© AFPAlors que les causes de la mort de Chantal Sébire n'ont toujours pas été éclaircies, l'avocat de la patiente, Me Gilles Antonowicz, a affirmé vendredi sur BFM TV que le procureur de la République de Dijon, Jean-Pierre Alacchi, était opposé à une autopsie. Et si elle a bien été pratiquée, c'est, selon l'avocat, à la demande du ministère de la Justice. "D'après les informations que j'ai, qui sont des informations fiables, le procureur de Dijon en fait ne souhaitait pas faire une autopsie et il a reçu des instructions extrêmement fermes de la chancellerie, de Paris, lui ordonnant de faire cette autopsie", a déclaré Me Antonowicz.
Interrogée sur ces déclarations, le porte-parole de la chancellerie a "démenti" qu'une quelconque "instruction de la Chancellerie" ait été donnée. "Le procureur de Dijon, a-t-il poursuivi, a été confronté à un obstable médicolégal du médecin empêchant l'inhumation" de Chantal Sébire. "Cela l'a conduit à procéder à tous les examens nécessaires dont l'autopsie pour déterminer les causes de la mort", comme c'est le cas lorsque le médecin refuse de délivrer le permis d'inhumer.
Que diront les analyses toxicologiques ?
Concernant l'attitude de la famille de Chantal Sébire vis-à-vis de cette autopsie - une procédure que Me Antonowicz avait qualifiée de "honteuse" et à laquelle, selon lui, les proches de la disparue étaient hostiles - le procureur de la République de Dijon a assuré vendredi que les personnes qu'il avait rencontrées ne lui avaient nullement signifié leur opposition. "J'ai reçu (...) la fille de Mme Sébire, Mlle Letellier (...) le 20 mars pour l'informer de ma décision de prescrire une autopsie et une analyse toxicologique (...). A aucun moment, Mlle Letellier n'a exprimé son opposition à de tels actes; elle n'a pas non plus indiqué que sa famille y était opposée", a déclaré le procureur dans un communiqué. Il a précisé avoir reçu une deuxième fois la fille de Mme Sébire vendredi "pour lui donner la primeur des premiers résultats".
Mais l'autopsie elle-même, si elle a semblé écarter l'hypothèse d'une mort naturelle, n'a toujours pas permis de déterminer les causes du décès de Chantal Sébire. De nouvelles analyses sont donc nécessaires. Il s'agit d'analyses toxicologiques, pratiquées sur les substances retrouvées dans le corps de la patiente - des substances "assez nombreuses" selon le procureur. Il est vrai que l'état de santé de Chantal Sébire l'obligeait à prendre de nombreux médicaments. Les résultats de ces analyses complémentaires, seules capables de confirmer ou d'infirmer les hypothèses de mort naturelle, de suicide ou de mort assistée, ne devraient pas être connus avant "un certain nombre de jours, voire de semaines", selon le procureur.
D'après agence
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