Les forces de l'ordre intervenant pour démonter des tentes des Enfants de Don Quichotte (15 novembre 2007) © TF1/LCI En signe de protestation, une cinquantaine de sans-abri ont dormi devant un immeuble parisien squatté, devant la police qui n'est pas intervenue. Depuis un mois, l'association Droit au logement a engagé un bras de fer avec les pouvoirs publics pour que ces 13 familles soit relogées comme la loi l'exige.
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Les images de l'évacuation
L'opération des Enfants de Don Quichotte, samedi matin, aura duré une heure à peine : le temps d'installer quelques dizaines de tentes en bord de Seine, près de Notre-Dame de Paris... avant qu'elles ne soient démontées par les forces de l'ordre. Mais le message, lui, est passé : la mobilisation en faveur des exclus du logement continue. Message repris et martelé, samedi après-midi, par les Enfants de Don Quichotte eux-mêmes, mais aussi le Secours catholique, Ac Le Feu et la fondation Emmaüs : toutes ces associations se sont insurgés contre le manque de moyens pour héberger les sans abri.
Lors d'une conférence de presse conjointe sur le parvis de la cathédrale, les responsables de ces associations ont dénoncé les "promesses non tenues" du gouvernement concernant le nombre de places d'hébergement mises à disposition. En janvier dernier, à la suite de l'installation de tentes sur le canal Saint-Martin par les Enfants de Don Quichotte, Jean-Louis Borloo, alors ministre de la Cohésion sociale, avait annoncé un plan d'action pour l'hébergement des SDF (Parsa) prévoyant la création ou la pérennisation de 27.100 places d'hébergement stable pour les sans-abri. Or, selon Augustin Legrand, porte-parole des Enfants de Don Quichotte, il n'y aurait que 14.000 places dégagées.
Appel au soutien des Parisiens
"Nous voulons expliquer aux Français qu'il n'y a pas de fatalité. On a fait un vrai travail depuis un an, mais on ne nous a pas entendus. Les promesses n'ont pas été tenues", a-t-il dit. Il a appelé des Parisiens à venir apporter leur soutien à leur action en venant les rencontrer sur le parvis, en promettant d'y rester "une partie de la nuit".
Christophe Robert de la fondation Abbé Pierre a expliqué sa présence car "depuis 2000 la loi qui impose de construire des logements sociaux dans les communes (20% de logements sociaux, ndlr) n'est pas respectée". Or pour lui, "la crise du logement n'est pas une fatalité. Il faut agir car il y en a marre de voir les personnes mourir dans la rue et de voir des personnes menacées d'expulsion".
Pour le Secours populaire, Pierre Levené, secrétaire général, a fait valoir qu'on avait "oublié que la problématique du logement était avant tout pour loger des personnes. Aujourd'hui, a-t-il dit, les personnes ne peuvent plus se loger. La lutte contre la pauvreté est prioritaire". Jean-Baptiste Eyrault (DAL) a exprimé sa "solidarité" avec les Enfants de Don Quichotte. "C'est avec des logements et des moyens adéquates qu'on règlera le problème", a-t-il dit. Pour sa part, le président d'AC le feu, Mohamed Mechmache, a estimé que le "problème de fond était social".
D'après agence
| "On ne fait pas disparaître la misère" |
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