© TF1L'offensive contre les radars continue. Qu'ils soient fixes ou mobiles, ils doivent faire face à des critiques croissantes. L'hebdomadaire Auto Plus, qui avait partiellement repris en octobre un rapport de 2006, plus que mitigé, du secrétariat pour l'administration pour la police de Metz sur les conditions d'utilisation des radars automatiques, publie ainsi cette semaine des reportages mettant en cause la fiabilité des dispositifs mobiles. Auto Plus a surveillé l'installation de radars mobiles par des policiers, des gendarmes et des CRS dans une région durant un mois.
Normalement, les forces de l'ordre, avant de procéder aux contrôles de vitesse des automobilistes, doivent régler leur machine afin de s'assurer qu'elle est bien à un angle de 25 degrés par rapport à la route. Une erreur de quelques degrés fausse en effet les résultats, de sorte que des conducteurs roulant à la limite de la vitesse autorisée peuvent se retrouver verbalisés. Or le journal montre, photos à l'appui, cinq cas où, soit le contrôle débute sans ce réglage, soit le placement de la voiture transportant les radars est tel qu'il ne permet pas ces mesures préalables. Dans un seul cas illustré, les forces de l'ordre règlent correctement leur machine. L'hebdomadaire a assisté à la mise en place d'une trentaine de radars mobiles, mais il n'en a comptabilisé qu'une vingtaine car il faut être présent dès les premières minutes, a expliqué Pierre-Olivier Savreux, rédacteur en chef chargé de l'actualité.
Les radars sont "fiables", tranche le ministère
Cette remise en cause grave survient au lendemain de l'appel de l'Automobile Club d'Alsace, qui dans une lettre adressée lundi à la ministre de l'Intérieur, a réclamé un audit pour vérifier la fiabilité de tous les radars installés sur les routes de France, en se référant au fameux rapport de 2006 déjà révélé par Auto Plus. A l'époque, le ministère de l'Intérieur avait coupé court à la polémique en affirmant que "toutes les garanties" étaient "réunies pour qu'aucune erreur matérielle ou humaine ne se produise dans la constatation de vitesse". Mais sans en faire la preuve, selon l'Automobile Club d'Alsace.
Cette fois encore, le gouvernement a décidé de botter en touche : lundi, le ministère de l'Intérieur a réaffirmé, comme il l'avait fait en octobre, que les "moyens utilisés" par la police et la gendarmerie pour lutter contre l'insécurié routière étaient "fiables".
D'après agence
Retour MYTF1

Chargement en cours...





