reprise des cours mardi. "Au moment d'ouvrir les portes, une centaine d'individus armés de barres de fer et de barres de bois se sont interposés et nous avons décidé de laisser l'université fermée par mesure de sécurité", a déclaré Jean-Emile Gombert, vice-président de Rennes II. Bruno Julliard, président de l'Unef a estimé mardi sur France 2 qu'il fallait "respecter le vote majoritaire".
Bordeaux, Lyon, Toulouse, Lille
A Bordeaux, les étudiants de l'université Bordeaux III ont voté mardi en faveur du blocage de l'établissement. Plus de 1500 étudiants ont participé à une assemblée générale qui a vu le blocage, selon les organisateurs du vote, adopté à main levée à "environ 60%". A Lyon, le campus de Bron où est installée une partie de l'université Lyon 2, est le seul site universitaire occupé. A Toulouse, les étudiants de la faculté du Mirail ont voté la reconduction du blocage de leur faculté jusqu'au 20 novembre. Plusieurs bâtiments de l'université Paul-Sabatier, toujours à Toulouse, étaient bloqués, avant même la tenue du vote en assemblée générale sur la poursuite ou l'abandon du blocage. A Pau, le blocage a également été reconduit ,de même que lundi à Paris X-Nanterre, ou encore à Lille-I et Lille III. Et mardi soir, la police a fait évacuer une quarantaine d'étudiants qui occupaient la fac de Grenoble.
La coordination étudiante a par ailleurs appelé à bloquer les gares à partir de mardi soir, pour coïncider avec le début de la grève des cheminots contre la réforme des régimes spéciaux de retraite. Une idée considérée comme "dangereuse" par la présidente de la SNCF, Anne-Marie Idrac, et repoussée par l'Unef. "Ce type d'action radicale, comme bloquer les gares, est contre-productif, si l'on veut augmenter la mobilisation étudiante et éviter de se mettre une majorité de l'opinion publique sur le dos", a dit Bruno Julliard dans Le Parisien. De son côté, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur, a à nouveau condamné "avec vigueur toute forme de violence et de dégradation" qui peuvent avoir lieu lors des blocages d'universités.
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(D'après agence)
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