La Sorbonne, Lyon, Nantes et Montpellier évacuées

Par A.C. (avec agence), le 16 novembre 2007 à 06h30 , mis à jour le 16 novembre 2007 à 17h41

Les étudiants qui occupaient des amphithéâtres sur les des trois sites ont été délogés dans la nuit et ce matin par la police, sans violence ni interpellation.

Evacuation de la Sorbonne, le 15 novembre 2007Evacuation de la Sorbonne, le 15 novembre 2007 © LCI

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Julliard déçu par sa rencontre avec Pécresse

Trois nouveaux sites universitaires ont été débloqués dans la nuit et ce matin, alors que la contestation étudiante contre la réforme des universités se poursuit. Environ 130 étudiants qui occupaient l'amphithéâtre Richelieu et une partie du deuxième étage de la Sorbonne ont été  évacués jeudi soir par la police, sur réquisition du recteur de Paris. L'intervention s'est déroulée sans incident et n'a donné lieu à aucune interpellation. Entre 150 à 200 étudiants avaient voté en fin d'après-midi le blocage de l'université.
 
Même scénario à Nantes, où la police a délogé 150 étudiants qui occupaient les facultés des Sciences et de Lettres et Sciences humaines. Là encore, tout s'est déroulé dans le calme. "Il n'y a pas eu de contact physique" entre forces de l'ordre et étudiants, a précisé le préfet. Le président de l'université a ensuite décidé de la fermeture administrative du site jusqu'à mardi, mais plusieurs dizaines d'étudiants ont réinvesti dans l'après-midi un bâtiment consacré aux sciences humaines. Lyon 2, occupée brièvement jeudi après-midi, a également été débloquée jeudi soir. Autre site où l'administration a demandé l'intervention de la police : Montpellier III. "La sécurité n'était plus garantie. L'université est fermée", a déclaré le président de l'université. Des policiers sont en fonction sur le site pour filtrer les entrées.

L'Unef déçue par Pécresse

Dans le cadre de cette contestation qui divise les étudiants, une quarantaine de fac sont toujours totalement ou partiellement bloqués. Valérie Pécresse à entamer une nouvelle phase dialogue jeudi après-midi avec les organisations étudiantes. Mais pour le président de l'Unef, Bruno Julliard, cette rencontre n'a "pas été du tout concluante". Il a appelé à "amplifier la mobilisation". La ministre de l'Enseignement supérieur "a pris note de nos revendications, mais ne s'est engagée sur aucun des sujets", a regretté le responsable étudiant. Bruno Julliard, a expliqué l'engagement de son syndicat dans le mouvement en affirmant que les "promesses" budgétaires n'avaient "pas été  tenues" par un Etat qui a montré "un excès de confiance en soi".

En revanche, le président de la Fage, Thiébaut Weber, a estimé que la ministre était "prête à donner des garanties" sur certains points de sa loi, jugeant que "la voie du dialogue est ouverte". De son côté, Olivier Vial, le président des étudiants de l'UNI, favorable à la loi Pécresse, a assuré jeudi avoir obtenu des "garanties" de la ministre de l'Enseignement supérieur que "la loi serait appliquée" et que "les recteurs allaient monter en première ligne" pour l'expliquer aux étudiants. Selon la ministre, 32 universités sur 85 sont "touchées" par le mouvement, dont deux "bloquées". Selon l'Unef, 46 sites  universitaires étaient perturbés dont 30 bloqués pour tout ou partie.

Par A.C. (avec agence) le 16 novembre 2007 à 06:30
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7 Commentaires

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  • Mikael, le 16/11/2007 à 09h50

    Oh ouui il y a + de 2 universités bloké!!! Je suis a Lille 1, bloqué depuis une semaine, et Lille 3 c'est pareil!! Alors 2 des 3 université de lille bloqué, c'est déjà pas mal!! Et on est pas les seuls!! Mais à priori, Lundi c'est fini!

  • Vince, le 16/11/2007 à 09h37

    Ca fait du bien de voir que la minorité n'a plus tout le crédit qu'on lui a souvent attribué depuis des années et qu'aujourd'hui on prend conscience que la plupart du temps la majorité des étudiants sont pris en otages par des groupuscules syndicaux.

  • Hugues, le 16/11/2007 à 09h31

    Comment négocier avec l'Unef qui signe un accord et qui revient dessus 3 moi après pour des raisons politiques ?

  • Doudou, le 16/11/2007 à 09h21

    C'est une grève politique, mais le droit de grève existe il faut donc le respecter.Toutefois le droit de travailler existe aussi. Par conséquent, que ceux qui peuvent se permettre de manquer des cours et qui n'ont pas envie de travailler fassent leur grève à l'extérieur et que ceux pour qui l'enseignement est la raison d'être d'une université, que ceux là est le loisir, par la force, s'il le faut,(eux-mêmes n'hésitent pas à en faire usage),à entrer à l'université et à suivre les cours.

  • Geff, le 16/11/2007 à 08h38

    Bravo à la Police! A l'âge qu'il a Bruno Julliard devrait songer à terminer enfin ses chères études!

  • Marilyne, le 16/11/2007 à 08h21

    L' UNEF a fait partie des négociations cet été. les discussions ont permis à cette loi d'être rédigée et votée. Maintenant l'UNEF critique ce qu'elle a validé. Comment encore donner de la crédibilité à ce syndicat d'etudiants. Ces blocages ne sont que politiques menés par une bande de fénéants qui voient les partielles arrivées et qui n'ont rien envie de faire d'en la vie et surtout de faire partie des assistés de la société. Quand on entend ce qu'ils racontent c'est d'une incohérence et completement fantaisiste. il est temps que soit neutralisée cette minorité d'agitateur pour le bien de notre société.

  • Evelyne, le 16/11/2007 à 07h23

    Ces évacuations sont normales quand on voit le nombre d'étudiants bloqueurs. C'est une minorité qui empêche les autres d'aller en cours.

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