Amara veut des bureaux de recrutement au pied des cités

le 16 janvier 2008 à 17h12 , mis à jour le 16 janvier 2008 à 17h15

La secrétaire d'Etat chargée de la politique de la Ville annonce un milliard d'euros pour désenclaver cinquante quartiers prioritaires.

Fadela AmaraFadela Amara, secrétaire d’Etat à la politique de la ville, le 28 novembre 2007

A une semaine de la présentation des grands axes de son plan baptisé "Espoir banlieue", Fadela Amara annonce dans Madame Figaro qu'un milliard d'euros vont être dégagés pour désenclaver cinquante quartiers prioritaires. "Nous allons mettre le paquet sur les cinquante quartiers les plus en difficulté, emploi, éducation, désenclavement seront les trois axes majeurs", précise la secrétaire d'Etat chargée de la politique de la Ville.

Pour les cinquante quartiers prioritaires, son plan vise notamment à améliorer les transports (bus, tramway, taxis collectifs) pour ouvrir ces quartiers sur l'extérieur. Pour l'emploi, Fadela Amara entend installer des bureaux de recrutement au pied des cités, avec des partenaires privés et publics. "Pour les jeunes sans qualification, nous proposerons un parcours sécurisé avec du coaching, des formations, le financement du permis de conduire si besoin", précise-t-elle.

Une élite des quartiers

Décidée à lancer des expérimentations, la secrétaire d'Etat veut par exemple "multiplier les cafés de parents" aux abords des collèges et des lycées pour que les familles rencontrent les professeurs et s'investissent davantage dans la scolarité de leurs enfants. "Dans certains établissements, nous allons créer des pôles d'excellence, avec apprentissage du solfège, ou du chinois, ou du latin et grec dans des collèges", ajoute-t-elle. "On veut brasser les gens, les cultures, les savoirs, créer la mixité. Je veux faire émerger une élite des quartiers." Plus largement, Fadela Amara veut "valoriser" le mot diversité qui est apparu, selon elle, ces trois ou quatre dernières années et dans lequel elle voit un "concept politique". "Il faut le valoriser, le faire monter en puissance, que partout la diversité existe", dit-elle.

Fadela Amara, dont le projet a donné lieu à un certain flottement au sein du gouvernement, explique vouloir "casser les préjugés". Elle doit débattre le 22 janvier à Vaulx-en-Velin, près de Lyon, des grands axes de son plan "Espoir banlieue", qui sera ensuite présenté plus officiellement par Nicolas Sarkozy le 8 février.

(D'après agence)

le 16 janvier 2008 à 17:12
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15 Commentaires

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  • Hervé, le 16/01/2008 à 22h40

    Ce qu'elle veut mettre en place nous l'avons déjà à Strasbourg (transports en communs de qualité, relais emploi de quartier). C'est du "pipi de chat" alors que dans le même temps le gouvernement casse les outils d'insertions qui permettaient aux jeunes les plus en difficulté de prétendre à une formation... Bravo... et que dire des cafés de parents, ouahhh... c'est l'idée du siècle ça. Il lui aura fallu 8 mois pour pondre ces mesurettes... A croire qu'elle ne bosse que 2 heures par jour.

  • Pernaut, le 16/01/2008 à 22h26

    Les chômeurs des cités aurait-il plus de droits que les autres? Une cité du 93 serait-elle plus enclavé qu'un village du 30, ou passe 4 cars par jour? Un politicien sérieux peut-il croire que tout les "campagnards" sont riches et cultivés et tout les banlieusards fauchés et idiots? Evidemment, il faut commencer à régler les problèmes des cités mais personne, ni le gouvernement ni les associations du type restos du coeur et autres, ne semble se soucier des zones rurales. Peut-être parcequ'il est difficile de cramer des bus qui n'existent pas...

  • Dukiboss, le 16/01/2008 à 22h08

    Apprendre le latin ou le grec est élitiste? Je croyais que ces options étaient offertes dans tous les établissements. "Café des parents" se nomment réunions de parents-profs (sans café d'ailleurs) auquel peu de parents se déplacent. FCPE,PEEP ou APEL, des associations de parents existent...si les parents ne veulent pas s'impliquer, que faire?

  • Milord, le 16/01/2008 à 21h23

    Et encore un milliard par la fenêtre. ça fait des années que l'on injecte pour aucun résultat des sommes colossales dans les banlieues. Un bureau de recrutement au pied des cités ça va pas se bousculer au portillon !

  • Fg, le 16/01/2008 à 21h13

    Moi je recherche du monde pour bosser chez moi 1 petite entreprises 1500 euros net et je trouve pas??????alors tout ca c du blabla

  • Fab, le 16/01/2008 à 21h02

    Je ne comprend pas la france n'est-elle pas endettée, un milliard d'euros .... un milliard d'euros, le gouvernement a gagné une cagnotte.

  • Marc, le 16/01/2008 à 20h24

    Fadela, c'est très bien; il vous faudrait également étudier la façon de développer l'apprentissage pour les jeunes qui refusent le système scolaire.

  • Dan niort, le 16/01/2008 à 20h09

    Elle a raison :pourquoi forcer ces jeunes à effectuer un parcours de plus de 300 mètres de leur lieu de domicile ......?D'ailleurs on de"vra ,aussi ,déplacer les entreoprises pour les installer dans les appartements !Ah !mais ...j'y pense il y a déjà certaines activités très lucratives positionnées sur les lieux même de leur habitat !

  • Daniel, le 16/01/2008 à 19h49

    Courage et bravo, Fabela.

  • Nouchka, le 16/01/2008 à 19h38

    Les caisses sont vides, les français qui travaillent ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts... Elle va le charcher où cet argent?

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