© TF1/LCIL'agitation dans les universités a atteint son niveau le plus élevé depuis 15 jours, mercredi, en liaison avec la mobilisation des cheminots, avec 36 sites universitaires perturbés, la ministre annonçant qu'elle recevrait les organisations étudiantes jeudi. Les cinq organisations étudiantes représentatives - l'Unef, la Fage, l'Uni, la Cé et PDE - ainsi que la Conférence des présidents d'universités (CPU) seront reçues par la ministre de l'Eseignement jeudi, a-t-elle annoncé. En revanche, ne sont conviés ni les représentants du Collectif étudiant contre l'autonomie des universités (CECAU, minoritaire), à l'origine du mouvement qui a émergé en début de semaine dernière - ni ceux de la coordination nationale qui s'est réunie à Rennes le week end dernier.
Tous deux réclament l'abrogation de la loi Pécresse sur l'autonomie des universités. Lors de la rencontre, il s'agira de "faire le point sur la situation dans les universités", a affirmé le ministère. Le président de l'Unef, Bruno Julliard, qui appelle à amplifier le mouvement mais sans demander l'abrogation de la loi votée cet été, a salué "la prise en compte" par le gouvernement d'une contestation devenue selon lui le fait d'une "majorité d'étudiants inquiets". Omniprésente sur les plateaux-télés, ou encore sur une vidéo visible sur le site du ministère, Valérie Pécresse a voulu "rassurer" les étudiants qui expriment des craintes qu'elle dit cependant "ne pas comprendre".
36 universités touchées
Sur le terrain, 36 universités sur 85 et un IUT étaient perturbés mercredi par des blocages, de tout ou partie des sites, par des barrages filtrants, ou fermés par décision de l'administration. Trente sites étaient concernés par un blocage partiel ou total, parmi lesquels Bordeaux II et III, Brest, Caen, Dijon, Lille I et III, La Rochelle, Le Havre, Lyon II, Montpellier II et III, Nantes, Paris I-Tolbiac, Paris III, Paris VIII, Paris XIII, Pau, Rouen, Toulouse II-le Mirail et Tours. En outre, des barrages filtrants ont été installés aux entrées de Paris XII-Créteil et à Chambéry, où les cours avaient lieu.
Quant à Paris X-Nanterre, faute de transports en commun, l'université, dont le blocage avait été voté, était déserte. A Toulouse I, où la grève a été votée mardi, les enseignements avaient lieu normalement selon la direction. Aix-Marseille I, Rennes II, Paris IV-Sorbonne et Grenoble III étaient fermées administrativement. Nancy II (Lettres) a voté le blocage à partir de jeudi. En outre, les étudiants ont pris part aux cortèges des manifestations de salariés contre la réforme des régimes spéciaux, notamment à Paris, à Rennes, Toulouse, Lyon, Bordeaux, Rouen, Nancy, Montpellier, Saint-Etienne, Grenoble, Lille, Aix-en-Provence, selon l'Unef. Dans une tribune au Monde de jeudi, sept des huit présidents des université parisiennes ont demandé aux étudiants de ne pas empêcher "toute évolution de notre système d'enseignement supérieur", car cela constituerait selon eux "une régression dramatique".
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(D'après agence)
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