Image d'archives © TF1 
Fillon : un milliard par an pendant 5 ans
L'annonce a été faite à la veille de nouvelles manifestations étudiantes. Le Premier ministre François Fillon a annoncé lundi, à l'issue d'une rencontre avec les présidents d'université, la signature "dans le courant de la semaine" d'un accord garantissant la hausse du budget des universités de 50% en 5 ans, soit un apport d'"un milliard d'euros supplémentaire tous les ans".
Le chef du gouvernement s'exprimait dans la cour de Matignon après avoir reçu le bureau de la CPU avec la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse. La promesse d'augmenter le budget de l'université d'un milliard par an avait été exprimée dès la campagne présidentielle par Nicolas Sarkozy, sans être jusqu'à présent formalisée. François Fillon a par ailleurs indiqué avoir demandé à Valérie Pécresse "d'accélérer deux grands chantiers", celui des "conditions de vie étudiante" et celui de "la réussite en Licence".
"Un signe très tangible"
Entré lundi dans sa 4e semaine, le mouvement étudiant contre la loi Pécresse (loi sur l'autonomie des universités) est désormais divisé, l'Unef négociant avec Valérie Pécresse, tandis que la coordination nationale étudiante appelle au contraire à poursuivre la mobilisation mardi et jeudi. La ministre de l'Enseignement supérieur doit recevoir mardi les cinq syndicats étudiants représentatifs. Une grosse trentaine de sites universitaires étaient perturbés lundi soir.
Michel Lussault, porte-parole de la CPU, a jugé que l'annonce de François Fillon était "de nature à calmer les inquiétudes des étudiants", sans préjuger de l'impact de cette annonce sur le mouvement en cours. Jean-Pierre Finance, premier vice-président de la CPU, a estimé pour sa part que la hausse budgétaire permettrait aux universités françaises d'atteindre "une moyenne européenne plus qu'honorable". Il a rappelé que la crainte d'un "désengagement de l'Etat" s'était exprimée après le vote de la loi d'autonomie des universités. "Il va falloir expliquer aux étudiants très concrètement que (...) l'équité garantie par l'Etat reste quelque chose de fondamental", a-t-il commenté, en précisant que le protocole lui paraissait "un signe très tangible".
Retour MYTF1
Chargement en cours...





