Une brone de Vélib' à Paris © TF1-LCIVerra-t-on des Vélib' en banlieue parisienne ? Si la municipalité parisienne n'a pas renoncé, le projet s'annonce plus ardu que prévu. L'extension du système de location de vélos en libre-service a été gelée par une décision du tribunal administratif de Paris, rendue publique jeudi. Mais, cinq mois après le lancement réussi de Vélib' et son déploiement quasi complet dans la capitale, et à trois mois des municipales, la Ville de Paris va de l'avant et a décidé de se pourvoir devant le Conseil d'Etat.
Le tribunal administratif était saisi par la société Clearchannel, candidat malheureux face à JCDecaux lors de l'appel d'offres initial de la Ville de Paris. La société américaine avait déjà tenté de s'opposer juridiquement au contrat initial avec JCDecaux. Cette fois, le juge administratif a considéré que l'extension du dispositif parisien à d'autres communes serait de nature à "modifier l'objet même du contrat initial".
La Ville de Paris contre-attaque, la méthode Delanoë critiquée
La Ville de Paris a contre-attaqué en affirmant, dans un communiqué, qu'elle "s'était entourée de toutes les précautions visant à ce que cette extension favorise les déplacements en vélo entre Paris et les communes qui l'entourent, sans constituer un maillage de ces communes". Par ailleurs, elle souligne que "d'un point de vue plus juridique, l'ordonnance du tribunal soulève des interrogations portant sur sa motivation, dans la mesure où elle ne démontre pas en quoi cette extension territoriale à d'autres communes, limitée à 300 stations supplémentaires par rapport aux 1450 déjà prévues sur le territoire parisien, serait de nature à bouleverser l'économie du contrat initial ou à en changer l'objet". Elle précise enfin que "le projet de déploiement de Vélib dans les communes directement riveraines de Paris reste souhaitable et possible à la fin de l'année 2008, dans l'hypothèse où le Conseil d'Etat annule l'ordonnance".
Mais pour Pierre-Yves Bournazel, porte-parole de la campagne municipale de l'UMP à Paris, cette péripétie est "un exemple flagrant du défaut de concertation et du manque de culture de partenariat", qui caractérise, selon lui, la politique du maire sortant socialiste Bertrand Delanoë. "On est bien là dans la méthode Delanoë qui consiste à agir au coup par coup et dans l'urgence, et à privilégier la communication au détriment de l'intérêt des Parisiens et des Franciliens sur le long terme".
D'après agence
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