Des députés au centre de rétention

le 19 janvier 2008 à 16h46 , mis à jour le 19 janvier 2008 à 17h25

Une dizaine de parlementaires ont visité le centre du Mesnil-Amelot, dans le cadre de la journée européenne contre l'enfermement des sans-papiers.

Le centre de rétention Vincennes expulsion sans papiersLe centre de rétention de Vincennes © TF1

"Je sors en très mauvais état" de cette visite, a déclaré une Christiane Taubira plutôt remuée à sa sortie du centre de rétention du Mesnil-Amelot. "Les gens surgissent avec tous les stigmates de la misère morale". Serge Blisko, député PS de Paris, a pour sa part souligné "les conditions matérielles médiocres, mais surtout l'extrême détresse morale et psychologique" des retenus.

Dans le cadre de la journée européenne contre l'enfermement des sans-papiers, une dizaine de parlementaires, dont la députée PRG de Guyane, s'étaient présentés samedi matin au centre de rétention Seine-et-Marne pour y effectuer une visite. Au nombre des élus présents figuraient notamment Bruno Le Roux et Daniel Goldberg, députés PS de Seine-Saint-Denis, Jean-François Voguet, sénateur-maire (PCF) de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne), ainsi que les sénatrices Alima Boumediene (Verts, Paris), Eliane Assassi (PCF, Seine-Saint-Denis) et Nicole Borvo (PCF, Paris). "Le problème de fond, c'est la politique d'immigration en Europe", ont estimé Mmes Assassi et Borvo. Selon les deux élues, "l'objectif du traité de Lisbonne est de faire un espace policier et judiciaire européen, de faire une Europe forteresse" alors qu'il n'y a "pas d'harmonisation pénale par ailleurs".

"Arrêt des rafles, arrêt des expulsions"

Une trentaine de militants et sympathisants de RESF s'étaient rassemblés devant le centre à cette occasion, parmi lesquels l'acteur Charles Berling et la journaliste Florence Aubenas. Ils scandaient "non aux expulsions, régularisation pour tous les sans-papiers". Parallèlement, plus d'un millier de personnes défilaient dans la capitale en direction du centre de rétention de Paris-Vincennes pour dénoncer l'enfermement des sans-papiers. "Arrêt des rafles, arrêt des expulsions, fermeture des centres de rétention", scandaient les manifestants, parmi lesquels de nombreux militants du Réseau Education sans frontières, des parents d'élèves de la FCPE, des collectifs de sans-papiers et des membres de la Ligue des droits de l'Homme, de la CGT, la LCR, du CNT et de LO. En tête du cortège, aux côtés de Richard Moyon, porte-parole de RESF, se trouvaient Arlette Laguiller (LO), Denis Baupin (Verts), Olivier Besancenot (LCR) et Mouloud Aounit (MRAP).

D'autres manifestations ponctuelles étaient également organisées dans le cadre de cette journée européenne contre l'enfermement des sans-papiers. Entre 1200 et 2000 personnes se sont ainsi rassemblées samedi après-midi devant le centre de rétention administrative de Lyon Saint-Exupéry. Entre 250 et 300 personnes se sont également retrouvées près du Capitole, siège de la mairie de Toulouse. Parmi elles, le candidat PS à la mairie de Toulouse, Pierre Cohen, et d'autres élus de gauche.

D'après agence

le 19 janvier 2008 à 16:46
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6 Commentaires

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  • BRUNO, le 19/01/2008 à 20h11

    Toujours les mêmes dans ces manifestations ils n'ont que çà à faire !! On en a marre de les voir manifester contre tout dans ce pays et vouloir faire la révolution ...

  • Bironneau, le 19/01/2008 à 19h39

    Il ne suffit pas de scander "arrêt des expulsions" : que les gens de bonne volonté tels que certains Ministres ou autres Charles Berling, puisqu'ils en ont les moyens, les recueuillent chez eux, cela aurait plus de sens et montrerait leur sincérité réelle. Ils ont bien 1 ou 2 logements vacants, n'est-ce pas ! On peut comprendre que cela soit très dur de voir des gens "parqués" dans des centres mais à ce train là, que vont devenir les smicards et les sans abris ?

  • Bruno, le 19/01/2008 à 18h38

    Bon OK ! On régularise tous les sans-papiers, on les loge et nourrit. Aujourd'hui et demain, bien sur, également les millions d'immigrés qui vont rappliquer dare dare. Question : Qui paye ? Ceux qui râlent parce que le pouvoir d'achat baisse ? Ceux qui veulent des augmentations de salaire ? Ceux qui veulent conserver leur retraite spéciale ? Les chômeurs ? Les riches qui partent à l'étranger ? Ceux qui sont déjà mal logés ? Une chose est sure, ce n?est pas une taxe sur la logique qui renflouera les caisses de l?état?

  • Propro, le 19/01/2008 à 18h22

    Comme c'est bizarre, mais les visiteurs etaient tous de gauche. La droite n'a pas le droit à ce genre de visite???? Par contre aucune de ces personne n'a pris a son domicile un sans papier. Démagogues quand vous seraient constructifs vous pourrez parler. En attendant taisez vous.

  • Marie, le 19/01/2008 à 18h13

    Les clandestins sont illégaux, ils doivent quitter la France. C'est la loi.

  • Carisa, le 19/01/2008 à 17h19

    Manuel vall n'etait pas avec eux?je sens qu'il ne va pas tarder à rejoindre sarko;moi ça ne me generai pas

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