L'hommage solennel et national au "der des der"

le 17 mars 2008 à 05h45 , mis à jour le 17 mars 2008 à 15h01

La cérémonie aux Invalides, en présence de Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac, doit être suivie notamment d'un discours du chef de l'Etat. En direct dès 15 h sur LCI.fr.

sarkozy chirac ponticelliJacques Chirac et Nicolas Sarkozy assistent à l'hommage à Lazare Ponticelli, dernier poilu décédé le 12 mars 2008 à 110 ans © TF1-LCI

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Sarkozy et Chirac côte à côte

 

poilu Lazare Ponticelli mort
Lazare Ponticelli

Porté par 11 légionnaires, le cercueil de Lazare Ponticelli a pénétré lundi à 11 heures en l'église Saint-Louis des Invalides à Paris pour les obsèques religieuses du dernier des poilus, décédé mercredi à  l'âge de 110 ans. Au même moment, une minute de silence était observée dans les  administrations alors que les drapeaux étaient mis en berne pour la journée sur les bâtiments publics. Cette messe a marqué le début de l'hommage solennel rendu ce lundi au dernier soldat de la Grande guerre et à ses 8,5 millions de camarades mobilisés, lors de deux cérémonies distinctes aux Invalides.

Nicolas Sarkozy, son prédécesseur, Jacques Chirac, et une grande partie du gouvernement ont Cérémonie d'hommage à Lazare Ponticelli aux Invalides le 17 mars 2008assisté à la messe. "La France aujourd'hui, et l'Italie avec nous, rendent hommage à tous les combattants de la Grande guerre, à l'occasion de l'entrée au Ciel du dernier d'entre eux", a déclaré dans son homélie Mgr Patrick Le Gal, évêque aux Armées. En début de cérémonie, le général Bruno Dary, gouverneur militaire de Paris, avait salué "la modestie du soldat" qui, comme tous ses compagnons d'armes, "n'a cherché qu'à simplement faire son devoir, rien que son devoir mais tout son devoir". "C'est grâce à vous, à tous les poilus que nous vivons aujourd'hui dans un pays libre. Merci", a dit Guillaume, un élève de cinquième, dans un poème lu en fin de cérémonie.

Nicolas Sarkozy était assis seul au premier rang, non loin du cercueil de l'ancien légionnaire d'origine italienne, enveloppé dans un drapeau français. Derrière lui, le Premier ministre, François Fillon, des membres du gouvernement et les présidents des deux assemblées, Christian Poncelet et Bernard Accoyer. L'ancien président Jacques Chirac a échangé quelques mots avec Nicolas Sarkozy avant et après la messe.

Une plaque en mémoire de tous les combattants
 
Le chef de l'Etat a quitté l'église main dans la main avec l'une des filles de Lazare Ponticelli en direction de la cour d'honneur de l'Hôtel des Invalides, où le dernier "poilu" a eu droit aux honneurs militaires. L'historien et académicien Max Gallo a prononcé l'éloge funèbre, rappelant dans ses grandes lignes la vie du "rital" disparu, de l'homme "modeste et fraternel" qui a témoigné toute sa vie des horreurs de la "Grande Guerre". A l'issue de la cérémonie et des honneurs militaires, le cercueil de Lazare Ponticelli devait quitter les Invalides pour rejoindre le caveau familial d'Ivry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, où il sera inhumé dans l'intimité, conformément à ses dernières volontés. 

A 15h30, une seconde cérémonie se déroulera, cette fois-ci dans la cour du Dôme de l'Hôtel national des Invalides. Nicolas Sarkozy se rendra d'abord sous le Dôme qui abrite le tombeau de Napoléon et celui du maréchal Ferdinand Foch, généralissime des armées alliées à la fin de la Grande guerre. Près du tombeau du maréchal de France, de Grande-Bretagne et de Pologne, le chef de l'Etat déposera une gerbe devant une plaque en hommage aux 8,5 millions de "poilus". Le chef de l'Etat prononcera ensuite une allocution à l'extérieur de l'édifice avant de quitter les Invalides. A 18 heures, la municipalité du Kremlin-Bicêtre, où vivait Lazare Ponticelli, lui rendra un dernier hommage ainsi qu'à tous ses camarades "morts pour la France", lors d'une cérémonie identique à celles auxquelles le dernier poilu tenait à participer chaque année le 11 Novembre. 
 
En 1914, Lazare Ponticelli avait triché sur son âge pour s'engager à 16 ans dans la Légion étrangère et défendre sa patrie d'adoption sur le front de l'Argonne, avant de combattre en Italie. Il s'était établi définitivement en France en 1921. Il demanda et obtint la nationalité française en 1939, lors du déclenchement du second conflit mondial, au cours duquel il sera actif dans la Résistance. Lazare Ponticelli avait longtemps refusé l'idée d'obsèques nationales, dans lesquelles il voyait une injure aux victimes de la "der des der" qui n'ont pas eu cet honneur. Il avait changé d'avis après le décès le 20 janvier de l'avant-dernier poilu français, Louis de Cazenave. Dans une interview au Parisien, il disait accepter des obsèques nationales "sans tapage, ni grand défilé (...) au nom de tous ceux qui sont morts" dans la Grande guerre mais à condition que ce soit "dans la dignité, sans tapage important ni grand défilé".

D'après agences

le 17 mars 2008 à 05:45
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9 Commentaires

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  • Gilles, le 17/03/2008 à 15h54

    Je voudrai répondre à PM, TBS qui doit faire parti des anti-Sarko primaires que cette cérémonie était dédiée à la mémoire du dernier "poilu" ceux de la première guerre de 1914 à 1918, et qu' à cette époque, il n'y avait ni Harkis ni pieds noirs dans l'armée Française. Quelques cours d'histoire ne feraient pas de mal quand-même !!

  • Clo, le 17/03/2008 à 14h23

    Un hommage simple et sobre pour tous ces poilus, comme le dernier des "der", Lazare Ponticelli.

  • LEROY JJ, le 17/03/2008 à 14h03

    MERCI Monsieur et à vos copains anonymes dans la souffrance. Nous vous devons d'être libres.

  • PM, le 17/03/2008 à 13h33

    Parmi les 8,5 millions de poilus, il y avait aussi des Pieds-Noirs et des Harkis. Qui s'en souvient??? La France, ou plutôt son président, ont la mémoire courte!!!

  • Jacqueline, le 17/03/2008 à 13h05

    Un hommage émouvant pour Mr Ponticelli et ses camarades de combat. Je regrette l'absence de Mr Giscard d'Estaing à cette cérémonie.

  • Daf, le 17/03/2008 à 12h56

    MES RESPECTS!!!!!!Un homme prêt,à donner sa vie pour remercier le pays qui lui avait donné à mangé, certain citoyens devraient prendre exemple dans ce pays.

  • ALZIEU ELOI, le 17/03/2008 à 12h43

    Je m'apelle Eloi Alzieu, 80 ans, du même nom que mon oncle Eloi Alzieu mort pour la France à Fivancourts (Meuse de 22.09.1914 et que l'on n'a jamais retrouvé. Il avait 22 ans. Je suis très ému par la disparition de ce dernier poilu qui me rappelle cet oncle que je n'ai pas connu.

  • Bz, le 17/03/2008 à 12h40

    On imagine mal par quoi ces hommes sont passés...

  • Rocher, le 17/03/2008 à 12h12

    Déni de mémoire : je suis choqué , écoeuré : je travaille dans une Bibliothèque Universitaire et personne ,je dis bien personne ,dans ma hiérarchie n'a voulu me croire quand je leur ai dit qu'il y avait une minute de silence à observer à 11H en hommage aux 8 millions et demi d'hommes morts pour notre liberté Il est vrai que ma parole n'est que celle d'un homme..., qui plus est que celle d' un simple petit agent , j'ai honte de faire partie de l'aministration française aujourd'hui

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