Plus d'une fac sur trois bloquée

le 14 novembre 2007 à 18h35 , mis à jour le 14 novembre 2007 à 22h02

36 universités sur 85 étaient perturbées par des blocages mercredi alors que Valérie Pécresse recevra jeudi les syndicats étudiants.

Blocage Tolbiac grève université © TF1/LCI

L'agitation dans les universités a atteint son niveau le plus élevé depuis 15 jours, mercredi, en liaison avec la mobilisation des cheminots, avec 36 sites universitaires perturbés, la ministre annonçant qu'elle recevrait les organisations étudiantes jeudi. Les cinq organisations étudiantes représentatives - l'Unef, la Fage, l'Uni, la Cé et PDE - ainsi que la Conférence des présidents d'universités (CPU) seront reçues par la ministre de l'Eseignement jeudi, a-t-elle annoncé. En revanche, ne sont conviés ni les représentants du Collectif étudiant contre l'autonomie des universités (CECAU, minoritaire), à l'origine du mouvement qui a émergé en début de semaine dernière - ni ceux de la coordination nationale qui s'est réunie à Rennes le week end dernier.

Tous deux réclament l'abrogation de la loi Pécresse sur l'autonomie des universités. Lors de la rencontre, il s'agira de "faire le point sur la situation dans les universités", a affirmé le ministère. Le président de l'Unef, Bruno Julliard, qui appelle à amplifier le mouvement mais sans demander l'abrogation de la loi votée cet été, a salué "la prise en compte" par le gouvernement d'une contestation devenue selon lui le fait d'une "majorité d'étudiants inquiets". Omniprésente sur les plateaux-télés, ou encore sur une vidéo visible sur le site du ministère, Valérie Pécresse a voulu "rassurer" les étudiants qui expriment des craintes qu'elle dit cependant "ne pas comprendre".

36 universités touchées

Sur le terrain, 36 universités sur 85 et un IUT étaient perturbés mercredi par des blocages, de tout ou partie des sites, par des barrages filtrants, ou fermés par décision de l'administration. Trente sites étaient concernés par un blocage partiel ou total, parmi lesquels Bordeaux II et III, Brest, Caen, Dijon, Lille I et III, La Rochelle, Le Havre, Lyon II, Montpellier II et III, Nantes, Paris I-Tolbiac, Paris III, Paris VIII, Paris XIII, Pau, Rouen, Toulouse II-le Mirail et Tours. En outre, des barrages filtrants ont été installés aux entrées de Paris XII-Créteil et à Chambéry, où les cours avaient lieu.

Quant à Paris X-Nanterre, faute de transports en commun, l'université, dont le blocage avait été voté, était déserte. A Toulouse I, où la grève a été votée mardi, les enseignements avaient lieu normalement selon la direction. Aix-Marseille I, Rennes II, Paris IV-Sorbonne et Grenoble III étaient fermées administrativement. Nancy II (Lettres) a voté le blocage à partir de jeudi. En outre, les étudiants ont pris part aux cortèges des manifestations de salariés contre la réforme des régimes spéciaux, notamment à Paris, à Rennes, Toulouse, Lyon, Bordeaux, Rouen, Nancy, Montpellier, Saint-Etienne, Grenoble, Lille, Aix-en-Provence, selon l'Unef. Dans une tribune au Monde de jeudi, sept des huit présidents des université parisiennes ont demandé aux étudiants de ne pas empêcher "toute évolution de notre système d'enseignement supérieur", car cela constituerait selon eux "une régression dramatique".

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(D'après agence)

le 14 novembre 2007 à 18:35
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6 Commentaires

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  • Nouchka, le 14/11/2007 à 21h02

    Une FAC sur trois, c'est toujours une petite minorité qui empêche une grande majorité de bosser. C'EST TOUT. Et après quand ils auront fini de bloquer faudra encore réparer ce qu'ils auront cassé et nettoyer leurs ordures c'est du déjà vu. Si leurs parents avaient un peu de jugeotte ils les mettraient au travail.

  • Yannick, le 14/11/2007 à 20h37

    Non, Elle ne doit pas recevoir les syndicats d'etudiants. Premierement parce qu'un syndicat est par definition une association de protection de professionels. Deuxiemement, les syndicats poussent aux blocages et a la casse. Ils ont donc clairement choisi l'illegalite et ne representent donc plus aucune autorite. Ce ne sont qu'une bande d'hors la loi. La loi de greve leur permet d'arreter de travailler/etudier, mais pas d'empecher le droit du travail/etude.

  • Coco, le 14/11/2007 à 20h36

    Foutaise !! La plupart des étudiants, dont je fais parti, sont contre les bloquages !!! Il faut aller voir les étudiants qui bloquent, pour beaucoup ils font parti de l'extreme gauche, ou pire encore, ce ne sont même pas des étudiants!

  • Pardi, le 14/11/2007 à 20h36

    Cette loi est inutile. L'université est à réformer. Mais l'autonomie financière n'est pas la solution, ni les pleins pouvoirs aux présidents. Le clientélisme n'est que trop représenté à l'université et il sclérose la recherche et l'innovation dans l'enseignement.

  • Noémie, le 14/11/2007 à 20h20

    Ras le bol de ces blocages : il y a des étudiants qui ne peuvent pas se permettre de rater une année! contrairement à ce que l'on peut croire, çà coute très cher de faire des études. Si les enseignants et les personnels ne s'étaient pas mélés au mouvement, je pense qu'il se serait essouflés. Mais eux, gardent leur salaire, qu'ils soient présents ou pas.

  • Marie, le 14/11/2007 à 19h46

    On peut se douter que si les étudiants avient à payer leurs cours ils ne feraient pas grève.....

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