La moitié des facs perturbées

le 16 novembre 2007 à 18h53 , mis à jour le 16 novembre 2007 à 19h59

43 sites universitaires étaient perturbés vendredi soir par la contestation étudiante, dont 28 bloqués à des degrés divers.

L'intervention des CRS à la fac de Nanterre, le 13 novembre 2007L'intervention des CRS à la fac de Nanterre, le 13 novembre 2007 © LCI

Une quarantaine d'universités perturbées, presque trente bloquées à des degrés divers, huit fermées sur décision administrative. Le mouvement étudiant contre la loi Pécresse sur l'autonomie des universités ne faiblit pas après plus d'une semaine d'AG, de blocages et autres marques de protestation. De son côté, la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse faisait état vendredi matin de 32 universités touchées "à des degrés divers". Parmi les universités bloquées, pour tout ou partie de leur site, figuraient Bordeaux II et Bordeaux III, Caen, Grenoble III, La Rochelle, Lille I et Lille III, Nancy II, Paris I-Tolbiac, Paris III, Paris V, Paris VIII, Paris XII, Paris XIII, Rouen, Toulouse II et III, et l'IUT de Tarbes. S'ajoute le cas particulier de Paris X-Nanterre, qui, faute de transports en commun vendredi, le blocage n'a pas pu se mettre en place, selon l'Unef.

Une demi-douzaine de sites universitaires occupés par des protestataires ont par ailleurs été évacués à Paris et en province par les forces de l'ordre, jeudi soir et vendredi. La faculté de lettres de Montpellier, qui était bloquée par une cinquantaine de personnes depuis plusieurs jours, a été évacuée par la police vendredi lors d'une opération qui s'est déroulée sans incident. "Pour la majorité, ces personnes n'étaient pas des étudiants de ma faculté. Cela ne pouvait plus durer", a déclaré le président de l'université Montpellier 3, Jean-Marie Miossec. Jeudi soir, la police a également évacué, sans incidents, 50 étudiants qui occupaient l'amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne, à Paris, puis, 80 autres qui bloquaient le deuxième étage de l'université au coeur du Quartier latin. D'autres évacuations ont eu lieu jeudi soir à Nantes et à Lyon, tandis qu'à Strasbourg, une quinzaine d'étudiants qui occupaient un amphithéâtre ont été évacués à l'université Marc Bloch.

La coordination étudiante à Tours

Ce week-end, la coordination étudiante a prévu de se réunir pour la troisième fois. Après Rennes il y a une semaine, les délégués des grévistes se retrouveront à Tours dans un amphithéâtre de la faculté des lettres et sciences humaines, a précisé un porte-parole, Damien Bouchée. "On table sur la présence d'une centaine de délégués venus de la cinquantaine d'universités aujourd'hui inscrites dans le mouvement d'opposition à la loi Pécresse", a-t-il dit, évoquant une "très forte tension" sur les campus à travers le pays.

La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a condamné vigoureusement vendredi les blocages de sites universitaires a appelé les syndicats étudiants à se montrer tout aussi fermes. En vain puisqu'à Bordeaux, Pau ou encore à La Rochelle, des assemblées générales ont voté vendredi pour poursuivre le blocage. Interrogée sur France 2, Valérie Pécresse a dit s'inquiéter pour la réussite des étudiants les plus fragiles et pour les examens si les blocages devaient durer. "Il y aura, si les blocages durent, des risques pour l'année de certains étudiants", a-t-elle déclaré.

(D'après agence)

le 16 novembre 2007 à 18:53
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