La secrétaire d'Etat à la politique de la Ville, Fadela Amara, le 10 février 2008 © Canal +Fadela Amara se réjouit du plan banlieues présenté par Nicolas Sarkozy vendredi denrier. Elle estime même qu'il va "au-delà de ses espérances". Sur Canal +, la secrétaire d'Etat à la politique de la Ville a certes reconnu ne "pas avoir encore les vrais chiffres" du budget du plan, mais elle s'est dite "hypercontente, très sereine". "Je crois profondément que le président de la République a une détermination et une volonté à faire que ça change, que ça bouge en France. Je souhaite que tout le monde accompagne cela", a-t-elle déclaré.
Interrogée sur ses propos de janvier où elle affirmait qu'elle ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy s'il se représentait en 2012, la secrétaire d'Etat a répondu : "c'est difficile, avec ce que j'ai entendu sur le plan banlieue... C'est un peu compliqué". Avant d'ajouter : "j'ai regretté tout ce qui s'est passé, c'est du passé, maintenant ça va". Dans l'émission Ripostes sur France 5, Fadela Amara a également établi un parallèle entre la personnalité du chef de l'Etat et celle des jeunes des banlieues difficiles. "Je pense qu'il a un fonctionnement qui ressemble étrangement aux garçons des cités (...) dans la manière d'être, il va à l'essentiel", a-t-elle dit.
Vendredi dernier, Nicolas Sarkozy a présenté une "nouvelle politique" pour les banlieues. En réponse au chômage, il a notamment appelé à la mobilisation des entreprises et des jeunes pour en accompagner "plus de 100.000" vers l'emploi en trois ans. Il n'a toutefois pas repris à son compte la promesse de Fadela Amara de tout faire pour diviser par deux le chômage des jeunes des quartiers dans les trois ans. Nicolas Sarkozy a également annoncé 500 millions d'euros pour améliorer les transports en commun dans les quartiers. Enfin, il a annoncé la création de 200 "unités territoriales des quartiers", qui se consacreront au maintien de l'ordre, et de "compagnies de sécurisation spécialisées" d'une centaine d'hommes chacune pour lutter contre les violences urbaines.
"J'ai peur que cela fasse pschitt !" |
Egalement invité de Canal +, Laurent Fabius a émis des craintes au sujet du plan banlieues. "J'ai peur que cela fasse pschitt !", a-t-il estimé, évoquant le manque de moyens financiers du plan gouvernemental. L'ancien premier ministre socialiste a estimé que la personnalité de Fadela Amara n'était pas en cause. "Mais je trouve que la déception va être là, malheureusement. Et en plus il n'y a quasiment pas de mesures financières. Je ne dis pas que les finances c'est tout, mais enfin, il faut aussi des finances pour changer les choses", a-t-il dit. |
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