Nouveau test pour les lycéens

Par Anne-Louise SAUTREUIL, le 31 mars 2008 à 19h35 , mis à jour le 01 avril 2008 à 19h28

Après la faible mobilisation du 27 mars, les étudiants manifestent à nouveau mardi contre les suppressions de postes dans l'Education nationale.

Les lycéens manifestent à Nantes le 20 novembreLes lycéens manifestent à Nantes le 20 novembre © TF1/LCI

«Rendez nous nos profs». Les lycéens ont ressorti leurs banderoles mardi. A paris, il étaient au moins 8000 à manifester à 14h pour protester contre les 8830  suppressions de postes prévues dans l'Education nationale à la rentrée 2008. «Nos conditions d'études se dégradent de plus en plus. Dans certaines classes de l'Académie de Créteil, ils sont 42 élèves. Bientôt il nous faudra des amphithéâtres dans les lycées» raconte à LCI.fr Florian Lecoultre, président de L'UNL (Union nationale des lycéens).
 
Depuis la rentrée des vacances de février, des contestations isolées ont agité certains établissements de la région parisienne. La semaine dernière, le mouvement a tenté de s'unir et les syndicats lycéens appellent désormais à des journées d'action nationale.
 
Jeudi dernier entre 4000 et 6000 personnes avaient manifesté à Paris. Mais l'appel avait été beaucoup moins bien suivi en Province. «C'est normal. Le mouvement a bien pris à Paris, maintenant, il faut que ça prenne progressivement en Province. Et je pense que c'est très bien parti», explique à LCI.fr Alix Nicolet, présidente de la Fidl (Fédération indépendante et démocratique lycéenne).
 
"Aucun contact avec le ministère"
 
Pour le ministère de l'Education nationale, les suppressions de postes correspondent surtout à l'évolution démographique. Il y aurait moins d'élèves donc moins besoin d'enseignants. Xavier Darcos, le ministre de l'Education nationale a déclaré qu'il recevrait les représentants des lycéens à l'issue de la manifestation de mardi. Ce dont doute Florian Lecoultre : «Nous n'avons encore eu aucun contact avec le ministère. Il y a un énorme décalage entre ce que l'on demande au ministre et ce qu'il nous propose. Il dit qu'il ne va pas réduire les moyens, alors que nous on lui en demande plus».
 
Par ailleurs, les lycéens ont renforcé leur service d'ordre afin d'éviter les bousculades et les agressions qui avaient terni certaines  manifestations contre le CPE. «Nous avons essayé de sélectionner dans les établissements des personnes capables de calmer le jeu. On va faire en sorte qu'ils soient repérables avec par exemple des brassards ou des vêtements noirs» explique Alix Nicolet. 

"Halte au feu !"
 
La contestation des lycéens sera suivie par certains de leurs enseignants. Les trois syndicats d'enseignants du secondaire de la FSU ont appelé leurs troupes à "participer aux manifestations"  mardi aux côtés de leurs élèves. Selon les syndicats lycéens, le mouvement pourrait être reconduit dès jeudi s'ils n'obtiennent pas de réponse satisfaisante de la part du ministère.

Et la seule réponse qui leur soit faite pour l'instant risque de ne pas leur plaire. Dans un entretien à 20 minutes, Xavier Darcos a assuré qu'il ne reviendrait pas sur les suppressions de postes. "Elles ont été largement  discutées depuis août, et votées par le parlement en novembre. Même si je  voulais revenir en arrière, je ne peux pas", a déclaré le ministre de l'Education. "Ces défilés reviennent tous les ans ! il ne faut pas être dupe du  discours alarmiste et mensonger de certains syndicats. Et n'exagérons pas la  mobilisation des lycéens. Jeudi ils étaient 4.000 à défiler sur les 450.000  lycéens que compte l'Ile-de-France. Halte au feu !".

Par Anne-Louise SAUTREUIL le 31 mars 2008 à 19:35
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8 Commentaires

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  • Phil, le 01/04/2008 à 12h40

    Les étudiants comment à bouger !! hum ça veut être le déclencheur d'un mai 68 histoire de fêter les 40 ans !! et oui déja

  • LEROY JJ, le 01/04/2008 à 12h03

    Par qui sont-ils manipulés?

  • MICHEL, le 01/04/2008 à 09h05

    Ras le bol des syndicats et des gauchistes de tout bord qui ne cessent de manipuler les jeunes pour garder leur cul assis sur leur multiples privilèges. Moins d'éléves mais toujours plus de profs.... j'espère qu'un jour tous ces jeunes comprendront que la fonction publique est la gangrène qui fait crever la société française. Quant on voit le niveau des profs il ne faut pas s'étonner du niveau des éléves......PAUVRE FRANCE

  • Rzq, le 01/04/2008 à 08h35

    Quand a savoir qui manipule qui c'est a dire les prof les lycéens ou les syndicat pro-fonctionnaires En tout etat de cause c'est une bonne affaire pour les profs . Comment se faire entendre sans être mis directement en cause C'est un peu l'histoire du faux coupable dans un romant d'Agatha Christie assez minable En tout etat de cause que les jeunes soient dans la rrue pour defendre les intêrets des professeurs et de la fonction publique est une honte nationnale .

  • Ju, le 01/04/2008 à 08h25

    Les profs ? que l'ont voit faire grève Tous les ans ? Avec + de 10 semaines de vacances par an ? et 25 heures de présence par semaine ? Que ces gréviste fassent le travail des 'petits gens' on verrait leurs réactions, et ils se rendraient compte qu'ils peuvent bien faire 5 heures sup/semaine. Merci de me publier un jour LCI (la censure ça vous connait bien)

  • Pietro, le 01/04/2008 à 07h44

    Il serait intéressant de connaitre le milieu social des meneurs. Quand j'étais au bahut, avec un père ouvrier dans une petite entreprise et de faibles moyens, je pensais plus à bosser qu'à aller faire le guignol dans la rue...

  • Jean Bonnot, le 01/04/2008 à 07h38

    S'ils veulent pouvoir payer les profs de leurs enfants, les lycéens feraient bien de se mettre au boulot. Dans 20 ou 30 ans, les travailleurs ou rentiers que nous sommes ne paieront plus d'impôts pour financer une fonction publique pléthorique.

  • Jules, le 01/04/2008 à 07h13

    Complètement à côté de la plaque. Ils ne se rendent pas compte que c'est leur avenir qu'on essaye de sauver. S'ils veulent travailler jusqu'à 70 ans, ils n'ont qu'à continuer.

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