Sans-abri : "Les promesses n'ont pas été tenues"

le 15 décembre 2007 à 18h53 , mis à jour le 15 décembre 2007 à 21h32

Délogés alors qu'ils venaient d'installer des tentes près de Notre-Dame de Paris, les Don Quichotte ont réclamé samedi des moyens pour les sans-abri.

Les forces de l'ordre intervenant pour démonter des tentes des Enfants de Don Quichotte (15 novembre 2007)Les forces de l'ordre intervenant pour démonter des tentes des Enfants de Don Quichotte (15 novembre 2007) © TF1/LCI

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  • Le nouveau face à face des sans-logis avec la police

    En signe de protestation, une cinquantaine de sans-abri ont dormi devant un immeuble parisien squatté, devant la police qui n'est pas intervenue. Depuis un mois, l'association Droit au logement a engagé un bras de fer avec les pouvoirs publics pour que ces 13 familles soit relogées comme la loi l'exige.

    Publié le 17/08/2011 Le nouveau face à face des sans-logis avec la police
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Les images de l'évacuation

L'opération des Enfants de Don Quichotte, samedi matin, aura duré une heure à peine : le temps d'installer quelques dizaines de tentes en bord de Seine, près de Notre-Dame de Paris... avant qu'elles ne soient démontées par les forces de l'ordre. Mais le message, lui, est passé : la mobilisation en faveur des exclus du logement continue. Message repris et martelé, samedi après-midi, par les Enfants de Don Quichotte eux-mêmes, mais aussi le Secours catholique, Ac Le Feu et la fondation Emmaüs : toutes ces associations se sont insurgés contre le manque de moyens pour héberger les sans abri.

Lors d'une conférence de presse conjointe sur le parvis de la cathédrale, les responsables de ces associations ont dénoncé les "promesses non tenues" du gouvernement concernant le nombre de places d'hébergement mises à disposition. En janvier dernier, à la suite de l'installation de tentes sur le canal Saint-Martin par les Enfants de Don Quichotte, Jean-Louis Borloo, alors ministre de la Cohésion sociale, avait annoncé un plan d'action pour l'hébergement des SDF (Parsa) prévoyant la création ou la pérennisation de 27.100 places d'hébergement stable pour les sans-abri. Or, selon Augustin Legrand, porte-parole des Enfants de Don Quichotte, il n'y aurait que 14.000 places dégagées.

Appel au soutien des Parisiens

"Nous voulons expliquer aux Français qu'il n'y a pas de fatalité. On a fait un vrai travail depuis un an, mais on ne nous a pas entendus. Les promesses n'ont pas été tenues", a-t-il dit. Il a appelé des Parisiens à venir apporter leur soutien à leur action en venant les rencontrer sur le parvis, en promettant d'y rester "une partie de la nuit".

Christophe Robert de la fondation Abbé Pierre a expliqué sa présence car "depuis 2000 la loi qui impose de construire des logements sociaux dans les communes (20% de logements sociaux, ndlr) n'est pas respectée". Or pour lui, "la crise du logement n'est pas une fatalité. Il faut agir car il y en a marre de voir les personnes mourir dans la rue et de voir des personnes menacées d'expulsion".

Pour le Secours populaire, Pierre Levené, secrétaire général, a fait valoir qu'on avait "oublié que la problématique du logement était avant tout pour loger des personnes. Aujourd'hui, a-t-il dit, les personnes ne peuvent plus se loger. La lutte contre la pauvreté est prioritaire". Jean-Baptiste Eyrault (DAL) a exprimé sa "solidarité" avec les Enfants de Don Quichotte. "C'est avec des logements et des moyens adéquates qu'on règlera le problème", a-t-il dit. Pour sa part, le président d'AC le feu, Mohamed Mechmache, a estimé que le "problème de fond était social".

D'après agence

"On ne fait pas disparaître la misère"

François Hollande : "On peut expulser la misère, on peut la chasser, on peut la punir, on peut la cacher mais on ne la fait pas disparaître. Ce n'est pas la police qui est attendue par ceux qui n'ont pas de toit, ce sont des logements. C'est là que Nicolas Sarkozy n'est pas au rendez-vous. Il avait parlé d'un droit opposable au logement. Plutôt que de respecter sa promesse, il envoie les forces de police punir, chasser, expulser, comme si on pouvait mettre la misère au bord de la Cité".
Bertrand Delanoë : "La nouvelle mobilisation des Enfants de Don Quichotte met en exergue les promesses non tenues du gouvernement et la nécessité de mettre en place d'urgence un véritable plan national en faveur des sans abri".

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le 15 décembre 2007 à 18:53
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8 Commentaires

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  • MOUTTE, le 15/12/2007 à 21h35

    LA HONTE DU GOUVERNEMENT DE DELOGER DES PERSONNES COMME DES BETE çane dever plus exiter la onte ha pour cadafi tapit rouge quellehonte de ce faire critiquer dans notre pay

  • Dd, le 15/12/2007 à 21h10

    Cest sur on peut loger ou accepter tout le monde mais a quel prix la gauche n a pas pu le faire qu ils donnent des solutions plutot que de provoquer sans cesse

  • AD, le 15/12/2007 à 20h52

    IL Y EN A MARRE DES ASSISTES,AVEC NOS IMPOTS!!! FAITES LES BOSSER POUR ASSUMER ET PAYER CE QU'ILS RECLAMENT.

  • Celine6236, le 15/12/2007 à 20h16

    Bientot noel il ne faut surtout pas montrer aux etrangers ce qui se passe chez nous

  • Jean, le 15/12/2007 à 20h10

    Bravo le gouvernement, on évacue les sans-logis sans ménagement (dont un dans la Seine), alors que dans le même temps, on reçoit Kadafi en grandes pompes, j'ai honte d'être français! Boutin est égale a elle-même...

  • Bruno, le 15/12/2007 à 20h08

    Monsieur hollande ce reveil qu'a-t-il fait quand il etait au gouvernement?

  • Armand, le 15/12/2007 à 19h34

    Je trouve de plus en plus scandaleux l attitude du gouvernement .chaque annee nous nous retrouvons surpris par des gens qui sont a la rue et toujours rien de fait pour loger . a si ces dernier avait la tente et les gazelle de la lybie il pourrait les monter dans les palais ministeriel

  • Sophie, le 15/12/2007 à 19h34

    Je tiens à dire ma tristesse de savoir qu' en 2007 des personnes meurent encore de faim et de froid en france:j' en appele aux politiq !ils doivent vraiment prendre conscience que cette situation n' est plus acceptable en france.Comme quoi l' altruisme n' est pas le monopole de la GAUCHE!

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