Image d'archives © TF1/LCILe tragique cas de Chantal Sébire, son combat pour une fin digne et sa mort pour l'heure toujours inexpliquée ont suscité de très nombreuses réactions de la part de nos internautes. Au-delà de l'émotion liée à la souffrance de la patiente, beaucoup s'interrogent sur le devenir de la législation française concernant les malades en fin de vie.
Euthanasie : bataille d'associations à l'hôpital
L'hôpital Georges Pompidou, à Paris, a-t-il "ouvert une brèche" en s'ouvrant à des membres de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité ? Un article du Parisien suscite des réactions tranchées. Le cas est pourtant loin d'être nouveau, ou isolé.
Publié le 09/02/2011
Pour ou contre la légalisation de l'euthanasie ?
<b>Interview -</b> Pour le député UMP Jean-Marc Mesne, légaliser l'euthanasie est inutile et dangereux. En revanche, pour le sénateur PC Guy Fischer, auteur d'une proposition de loi sur la question, il est temps de mettre fin à l'hypocrisie.
Publié le 24/01/2011
Le Sénat écarte l'euthanasie, mais se déchire
C'est au cours d'une nuit marquée par des débats vifs que les sénateurs ont repoussé, par 170 voix contre 142, la légalisation de l'euthanasie.
Publié le 26/01/2011
Le texte sur l'euthanasie vidé de son contenu
La commission des Affaires sociales du Sénat a adopté mardi matin un amendement qui supprime le plus important article de la proposition de loi visant à légaliser cette pratique. Le texte devait être voté par le Sénat mardi soir.
Publié le 25/01/2011
Les sénateurs s'emparent de la question de l'euthanasie
Les élus de la rue Vaugirard sont appelés à débattre ce mardi autour d'une proposition de loi validée la semaine dernière par la commission des affaires sociales du Sénat visant à rendre légal l'euthanasie.
Publié le 25/01/2011
La légalisation de l'euthanasie n'est plus un tabou au Sénat
La commission des Affaires sociales du Sénat a adopté mardi une proposition de loi visant à légaliser l'euthanasie. Proposition qui sera débattue le 25 janvier prochain. Un premier pas limité : le passage de ce texte au Parlement semble difficile à envisager.
Publié le 18/01/2011
Roger, jugé pour avoir tué sa femme souffrante
Un septuagénaire de Mondeville, près de Caen, comparait libre vendredi et lundi devant les assises du Calvados pour le meurtre de sa femme en octobre 2007. Il s'en défend en ayant, clame-t-il, assisté son épouse dans sa volonté de mettre fin à ses jours.
Publié le 11/06/2010
Euthanasie : les aveux d'un journaliste britannique
Un ancien présentateur de la télévision et de la radio britanniques, a reconnu avoir mis fin aux jours d'un ancien amant, malade du sida, en phase terminale. La police anglaise a ouvert une enquête.
Publié le 16/02/2010
Une internaute de Bourges fait part de sa propre expérience : "J'ai un ami qui est décédé en janvier de la même maladie que Mme Sébire", affirme-t-elle ; et malgré les efforts pour le soigner, "je n'ai jamais vu quelqu'un souffrir autant. Je l'ai accompagné avec une amie et sa famille jusqu'au bout, dans de terribles souffrances". Une expérience qui pousse cette internaute à prendre le contrepied des arguments de Christine Boutin : "même si je suis de droite, je lui demande de se rendre au chevet [des malades] et d'accompagner des familles pendant plusieurs jours". Elle n'en espère pas moins "que les députés pourront travailler sereinement" car "il ne faut jamais légiférer à chaud".
"Nous ne pouvons pas tuer les patients que nous avons soignés hier !"
Une infirmière de Dijon soulève un autre problème : "Les ministres et les secrétaires d'Etat ne répondent pas tous à la même question", souligne-t-elle. "Certains essaient de trancher sur : oui ou non à l'euthanasie ? D'autres répondent déjà à la question suivante : qui doit donner cette mort si on légalise effectivement l'euthanasie ?" Dans l'hypothèse où le geste serait assumé par des professionnels de la santé, cette internaute, qui se dit "infirmière en milieu rural depuis 15 ans" et qui assure "accompagner fréquemment des patients et leurs familles dans ces terribles moments à leur domicile", "si la loi autorise l'euthanasie, elle doit également créer la profession spécialisée dans ce geste létal". Car, souligne-t-elle, "nous ne pouvons pas aujourd'hui tuer les patients que nous avons soignés hier !"
Plus prosaïque, un internaute de Vaux, prenant acte des divisions gouvernementales, constate néanmoins le décalage entre la loi française et les législations des pays voisins : "Qu'ils soient divisés est une chose, mais que nous soyons à la traîne de l'Europe en est une autre. En effet, de quoi aurons nous l'air quand plusieurs centaines de personnes par an iront se faire assister en Suisse, comme au beau temps de la pénalisation de l'avortement ?" Un autre, du Limousin, s'interroge pour sa part : "Le droit au suicide est un droit irréfragable de la liberté individuelle, mais certains malades ou personnes âgées sont dans l'incapacité physique de se donner la mort. Quelle est leur solution ?"
Un témoignage venu de Macau appelle enfin à envisager les conséquences dans plusieurs années d'un éventuel texte de loi. "Aujourd'hui, tout le monde est plein de compassion et voudrait que le gouvernement mette en place une loi pour le droit à mourir dignement. Qu'en sera-t-il dans 5, 10 ans ou plus? Où se situera la juste frontière/limite entre la réelle volonté du malade, et celle de l'entourage ? Je crois qu'il est nécessaire de créer davantage de centres d'accompagnement spécialisés qui pourraient abréger les souffrances en laissant le malade partir. Mais il me paraît très dangereux de légaliser".
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