Cimetière fleuri pour la Toussaint © TF1/LCIEn ces temps de Toussaint, fleurir la tombe d'un proche disparu n'a rien de rare. Mais toute l'année, qui a le temps et parfois même le courage d'aller faire du jardinage au cimetière? Comment font les familles qui vivent loin du caveau familial? Et les personnes âgées qui ne peuvent plus se plier en deux pour biner et replanter dans les jardinières? C'est à toutes ces problématiques qu'Intersépulture, "premier réseau national d'entretien de sépultures à distance", ambitionne de répondre.
L'idée est née il y a quelques années...au bord d'un cimetière. Laurent Yon, fils de fleuriste à Montgeron dans l'Essonne, y pense, lorsqu'enfant, il aide sa mère à vendre les chrysanthèmes à la Toussaint. "J'ai remarqué à ce moment là que les gens étaient désemparés. Ils ne savaient plus comment faire entretenir la sépulture de leurs proches. Cela m'est resté dans la tête", explique-t-il.
Photo de la tombe
Depuis, son idée a fait du chemin et Intersépulture a été lancé le 15 octobre 2007, avec son associé, Jean Sueur. Le site internet fédère aujourd'hui 250 marbriers et fleuristes mais Laurent Yon table à terme sur 1000 points de vente "pour couvrir l'ensemble du territoire". Selon lui, Intersépulture s'adresse à quatre types de clientèle : "celle qui vit à l'étranger, celle qui a déménagé de l'endroit où sont enterrés ses proches, celle qui vient au cimetière uniquement pour se recueillir et enfin, les personnes âgées qui ne peuvent plus s' occuper de leurs tombes".
250 familles ont déjà signé un contrat avec Intersépulture. Le premier, pour une intervention ponctuelle de fleurissement, démarre à 55 euros mais la gamme s'étoffe jusqu'à 335 € pour "3 plantations, un arrosage et un nettoyage haute pression". Après chaque intervention le client peut se connecter sur Internet pour vérifier, en toute confidentialité et photos à l'appui, le travail effectué.
"Uniquement pour se recueillir"
Laurent Yon est persuadé du "soulagement" que peut procurer son site pour des familles qui ne peuvent plus s'occuper des sépultures de leurs proches. Certains clients le remercient déjà. Cet horticulteur de formation de 45 ans, défend aussi le bien fondé de son entreprise en expliquant que ses clients viendront désormais au cimetière "uniquement pour se recueillir". Mais pour l'heure, pas question de compter sur un fleurissement pour demain, vendredi 2 novembre, jour des Défunts. Fleurir une tombe via internet s'anticipe, un minimum.
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