© TF1Il ne devait sûrement pas s'attendre à se faire verbaliser là, dans l'unique bar de la petite commune de Bunzac, en Charente, à 20 km d'Angoulême, à trois heures du matin. Un fumeur, surpris une cigarette à la bouche par les gendarmes, a écopé d'une amende de 68 euros dans la nuit de samedi à dimanche, a-t-on appris lundi auprès du gérant du café et des gendarmes. "Les gendarmes sont intervenus vers 3 heures 30 pour une fermeture tardive pour dire au patron qu'il devait fermer. Des clients ont commencé à s'agiter, dont l'un qui fumait et qui a été verbalisé", explique la gendarmerie, précisant qu'il s'agit du premier PV dressé dans la région Poitou-Charentes depuis l'entrée en vigueur le 1er janvier de l'interdiction de fumer dans les bars.
Les anti-fumeurs s'attaquent aux terrasses
L'association des Droits des non-fumeurs a lancé une procédure de citations à comparaître en justice contre une dizaine de cafés ou restaurants ne respectant pas les règles d'interdiction de fumer sur les terrasses fermées.
Publié le 04/11/2009
Michel Soulier, gérant du "Bar de Bunzac", confirme pour sa part à l'AFP que la porte n'était pas fermée à 3 heures du matin, dimanche, mais affirme qu'il ne restait plus dans son établissement que des amis pour "fêter un anniversaire". Une version de "soirée privée" démentie par les gendarmes qui assurent que les consommations avaient été payées. "C'est vrai qu'une personne fumait, mais à cette heure-là, on ne dérangeait personne", regrette encore le gérant qui, lui-même, n'a pas été verbalisé mais s'attend à une convocation.
"On perd un peu de notre liberté"
"Cette nouvelle loi n'est pas forcément compliquée à appliquer, mais ça fait grogner tout le monde, parce que, tous les jours, on perd un peu de notre liberté. Quelques-uns de mes clients, qui avant restaient une heure ou deux pour discuter après le café, préfèrent maintenant aller fumer chez eux", souligne-t-il. Le "Bar de Bunzac", souligne son gérant, est le seul commerce de ce village charentais d'environ 400 habitants. "Je fais dépôt de pain, je vends du fromage, de la viande. Il n'y a plus que moi. C'est l'endroit où les gens se retrouvent pour discuter dans un lieu convivial", souligne Michel Soulier.
(D'après agence)
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