Evacuation de la Sorbonne, le 15 novembre 2007 © LCI |
| Julliard déçu par sa rencontre avec Pécresse |
Trois nouveaux sites universitaires ont été débloqués dans la nuit et ce matin, alors que la contestation étudiante contre la réforme des universités se poursuit. Environ 130 étudiants qui occupaient l'amphithéâtre Richelieu et une partie du deuxième étage de la Sorbonne ont été évacués jeudi soir par la police, sur réquisition du recteur de Paris. L'intervention s'est déroulée sans incident et n'a donné lieu à aucune interpellation. Entre 150 à 200 étudiants avaient voté en fin d'après-midi le blocage de l'université.
Même scénario à Nantes, où la police a délogé 150 étudiants qui occupaient les facultés des Sciences et de Lettres et Sciences humaines. Là encore, tout s'est déroulé dans le calme. "Il n'y a pas eu de contact physique" entre forces de l'ordre et étudiants, a précisé le préfet. Le président de l'université a ensuite décidé de la fermeture administrative du site jusqu'à mardi, mais plusieurs dizaines d'étudiants ont réinvesti dans l'après-midi un bâtiment consacré aux sciences humaines. Lyon 2, occupée brièvement jeudi après-midi, a également été débloquée jeudi soir. Autre site où l'administration a demandé l'intervention de la police : Montpellier III. "La sécurité n'était plus garantie. L'université est fermée", a déclaré le président de l'université. Des policiers sont en fonction sur le site pour filtrer les entrées.
L'Unef déçue par Pécresse
Dans le cadre de cette contestation qui divise les étudiants, une quarantaine de fac sont toujours totalement ou partiellement bloqués. Valérie Pécresse à entamer une nouvelle phase dialogue jeudi après-midi avec les organisations étudiantes. Mais pour le président de l'Unef, Bruno Julliard, cette rencontre n'a "pas été du tout concluante". Il a appelé à "amplifier la mobilisation". La ministre de l'Enseignement supérieur "a pris note de nos revendications, mais ne s'est engagée sur aucun des sujets", a regretté le responsable étudiant. Bruno Julliard, a expliqué l'engagement de son syndicat dans le mouvement en affirmant que les "promesses" budgétaires n'avaient "pas été tenues" par un Etat qui a montré "un excès de confiance en soi".
En revanche, le président de la Fage, Thiébaut Weber, a estimé que la ministre était "prête à donner des garanties" sur certains points de sa loi, jugeant que "la voie du dialogue est ouverte". De son côté, Olivier Vial, le président des étudiants de l'UNI, favorable à la loi Pécresse, a assuré jeudi avoir obtenu des "garanties" de la ministre de l'Enseignement supérieur que "la loi serait appliquée" et que "les recteurs allaient monter en première ligne" pour l'expliquer aux étudiants. Selon la ministre, 32 universités sur 85 sont "touchées" par le mouvement, dont deux "bloquées". Selon l'Unef, 46 sites universitaires étaient perturbés dont 30 bloqués pour tout ou partie.
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