Sarkozy présente son plan Banlieues |
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Le plan sur les banlieues était une des principales promesses de campagne de Nicolas Sarkozy. Il a suscité depuis autant d'espoirs que de polémiques. C'est devant un millier de personnes -élus, associations, habitant des quartiers - réunies sous les ors du palais de l'Elysée que le chef de l'Etat va en détailler le contenu ce vendredi.
Début janvier, il avait qualifié son plan d'"extrêmement ambitieux", axé sur "les droits et devoirs" qu'il revient à chacun de respecter. "Il s'agit de donner leur chance à ceux qui veulent s'en sortir", expliquait-on mercredi dans l'entourage du chef de l'Etat.
Turbulence
Le 22 janvier, Fadela Amara avait choisi la banlieue symbolique de Vaulx-en-Velin pour débattre des grandes orientations de son plan "Espoir banlieue" lors d'un forum avec les associations. Mais la secrétaire d'Etat à la Ville, qui comptait initialement sur la présence de Nicolas Sarkozy, a affronté des turbulences. Le chef de l'Etat a donné l'impression de reprendre le dossier en main en indiquant le 10 janvier qu'il repoussait au début du mois de février ses décisions définitives.
En outre, la ministre du Logement et de la Ville, Christine Boutin, a paru se démarquer de sa secrétaire d'Etat en affirmant ne pas croire à l'efficacité d'un nouveau plan pour les banlieues, mais en une autre politique de la ville. Christine Boutin a cependant assuré que Fadela Amara, qui avait déjà souhaité l'implication de tous les ministres concernés, partageait son analyse. Auparavant, la fondatrice de "Ni putes, ni soumises" s'était attirée les critiques d'associations en mettant en avant le désoeuvrement des jeunes des cités et en parlant de "plan anti-glandouille."
"On ne laissera tomber personne"
Toutefois, la secrétaire d'Etat avait expliqué que son plan allait être concentré sur une centaine de quartiers "les plus difficiles", avec trois priorités : insertion par le travail, lutte contre l'échec scolaire, désenclavement. Elle avait annoncé la création de 45.000 emplois en trois ans et un financement d'un milliard d'euros, chiffres "manquant peut-être de prudence", avait corrigé Mme Boutin.
Il revient désormais au président d'en exposer les détails. Le 21 janvier à Sartrouville (Yvelines), il avait révélé que son plan comporterait "des mesures spécifiques" pour les jeunes ayant quitté l'école. "On ne laissera tomber personne. A une condition : que celui à qui on trouve une formation et dont on a fait le diagnostic se donne le mal de se lever le matin. C'est donnant-donnant", avait-il dit, reprenant une de ces formules de campagne. Quelles que soient les annonces faites par Nicolas Sarkozy, aucun député socialiste ne sera présent pour assister à ce qui ne sera "rien d'autre qu'un show de campagne électorale", a annoncé Jean-Marc Ayrault, leur président à l'Assemblée.
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